isabelle balkany Le parquet d’Evreux a fait appel des mesures de libération conditionnelle accordées à l’ex-maire de Levallois-Perret, Patrick Balkany, pour les 18 mois de prison qu’il lui reste à purger après sa condamnation en 2023 pour plusieurs délits financiers, a indiqué le procureur d’Evreux à l’AFP. Le tribunal d'application des peines d'Evreux avait accordé lundi à l'ex-maire de Levallois-Perret, Patrick Balkany, la libération conditionnelle pour les 18 mois de prison restant à purger après sa condamnation en 2023 pour plusieurs délits financiers, a appris mardi l'AFP de source proche du dossier.
«Cet appel est notamment motivé par le fait que M. Balkany se voit accorder par le jugement la possibilité de continuer à résider à Giverny», alors que l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (Agrasc) lui a ordonné de quitter son moulin de Giverny il y a quelques mois, explique M. Coutin. Le tribunal d’Évreux a néanmoins décidé d’allonger la durée de probation d’un an, soit jusqu’au 12 juillet 2028, «compte tenu de l’importance des sommes dues» et pour s’assurer de leur remboursement, comme demandé par le ministère public. Et dans le cadre de cette libération conditionnelle, Patrick Balkany devra notamment «justifier de l’acquittement des sommes dues au Trésor public à la suite de sa condamnation et justifier du paiement régulier des impôts», ajoute le procureur d’Evreux.
Âgé de 77 ans, l'ancien député LR des Hauts-de-Seine avait été condamné en 2023 à quatre ans et demi de prison pour avoir dissimulé avec son épouse, Isabelle Balkany, quelque 13 millions d'euros d'avoirs au fisc de 2007 à 2014. Également reconnu coupable de déclaration incomplète ou mensongère de sa situation patrimoniale et prise illégale d'intérêts, il avait en outre été condamné à une amende de 100.000 euros et déclaré inéligible pendant 10 ans.
De cette condamnation, entièrement confondue avec une autre de mars 2020 à quatre ans de prison dont un de sursis, il ne restait que 18 mois à purger après plusieurs périodes d'incarcération, de détention sous bracelet électronique et de liberté conditionnelle. «Cette décision marque la fin d'une décennie de calvaire judiciaire pour Patrick Balkany», a réagi auprès de l'AFP son avocat, Robin Binsard.
Lors de l'audience, selon la source proche du dossier, le parquet avait requis que Patrick Balkany soit placé sous bracelet électronique à domicile pendant huit mois, préalablement à dix mois de libération conditionnelle. Ces réquisitions tenaient notamment compte «des antécédents de M. Balkany». Le tribunal a lui jugé que cette libération conditionnelle pouvait lui être accordée dès à présent en raison des motifs précédemment invoqués dans une décision en 2022.
Ces motifs sont «d'autant plus caractérisés aujourd'hui notamment s'agissant de son âge, de son état de santé et du faible risque de récidive, du respect de la mesure par l'intéressé (et) de l'effort financier» fourni, détaille encore la décision, selon la même source.
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