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Le témoignage bouleversant de l'humoriste Ahmed Sylla qui racontait, hier soir, comment sa maman et le meurtre de son meilleur ami l'ont empêché de basculer dans la violence - Vidéo

L'humoriste Ahmed Sylla était invité de "Quelle époque", hier soir sur France 2 et il a expliqué avec beaucoup de franchise et d'émotion, comment il avait grandi à Nantes dans un quartier difficile et comment l'amour de sa maman et le meurtre de son meilleur ami l'avaient empêché de basculer dans le côté obscure de la violence et la drogue : 

"Je n'ai pas basculé de ce côté là car j'ai eu une famille aimante et puis surtout… Une maman quand même ! Une maman, vraiment, qui m'a dit, écoute, si tu ne veux pas finir,  soit six pieds sous terre ou en prison, t'arrêtes.

Donc, avec la force de mon grand frère aussi, j'ai compris que ça ne servait à rien. Mais tout seul déjà, j'ai fait l'exercice mental de me dire que ça ne servait à rien,  que les grands qui étaient là-dedans, ils n'avaient pas un avenir radieux. 

Et surtout, ça m'a vachement marqué la perte de mon ami."

Cet ami, c’est Toko Botowamungu, qui le 4 septembre 2008, tombait sous les balles dans ce quartier sur fond de trafic de drogue. Il avait seulement 21 ans. La victime et les tireurs, deux frères du quartier, se connaissaient…

Une mort que Ahmed Sylla avait déjà eu l'occasion de raconter : 

"C’est une mort très violente tu vois, on n’avait jamais vécu ça. D’accord, dans le quartier il y avait de la drogue, il y a du chômage, et cetera. Mais on n’a jamais vécu un truc aussi fort et je me souviendrai toujours de ça. Je suis en train de faire mes courses, on m’appelle et on me dit : « Ouais gros, il s’est passé une dinguerie, Toko il est mort ! »

« Comment ça ? Moi j’avais jamais entendu ça, le mot « mort ». « Toko il est mort », ils répètent. Je prends ma voiture, je laisse les courses à la caisse. J’arrive et je vois mon pote à terre, il est criblé de balles. Et il s’était fait tuer par des gens avec qui on avait grandi... »

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