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Législatives: En déplacement à Hénin-Beaumont dans le Pas-de-Calais, Marine Le Pen promet "un gouvernement d'union nationale" en cas de victoire - VIDEO

11h11: Le point sur ce que l'on sait ce matin

Le Rassemblement national « a la possibilité de gagner les élections » législatives des 30 juin et 7 juillet et « de faire un gouvernement d’union nationale » pour « sortir la France de l’ornière », a affirmé Marine Le Pen vendredi. « Nous rassemblerons tous les Français, les hommes et les femmes de bonne volonté, qui sont conscients de la situation catastrophique de notre pays », a déclaré la leader d’extrême droite lors d’un déplacement à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais).

Ce sera à Jordan Bardella, candidat désigné pour Matignon, de « choisir son équipe » mais aujourd’hui « la question n’est pas de se distribuer les places », a-t-elle poursuivi. Les législatives sont pour elle « un combat électoral où nous sommes confrontés à un très grand danger, qui est celui d’une extrême gauche en même temps radicale et violente ».

Elle a accusé les Républicains « canal hystérique », ceux qui ont désavoué l’accord entre leur chef Eric Ciotti et le RN, de faire une alliance « cachée » avec les listes Renaissance, disant s’attendre à « un certain nombre de surprises dimanche » lors du dépôt des listes. La première mesure sera « une grande commission d’audit des comptes de la Nation » qui selon elle « révélera des dépenses cachées », qui seront « sources d’économies ».

Autre mesure d’« urgence »: « faire baisser la TVA sur l’énergie » et « arrêter le tonneau des Danaïdes que représente aujourd’hui l’immigration ». « On ne peut pas faire entrer 500.000 personnes légalement par an, (...) sans que ça ait évidemment un poids financier sur la nation », a-t-elle estimé, citant le coût pour « les loger, les soigner, instruire les enfants, leur accorder toute une série de prestations sociales ».

10h32: Marine Le Pen promet "un gouvernement d'union nationale" en cas de victoire. "Ce n'est pas moi qui ai vocation à être Premier ministre, c'est Jordan Bardella. C'est lui qui va choisir son équipe si les Français nous font confiance. Pour l'instant, la question n'est pas de se distribuer les places [de ministres]", a-t-elle déclaré.

Et d’ajouter : "Dans ce combat électoral, nous sommes confrontés à un très grand danger, une extrême gauche radicale et violente, elle attente aux libertés individuelles et publiques et est constituée de gens qui ont des idées qui ne sont pas admissibles".

10h11: Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a annoncé vendredi qu’« il y aura un candidat commun » avec Les Républicains « dans 70 circonscriptions » aux législatives du 30 juin, saluant un « accord historique ».

« J’ai procédé, avec LR et (leur) président Eric Ciotti, à l’investiture de 70 candidats », a déclaré M. Bardella sur BFMTV et RMC, affirmant vouloir obtenir la « majorité la plus large possible » face au « péril de l’extrême gauche ».

« Avec Les Républicains, on est d’accord sur un certain nombre de points: la défense du pouvoir d’achat, le rétablissement de l’ordre et de la sécurité et la réduction drastique des flux migratoires », a insisté le chef de file de l’extrême droite, sans toutefois dévoiler les noms des candidats investis.

Le vice-président du RN, Sébastien Chenu, a en revanche commencé à révéler une partie de la liste sur France 2, citant la conseillère régionale d’Ile-de-France Babette de Rozière, l’ancien magistrat Charles Prats et l’ex-éditorialiste de CNews Guillaume Bigot.

La liste définitive, qui sera publiée « dans le week-end », comprendra aussi une « ancienne députée Renaissance en Rhône-Alpes », des « anciens ou actuels élus LR de Paris » et même « des candidats qui viennent de la gauche souverainiste », a-t-il assuré.

09h38: La gauche va dévoiler vendredi le programme commun du « Nouveau Front Populaire » pour les législatives, affichant son unité, loin des fractures des Républicains où un nouveau bureau politique a validé l’exclusion d’Eric Ciotti qui conteste cette décision devant la justice.

Ce programme de « rupture », qui sera présenté à midi à la Maison de la chimie à Paris, a été bouclé jeudi soir à l’issue de quatre jours d’intenses tractations. Indexation des salaires sur l’inflation, hausse du Smic, abrogation des réformes de l’assurance chômage: le texte comprend une centaine de mesures et affirmera « un soutien indéfectible à la résistance ukrainienne », selon l’eurodéputée LFI Manon Aubry sur franceinfo.

Les leaders de gauche ont multiplié les superlatifs pour saluer l’accord un "événement politique considérable en France », « une page de l’Histoire ». Et, après s’être muré pendant plusieurs jours dans le silence, Raphaël Glucksmann, qui a eu de profondes divergences avec LFI pendant la campagne, a indiqué sur France Inter soutenir ce « Nouveau Front Populaire », « la seule manière » d’empêcher la victoire du Rassemblement national aux législatives.

L’eurodéputé a voulu rassuré ses partisans, affirmant que Jean-Luc Mélenchon, en cas de victoire de la gauche, « ne sera pas » Premier ministre car « il faut une personne qui fasse consensus ». Il a assuré avoir « obtenu » des « engagements extrêmement clairs » sur l’Ukraine, l’Europe et le conflit israélo-palestinien.

Huit mois après l’implosion de la Nupes, l’accord détaille aussi des candidatures uniques et un partage des circonscriptions: 229 pour LFI, 175 pour le PS, 92 pour les Ecologistes et 50 pour les communistes. Un paysage loin des fractures chez LR, sur lesquelles la justice va être amenée à se pencher. Le tribunal judiciaire de Paris examine à 11H00 le recours d’Eric Ciotti contre son exclusion des Républicains après son ralliement au Rassemblement national.

 

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Vos réactions

Portrait de Beguin
14/juin/2024 - 19h29

On ne choisit pas le meilleur, on choisit le moins pire 

Portrait de COLIN33
14/juin/2024 - 13h49 - depuis l'application mobile

Que des promesses pour se faire élire, la suite une surprise !!!

Portrait de FlexOffice
14/juin/2024 - 11h20

« ... gouvernement d’union nationale ». C'est reparti pour un tour avec le "en même temps" (faire plaisir à tout le monde). Ou tout bouger pour que rien ne change ! Merci la gauche !