dermatose nodulaire 19h18: Des agriculteurs, au volant de 80 tracteurs, ont bloqué vendredi l’autoroute A64 Toulouse-Bayonne et y installaient un campement pour passer la nuit, près de la ville de Carbonne (Haute-Garonne), a constaté un journaliste de l’AFP. «Ce soir on sera là, demain matin on sera là», a déclaré à l’AFP Jerôme Bayle, figure régionale de la mobilisation agricole, tandis que les manifestants plaçaient des bottes de paille, installaient une tonnelle et un groupe électrogène sur la chaussée de l’autoroute qu’ils avaient déjà bloquée une dizaine de jours en 2024.
15h47: La Confédération paysanne appelle à « des blocages partout en France » pour protester contre la méthode déployée par le gouvernement face à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), ce dernier considérant « l’abattage » des bovins atteints par la maladie comme « la seule solution ».
« La gestion sanitaire choisie par le gouvernement et les dirigeants de la FNSEA est plus effrayante que la maladie elle-même. Vu le développement de la maladie et l’ampleur des mobilisations, il n’y aura pas d’autre issue » que « l’arrêt de l’abattage total », affirme le troisième syndicat agricole français dans son communiqué, appelant donc « à se mobiliser et à organiser des blocages partout en France pour en finir avec cette folie ».
La dermatose nodulaire contagieuse (DNC), non transmissible à l’humain, est apparue en France en juin, en Savoie.
La stratégie mise en place depuis lors implique l’abattage de toutes les bêtes des foyers affectés, des restrictions de mouvements des troupeaux et une « vaccination d’urgence » de tous les bovins sur 50 km à la ronde. Cette stratégie est critiquée par des éleveurs et plusieurs syndicats, qui la jugent inefficace et appellent à une plus large vaccination.
Depuis, malgré ce dispositif, un autre cas de DNC a été détecté en Ariège. Le lendemain, un autre l’a été dans les Hautes-Pyrénées. Ce sont les premiers recensés dans ces départements depuis la détection du premier foyer en Savoie fin juin.
Ces cas sont apparus loin de la zone réglementée jusqu’ici, « preuve » selon la Confédération paysanne de « l’inefficacité de cette politique sanitaire basée sur l’abattage total et une vaccination restreinte », se désole le syndicat dans son communiqué.
« Le bras de fer avec la Ministre de l’agriculture a bien été lancé et va s’intensifier dans les prochains jours avec les prochaines mobilisations et les blocages qui s’intensifient », prévient la Confédération paysanne.
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#DNC : la Confédération paysanne appelle à des blocages partout ! Paysan·nes, agriculteur·rices, syndiqués, pas syndiqués, retraité·es, citoyen·nes... Agriculture et alimentation sont l'affaire de tous et toutes. Cette politique sanitaire mortifère doit cesser !@afpfr pic.twitter.com/2NAfgIxJs1
— Conf' Paysanne (@ConfPaysanne) December 12, 2025
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14h46: Le point sur ce que l'on sait
Face à la dermatose des bovins, « pour sauver toute la filière, l’abattage est la seule solution », a déclaré vendredi la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, qui a aussi élargi la zone de vaccination des animaux autour de deux foyers récents dans le Sud-Ouest.
« Le protocole actuel fonctionne », a-t-elle assuré dans une interview au Parisien. Quant à une vaccination générale, elle s’est dite « ouverte au dialogue, c’est une question à l’étude. On va commencer par étendre la zone vaccinale, autour des foyers de contamination ».
Selon elle, « nous sommes aujourd’hui engagés dans une véritable course contre la montre contre le virus. Deux nouveaux foyers, éloignés des précédents, montrent qu’il circule. Le risque, c’est le débordement », a-t-elle souligné dans un message posté sur X.
« C’est pourquoi, j’ai décidé la mise en place d’une zone vaccinale élargie, avec vaccination obligatoire de tous les bovins, intégralement prise en charge par l’État, et des mouvements strictement encadrés », a-t-elle ajouté.
« Dans ce cadre, le dépeuplement est un arrachement, pour les éleveurs comme pour moi, autant qu’il est un dernier recours », a-t-elle encore dit, appelant à « la discipline collective. Le respect scrupuleux des règles mises en place reste notre meilleure chance d’éviter ces drames humains ».
Plus tôt dans la journée, le ministre du Commerce Serge Papin avait appelé à vacciner les bovins pour empêcher la propagation des cas, dans un contexte de mobilisation d’agriculteurs qui s’opposent à l’euthanasie de bovins ordonnée par le gouvernement. « La solution, c’est le vaccin », a-t-il affirmé, « pour éviter la propagation et contrôler cette dermatose qui est un vrai fléau ».
La dermatose nodulaire contagieuse (DNC), non transmissible à l’humain, est apparue en France en juin, en Savoie.
La stratégie mise en place depuis implique l’abattage de toutes les bêtes des foyers affectés, des restrictions de mouvements des troupeaux et une « vaccination d’urgence » de tous les bovins sur 50 km à la ronde. Cette stratégie est critiquée par des éleveurs et plusieurs syndicats, qui la jugent inefficace et appellent à une plus large vaccination.
13h28: Interrogée dans Le Parisien, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard s’est exprimée sur la situation. "Je comprends leur déchirement car il y a un lien intime entre les éleveurs et leurs bêtes. C’est une épreuve terrible, je le sais et je le partage. Mais je n’ai pas le droit d’en rester à l’émotion", explique-t-elle.
"L’abattage est la seule solution. La dermatose nodulaire contagieuse (DNC) est une maladie très douloureuse pour les animaux. Elle est mortelle dans 10 à 15 % des cas et surtout horriblement contagieuse. Un seul animal touché peut infecter tout le troupeau et ceux aux alentours", poursuit la ministre.
10h53: L’abattage du troupeau de 200 vaches a débuté vendredi matin dans l’élevage d’Ariège où un cas de dermatose bovine a été détecté, a constaté un journaliste de l’AFP.
Après deux jours d’une mobilisation agricole visant à éviter l’euthanasie du bétail, les services vétérinaires ont pu se rendre dans l’étable, escortés par la gendarmerie, qui a délogé jeudi soir par la force quelques centaines de manifestants.
Aux alentours de 10h30, les premières vaches abattues ont commencé à être chargées par un engin dans un des camions benne, a constaté le journaliste de l’AFP.
10h20: Des vétérinaires sont arrivés dans la ferme ariégeoise, rapporte La Dépêche. L’abattage du troupeau est imminent
10h02: Le point sur ce que l'on sait
Les forces de l’ordre ont pris dans la soirée de jeudi le contrôle d’une ferme ariégeoise où se trouvaient plusieurs dizaines d’opposants à l’abattage d’un troupeau de vaches, en raison d’un cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC), a constaté un journaliste vidéo de l’AFP.
Faisant usage de gaz lacrymogène, les gendarmes mobiles ont investi peu avant 23h00 l’élevage situé dans le village des Bordes-sur-Arize, éloignant les manifestants alors que des affrontements ont ponctué la soirée, les grenades lacrymogènes répondant à des jets de projectiles dans un paysage nocturne éclairé par des feux de bottes de foin ou de palettes.
« L’action conjointe des forces de sécurité intérieure a permis de sécuriser l’exploitation agricole. La situation est désormais sous contrôle », a indiqué la préfecture de l’Ariège, peu avant 00h00.
Depuis mercredi matin et l’annonce du cas de DNC, les agriculteurs s’étaient rassemblés sur le site pour bloquer l’accès aux services vétérinaires, chargés d’euthanasier 207 blondes d’Aquitaine.
Au plus fort de la mobilisation, ils ont été plusieurs centaines d’agriculteurs, notamment de la Coordination rurale (CR), de la Confédération paysanne ou de simples sympathisants à protester dans le calme.
Le préfet de l’Ariège a assuré jeudi en début de soirée que les deux frères propriétaires du troupeau lui avaient donné leur accord pour l’abattage, conformément au protocole sanitaire de lutte contre la DNC.
Cette affirmation a été démentie par Pierre-Guillaume Mercadal, dirigeant de la CR du Tarn-et-Garonne, venu sur place. « Ils sont deux frères, un a cédé, l’autre non. Ils sont en train de déchirer cette famille, en plus de l’accabler du deuil de leurs vaches », a-t-il répondu au préfet.
08h44: Cette nuit, des agriculteurs ont déversé de nombreux déchets devant des bâtiments administratifs à Agen (Lot-et-Garonne), où les syndicats Coordination rurale et Confédération paysanne ont appelé à manifester. Le préfet a annoncé le report d'une réunion qui devait se tenir ce matin avec les différents acteurs du monde agricole dans le Lot-et-Garonne, pour "entendre les préoccupations" de la profession et "partager les outils mobilisés pour répondre à ses difficultés".
08h17: Le Ministre de l'Intérieur annonce sur RTL que plus de 500 personnes ont manifesté et les forces de l'ordre ont procédé à 4 interpellations
#Ariège : "Nous comprenons parfaitement la détresse des agriculteurs mais on ne peut pas tolérer des violences et des dégradations"@NunezLaurent dans #RTLMatin avec @ThomasSotto pic.twitter.com/ClWIpFw0ZX
— RTL France (@RTLFrance) December 12, 2025
06h11: Les forces de l'ordre ont pris jeudi soir le contrôle de cette ferme ariégeoise occupée depuis la veille par des opposants, selon un journaliste vidéo de l'AFP. Alors que depuis le début de la soirée, des tirs de grenades lacrymogènes des gendarmes répondaient à des jets de projectiles divers de la part des manifestants, les forces de l'ordre ont investi peu avant 23H00 cet élevage situé dans le village des Bordes-sur-Arize, pour en prendre le contrôle.
Notre intention est d'empêcher l'abattage", avait déclaré dans la matinée Jérôme Bayle, figure régionale du mouvement de protestation agricole, assurant que les deux frères propriétaires du troupeau "sont totalement opposés à l'abattage total". "C'est vraiment une place de résistance et j'espère qu'elle va tenir le plus longtemps possible", a pour sa part assuré Bertrand Venteau, président de la Coordination rurale (CR).
Les affrontements sont toujours en cours en Ariège entre agriculteurs et forces de l’ordre à plus de 22h30 aux Bordes-sur-Arize.
— CLPRESS / Agence de presse (@CLPRESSFR) December 11, 2025
Les accès à la ferme où un troupeau doit être abattu après un cas de dermatose nodulaire contagieuse sont toujours bloqués. pic.twitter.com/lJej6nJIaJ
CE SOIR LA FRANCE ENTRE EN GUERE !
— Résistance Paysanne (@ResistPaysans) December 12, 2025
L’État vient de déclarer la guerre au peuple français et agricole depuis l’Ariège. Demain, dans tout le pays, tout flambera de partout à cause d’Emmanuel Macron et d’Annie Genevard qui ont envoyé gendarmes mobiles et CRS pour nous attaquer. pic.twitter.com/gmseXU4Fak
00h53: Le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, a publié une vidéo sur les réseaux sociaux, lors de laquelle il appelle au calme. «La peur qui gagne l’ensemble de l’élevage français est légitime», indique-t-il en préambule, avant de souligner que «dans ces moments de grande tension, l’émotion l’emporte parfois sur la raison».
«Quelle est notre boussole? (...) C’est celle du sanitaire, appuyée sur l’expertise scientifique, et j’ai interrogé aujourd’hui la direction générale de l’alimentation qui m’a confirmé que la seule solution à court terme était celle de l’abattage totale», a-t-il ajouté.
ADRESSE AU RÉSEAU
— La FNSEA (@FNSEA) December 11, 2025
Prise de parole d’@rousseautrocy, Président de la FNSEA, sur la dermatose nodulaire (DNC).
Une situation grave qui appelle à la vigilance, à la solidarité et à l’action collective.
Nous serons toujours aux côtés des éleveurs. pic.twitter.com/FJxpt0Twxo
00h00 : Le point sur la situation : Avec des dizaines de tracteurs, des troncs d’arbres, environ 300 agriculteurs obstruent les routes menant aux abords d’une ferme située dans le village des Bordes-sur-Arize, en Ariège. De l’autre côté, les gendarmes ont lancé jeudi après-midi une opération visant à les déloger. Près de 300 d’agents (police nationale, gendarmerie, et sapeurs-pompiers) ont été mobilisés tout au long de la journée, a fait savoir la préfecture de l’Ariège.
Ces agriculteurs, notamment de la Coordination rurale mais aussi de la Confédération paysanne, s’opposent à l’abattage de 207 bovins, après la découverte mardi d’un cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) dans cet élevage — une euthanasie prévue dans le protocole de lutte contre la DNC.
Depuis le début de la soirée, à l’arrivée des forces de l’ordre près de la ferme, des journalistes de l’AFP ont assisté à des tirs de grenades lacrymogènes et assourdissantes par les gendarmes et à des jets de pierres de la part des protestataires.
Vers 22h30, les forces de l’ordre étaient en train d’investir la ferme, tandis que l’essentiel des manifestants, repoussés par les gaz lacrymogènes, s’éloignait, a constaté un journaliste vidéo de l’AFP.
ALERTE
— Jon De Lorraine (@jon_delorraine) December 11, 2025
LES AGRICULTEURS REÇOIVENT DU GAZ PROJETÉ PAR L'HÉLICOPTÈRE SUR PLACE
C'EST DÉLIRE. ILS ONT MIS AUTANT DE MOYEN AVEC LE NARCOTRAFIC ?pic.twitter.com/3MZ1j5HDel
Vos réactions
affrontements de la nuit entre plusieurs centaines d'agriculteurs et les forces de l'ordre
Des agriculteurs vraiment ?
Je crois plutôt qu'il y a toutes les chances que ce soit surtout les mêmes zadistes casseurs d'ultra gauche qu à St Soline avec seulement quelques vrais éleveurs effrayés pour leurs animaux ici et là
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