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"Sales connes" - Brigitte Macron s'exprime pour la première fois sur ses propos en coulisses du spectacle de Ary Abittan : "Jai le droit de parler et de penser. Je suis désolée si ces paroles ont blessé des femmes victimes" - Vidéo

(La vidéo est à voir en bas de page dans le tweet de Brut) Brigitte Macron est revenue pour la première fois, hier soir,, dans un entretien avec le média Brut, sur la polémique née des insultes qu’elle avait proférées contre des militantes féministes qualifiées de « sales connes » en coulisses dans la loge de l'humoriste Ary Abittan.

« Je suis désolée si j’ai blessé les femmes victimes, c’est à elles et à elles seules que je pense », a déclaré Brigitte Macron, avant d’ajouter que ses propos étaient privés, et destinés à « quatre personnes ».

Interrogée pour savoir si elle regrettait ces paroles tenues en marge d’un spectacle de l’humoriste Ary Abittan, elle a répondu :

« Je ne peux pas regretter de parler. Je suis effectivement l’épouse du président de la République, mais je suis avant tout moi-même. Et donc, quand je suis dans le privé, je peux me lâcher de manière qui n’est absolument pas adéquate. »

L’épouse d’Emmanuel Macron avait tenu ces propos début décembre en évoquant des militantes féministes qui avaient interrompu un spectacle d’Ary Abittan, accusé de viol mais ayant bénéficié d’un non-lieu de la justice.

Les mots de Brigitte Macron avaient été captés sur une vidéo publiée par le site de l’hebdomadaire Public.

En coulisse avec l’artiste, Brigitte Macron dit avoir voulu répondre à « la peur » de Ary Abittan au lendemain de ces incidents qui avaient perturbé son spectacle.

« J’avais besoin de rassurer. Je voulais rassurer, certainement maladroitement, mais je n’avais pas d’autres mots à ma disposition à ce moment-là », a encore expliqué la première dame, faisant valoir son « droit de parler » et son « droit de penser ». Elle a précisé qu’elle ignorait que ces échanges étaient filmés.

Quatre militantes du collectif féministe #NousToutes, portant des masques à l’effigie d’Ary Abittan avec la mention « violeur », avaient interrompu son spectacle le 6 décembre dans la salle parisienne des Folies Bergère, scandant « Abittan violeur ».

Brigitte Macron justifie sa démarche par une volonté de «rassurer», peut-être «maladroitement», Ary Abittan, gagné par la «peur» après les perturbations survenues la veille. Mais, elle se dit «désolée» si ses paroles ont «blessé des femmes victimes». «Ce sont elles, et elles seules, à qui je pense», confie-t-elle, en réponse implicite aux nombreuses actrices ayant utilisé le hashtag #jesuisunesaleconne sur les réseaux sociaux, en signe de solidarité avec les associations féministes et les victimes de violences sexuelles. 

«Je suis là pour elles (les victimes). Je l’ai toujours été depuis le début, assez discrètement, parce que je ne communique pas sur ce que je fais», conclut la première dame, soulignant venir «toujours» en «aide» sur cette question compte tenu de son caractère «prioritaire».

 

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Vos réactions

Portrait de MICMAH458
16/décembre/2025 - 14h41
Victor le victorieux a écrit :

En effet. ça la rend spontanée et cool.

Peut-être pour la première fois depuis qu'elle est première Dame d'ailleurs.

Etre vulgaire et grossier n'a jamais rendu qui que ce soit sympathique.  Et deuxièmement, elle n'est pas première dame, c'est juste la femme, ou la compagne, ou la maîtresse, c'est selon, du président.  smiley

Portrait de Çabaigne
16/décembre/2025 - 13h45
Victor le victorieux a écrit :

En effet. ça la rend spontanée et cool.

Peut-être pour la première fois depuis qu'elle est première Dame d'ailleurs.

La prochaine fois, elle fera un fuck pour rajouter encore un peu de coolitude.

Portrait de Victor le victorieux
16/décembre/2025 - 12h00
Groscrat a écrit :

Au contraire elle gagne des points et ça la rend sympathique.

En effet. ça la rend spontanée et cool.

Peut-être pour la première fois depuis qu'elle est première Dame d'ailleurs.

Portrait de Groscrat
16/décembre/2025 - 10h08
Çabaigne a écrit :

Quand on traite des personnes de sales connes, c’est aussi parce qu’on est une personne grossière complètement en décalage avec ce qu’on est en droit d’attendre d’une première dame. Brigitte a le droit de parler et de penser et nous avons le droit de dire et de penser le tort irréparable que ce couple maudit à infligé à la France.

Au contraire elle gagne des points et ça la rend sympathique.

Portrait de onluidira
16/décembre/2025 - 09h35

Aussi revoir la perruque, c'est un désastre, comme le reste !

Portrait de ResterVivant
16/décembre/2025 - 09h23 - depuis l'application mobile
Ongle incarné a écrit :

Elle a raison, d'autant plus qu'elle n'a pas dit ça dans un contexte officiel. Et puis quand on s'attaque à Ary Abittan alors qu'il y a eu un non lieu et qu'on ne s'attaque ni au voile, ni aux crimes d'honneur, ni aux racailles violeurs, ni aux OQTF agresseurs ni même aux frotteurs du métro, ni à Tarik Ramadan... c'est qu'on est bel et bien une "sale conne", mais surement pas une féministe.

Elle doit être drôlement intime avec Abittan pour tenir de tels propos dans sa loge..
Elle est la femme du président et MÊME si elle est dans un domaine privé, ces propos insultants sont plus que déplacés dans sa bouche..
Elle a un statut et ces grossièretés, n’ont pas leurs places. Il y a tout de même un peu de monde autour d’elle ! C’est bas… très bas..

Portrait de Ongle incarné
16/décembre/2025 - 08h26

Elle a raison, d'autant plus qu'elle n'a pas dit ça dans un contexte officiel. Et puis quand on s'attaque à Ary Abittan alors qu'il y a eu un non lieu et qu'on ne s'attaque ni au voile, ni aux crimes d'honneur, ni aux racailles violeurs, ni aux OQTF agresseurs ni même aux frotteurs du métro, ni à Tarik Ramadan... c'est qu'on est bel et bien une "sale conne", mais surement pas une féministe.

Portrait de stylo07
17/décembre/2025 - 07h43

Tout à fait on a bien compris ce qu'elle pensait sur les femmes violées 

Portrait de Çabaigne
16/décembre/2025 - 07h30

Quand on traite des personnes de sales connes, c’est aussi parce qu’on est une personne grossière complètement en décalage avec ce qu’on est en droit d’attendre d’une première dame. Brigitte a le droit de parler et de penser et nous avons le droit de dire et de penser le tort irréparable que ce couple maudit à infligé à la France.