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14/06 14:31

Des peines de prison avec sursis ont été requises à l’encontre de trois responsables de communautés Emmaüs du Nord, poursuivis pour travail dissimulé

Des peines de prison avec sursis ont été requises jeudi à l’encontre de trois responsables de communautés Emmaüs du Nord, poursuivis pour travail dissimulé, après des mois de grève de compagnons sans-papiers qui dénoncent leurs conditions de travail et demandent leur régularisation.

Le procureur a requis un an de prison avec sursis et 2.000 euros d’amende à l’encontre du président de la Halte-Saint-Jean, implantée à Saint-André-lez-Lille, et deux ans de prison avec sursis et 3.000 euros d’amende à l’encontre de la directrice. Six mois de prison avec sursis ont été requis à l’encontre d’un ancien responsable de la communauté de Nieppe.

Le procureur a également demandé une interdiction pendant cinq ans d’exercer une activité en lien avec l’infraction. « On vous présente des compagnons ou des bénévoles, alors qu’il s’agit de travail dissimulé et donc de travailleurs exploités », a estimé le procureur Sébastien Piève, détaillant les éléments constituant l’infraction: « un travail, une contrepartie financière et un lien de subordination ».

« La seule obligation des compagnons dans les communautés, c’est de respecter les règles de la communauté », a-t-il souligné lors de ses réquisitions. « Le compagnonnage, le bénévolat, ce n’est pas l’asservissement », a insisté le procureur, estimant que « les idéaux de l’abbé Pierre étaient trahis ».

 

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