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Le décompte des temps de parole des partis politiques à la télévision et à la radio pour les législatives anticipées des 30 juin et 7 juillet a débuté ce matin à 06H00, selon l'Arcom, le régulateur de l'audiovisuel

Le décompte des temps de parole des partis politiques à la télévision et à la radio pour les législatives anticipées des 30 juin et 7 juillet a débuté ce matin  à 06H00, selon l'Arcom, le régulateur de l'audiovisuel. Le principe qui s'applique est celui de l'équité entre les partis selon leur représentativité (et non de l'égalité stricte). Le délai avant le scrutin est inhabituellement court après la décision surprise du président Emmanuel Macron de dissoudre l'Assemblée nationale, annoncée dimanche soir dans la foulée des résultats des élections européennes.

"Normalement, nos recommandations (sur les temps de parole, NDLR) prennent effet six semaines avant le scrutin, mais là, par définition, ça n'est pas possible, donc cela prendra effet à compter de demain (mardi) à 06h00", a déclaré à l'AFP le président de l'Arcom, Roch-Olivier Maistre. Le régulateur a adopté sa recommandation lundi après-midi et elle sera publiée mardi au Journal officiel.

En vertu de cette recommandation, les télévisions et les radios devront veiller à accorder aux candidats et aux partis un "accès équitable" à leur antenne. Pour cela, elles vont décompter les temps de parole des candidats, de leur parti et de leurs soutiens, et les transmettre à l'Arcom pour contrôle.

Équité ne veut pas dire égalité stricte (laquelle ne s'applique que pendant un temps limité de l'élection présidentielle): le temps d'antenne dépend des résultats des partis aux précédentes élections (dont les dernières législatives de 2022 et les européennes), des sondages et de leur capacité à "animer la campagne" (via par exemple des réunions publiques). Le calcul se fait par circonscription (équité entre les candidats) et au niveau national (équité entre les partis).

"La particularité pour ce scrutin, c'est que, compte tenu du calendrier extrêmement serré, nous demandons aux éditeurs de nous communiquer les résultats deux fois par semaine" au lieu d'une, a indiqué M. Maistre.

Le but est que l'Arcom soit "en situation de réagir et de leur demander de rectifier le tir si nécessaire le plus rapidement possible". Selon le décret publié lundi au Journal officiel, les candidatures aux législatives doivent être déposées dimanche 16 juin à 18H00 au plus tard.

Après cela, l'Arcom définira d'ici au jeudi 20 juin les modalités de la campagne officielle, comme par exemple les ordres de passage des clips de campagne. Là encore, le délai est très serré, puisque ces spots doivent auparavant être tournés par les partis et validés par l'Arcom.

Par ailleurs, l'instance fera mercredi un "dernier bilan" du respect des temps de parole pour les européennes, selon M. Maistre.

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