Rima Hassan 18h39: La co-rapporteure Violette Spillebout défend la commission d'enquête qui "n'est pas à charge" "On peut avoir des divergences mais je me permets de vous dire que cette commission d'enquête n'est pas à charge. Je ne souhaite pas qu'on mette en cause le travail de la commission d'enquête", répond la co-rapporteure Violette Spillebout (Renaissance) à François Bayrou. "Nous avons auditionné 140 personnes en tout et nous avons récolté de nombreux documents", rappelle encore la députée.
18h07 : "Je maintiens l'affirmation qui est la mienne. Je n'ai pas d'autres informations comme ministre de l'Éducation nationale (...) et je n'ai bénéficié d'aucune information privilégiée", a répondu le Premier ministre lors d'un échange tendu avec le co-rapporteur de la commission d'enquête, le député Paul Vannier (La France insoumise), qu'il a notamment accusé de "déformer la réalité".
Cette audition a également été marquée par l'agacement de François Bayrou lorsque le député Paul Vannier a cité à de nombreuses reprises des révélations de Mediapart sur l’affaire Bétharram. «Je ne lis pas Mediapart par hygiène personnelle», a lancé le premier ministre en guise de réponse.
François @bayrou affirme n'avoir pas vu les articles de presse qui, en 1993, évoquaient la condamnation d'un surveillant qui avait porté un coup sur la tête d'un élève : "J'ai le droit de ne pas lire la presse."#DirectAN #Bétharram pic.twitter.com/5ODqjp0YjF
— LCP (@LCP) May 14, 2025
17h02: L'audition de François Bayrou démarre.
"Le premier mot qui me vient quand je pense à cette audition, c'est 'enfin'", entame François Bayrou devant la commission d'enquête. "Cette audition est très importante pour les filles et les garçons qui ont été victimes de violences sexuelles, depuis des décennies, à Bétharram ou ailleurs".
La députée Fatiha Keloua-Hachi demande au Premier ministre s'il a été membre des organes de direction de Bétharram, notamment celui du conseil d'administration. Sa réponse est à la négative : "Non. (...) Je n'ai pas souvenir d'être entré dans l'établissement scolaire comme parent d'élève. J'y suis entré, paraît-il, pour inaugurer un gymnase et parce qu'il y a eu une inondation dans les années 90. Peut-être que la mémoire me trahit-elle mais je ne pense pas", avance François Bayrou.
François Bayrou maintient, sous serment devant la commission d'enquête de l'Assemblée nationale, n'avoir "pas eu d'autre information" que "par la presse", lorsqu'il était ministre de l'Éducation nationale (1993-1997), des faits survenus à l'établissement Notre-Dame-de-Bétharram.
Bétharram : "Madame Gullung ne peut pas connaître Carricart, parti à Rome depuis des années au moment où elle est recrutée", insiste François @bayrou. Il accuse l'enseignante d'avoir "affabulé devant la commission" d'enquête, "sous serment".#DirectAN #Bétharram pic.twitter.com/ZDgaB0bz1g
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10h41: Accusé de mensonges, François Bayrou s’explique mercredi devant une commission d’enquête de l’Assemblée sur ce qu’il savait et son éventuel rôle auprès de la justice dans l’affaire des violences physiques et sexuelles au collège-lycée Notre-Dame de Bétharram.
L’audition, qui démarre à 17H00, « va me permettre d’apporter un certain nombre d’éléments dans des campagnes (...) dont le seul but est la destruction. Pas la recherche de la vérité, mais la destruction », a grondé samedi à Brest le Premier ministre.
C’est une affaire « bouleversante, qui m’a fait beaucoup de mal », a-t-il confié à l’AFP, désireux de « prouver que tout cela était faux ».
Emmanuel Macron, qui a réinvesti mardi sur TF1 la scène intérieure, éclipsant son Premier ministre, a redit néanmoins avoir « confiance » en lui pour répondre « à toutes les questions » posées.
Il a dit avoir « beaucoup parlé » de cette affaire avec lui, et l’a trouvé « bouleversé » notamment par les révélations de sa fille Hélène sur son agression passée.
Le scandale touche intimement François Bayrou, ancien ministre de l’Education et ancien député, qui a scolarisé plusieurs de ses enfants dans cet établissement catholique réputé des Pyrénées-Atlantiques, situé près de Pau, la ville dont il est resté maire, et où son épouse a enseigné le catéchisme.
Le parquet de Pau mène l’enquête depuis un an sur environ 200 plaintes visant des faits présumés de violences et de viols dans l’établissement entre les années 1970 et 1990.
Vos réactions
Trop drôle qu'il soit arrivé avec le livre "la meute"....
Encore un commentaire débile.
Et pourquoi donc ? Voulez-vous qu'on en reparle lorsque les déclarations de bayrou seront publiées ? On verra peut-être que je ne suis pas si loin de ce qu'il va dire. Et contrairement à vous, je n'insulte jamais ceux qui ne pensent pas comme moi, c'est juste une question d'éducation.
Ça ne va rien donner comme toujours !
C'est une audition qui devrait aller très vite : d'après bayrou, il n'a rien entendu, on ne lui a rien dit, il n'était au courant de rien, même sa femme qui travaillait dans l'établissement ne lui parlait jamais de rien. A ce point là d'ignorance, on se demande même à quoi il sert.
Franchement, j'en ai marre de toutes ces polémiques, ces procès 30 ans après, toutes ces calomnies difficilement vérifiables après tous les hommes politiques !
Quel homme n'a pas sa part d'ombre en ce bas monde ? Bientôt va ressortir l'affaire d'actes pédophiles non dénoncés par Léon XIV ....
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