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La Haute autorité de santé (HAS) ne pourra pas évaluer dans les délais voulus l'intérêt thérapeutique du cannabis médical, étape clé vers une possible généralisation

La Haute autorité de santé (HAS) ne pourra pas évaluer dans les délais voulus l'intérêt thérapeutique du cannabis médical, étape clé vers une possible généralisation, ont annoncé les industriels du secteur, alors que le dossier a déjà connu de multiples contretemps.

La HAS "se voit contrainte de reporter ses séances de travail", a-t-elle prévenu dans un courrier, relayé par l'Union des industriels pour la valorisation des extraits de chanvre (Uivec), le lobby du secteur. La HAS a confirmé la teneur du courrier à l'AFP.

La généralisation de l'usage médical du cannabis, contre la douleur et l'anxiété, fait l'objet d'un grand flou, sur fond de multiples reports. La légalisation de ces traitements est, en principe, assurée depuis que le gouvernement a validé des dispositions en ce sens à la suite d'une expérimentation menée depuis 2021.

Mais leur prise en charge par l'Assurance maladie n'est pas assurée, alors que les bénéfices réels de ces traitements font encore l'objet de controverses médicales. C'est sur ce remboursement potentiel que la HAS doit se prononcer.

L'autorité devait tenir ses deux premières séances de travail fin janvier et début février, en auditionnant notamment l'agence du médicament (ANSM), qui a mené l'expérimentation, et des experts indépendants.

Mais elle ne sera pas en mesure de le faire, a-t-elle expliqué, car le gouvernement n'a pas encore publié le décret nécessaire pour fixer les critères de cette évaluation.

"La HAS poursuit toutefois toujours l'instruction de ces travaux avec notamment la mise à jour de la littérature scientifique sur ces médicaments dans les indications concernées", assure-t-elle.

Ces traitements sont, pour l'heure, remboursés aux patients qui participaient à l'expérimentation mais selon un régime dérogatoire qui doit s'achever au 31 mars 2026.

Le gouvernement "doit garantir qu'aucun patient déjà traité ne subira de rupture de couverture ou de continuité de traitement du fait de retards administratifs", demande le président de l'Uivec, Ludovic Rachou, cité dans le communiqué.

Interrogé par l'AFP sur la date prévue pour la publication du décret nécessaire, le ministère de la Santé n'a pas répondu dans l'immédiat.

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Vos réactions

Portrait de Touché01
27/décembre/2025 - 11h33

Il faudrait choisir : combattre la drogue (le narcotrafic, les bombonnes de gaz hilarant, fermer les salles de shoot ...) ou l'autoriser. 

 

Portrait de Ourourboris
27/décembre/2025 - 10h54

Le résultat, d'une prohibition qui ne marche pas et n'a jamais marché, les malades vont chez les dealers