27/05 11:42

Nouvelle Calédonie - L'Elysée a annoncé cette nuit que l'Etat d'Urgence sera levé ce soir à 20h alors que les barrages persistent - Près de 500 membres de forces mobiles supplémentaires seront envoyés sur place

11h42: Lundi, ce sont les Polynésiens coincés en Nouvelle-Calédonie depuis deux semaines qui devraient pouvoir rentrer chez eux. Un premier retour de Calédoniens bloqués à Singapour est aussi prévu, selon la même source. Le FLNKS (Front de libération nationale kanak et socialiste) a admis samedi qu’« aujourd’hui, l’objectif principal du mouvement indépendantiste est d’apaiser les tensions et de trouver des solutions durables pour notre pays ».

Les indépendantistes réclament toujours le retrait de la réforme constitutionnelle, qui a provoqué les pires violences en 40 ans et réveillé le spectre des « Événements » qui, de 1984 à 1988, avaient fait près de 80 morts et craindre la plongée de la Nouvelle-Calédonie dans la guerre civile.

09h38: Le point sur ce que l'on sait

L'état d'urgence sera levé mardi matin en Nouvelle-Calédonie, a annoncé l'Elysée, un calme relatif s'installant lundi à Nouméa et son agglomération après deux semaines d'émeutes et de tensions. La levée des mesures d'exception, en vigueur depuis le 16 mai dans l'archipel français du Pacifique Sud, est programmée mardi 05H00 à Nouméa (20H00 lundi heure de Paris, 18H00 GMT). Elle doit "permettre les réunions des différentes composantes du FLNKS (principal mouvement indépendantiste, ndlr) et les déplacements sur les barrages des élus ou responsables en mesure d'appeler à leur levée", a expliqué la présidence dans un communiqué.

Parallèlement, l'Elysée a annoncé l'envoi "dans les prochaines heures" de "sept unités de forces mobiles supplémentaires, soit 480 gendarmes mobiles". Au total, quelque 3.500 effectifs de forces de sécurité seront déployés sur l'archipel, où deux gendarmes sont morts durant les émeutes. L'état d'urgence avait été instauré le 15 mai (heure de Paris, le 16 à Nouméa), après des violences qui ont continué et fait au total sept morts.

Leur détonateur a été l'examen puis l'adoption à Paris d'une réforme prévoyant le dégel du corps électoral local, c'est-à-dire son élargissement aux personnes établies depuis au moins dix ans. Les partisans de l'indépendance jugent que ce dégel risque de "minoriser" encore plus le peuple autochtone kanak.

08h32: La nuit de dimanche à lundi dans Nouméa et son agglomération a été relativement calme, malgré des traces d'échauffourées visibles dans le quartier pauvre de la Vallée-du-Tir, a constaté une journaliste de l'AFP. Dans Nouméa, le trafic reprenait lundi avec de longs embouteillages, signe d'un certain retour à la normale. Ailleurs, de nombreux barrages ont été déblayés, d'autres sont toujours en place mais sont désertés. Certains enfin sont toujours occupés et la situation reste difficile dans quelques quartiers, même si leur nombre diminue progressivement. La route qui mène à l'aéroport international de Nouméa - La Tontouta, très dégradée par endroits, reste notamment jonchée de carcasses de véhicules: conséquence, l'aéroport restera fermé aux vols commerciaux jusqu'au 2 juin, au moins. Cela portera à près de trois semaines la fermeture de l'aéroport, décidée au début des émeutes.

06h23: L'état d'urgence en Nouvelle-Calédonie, touchée par plusieurs journées d'émeutes, sera levé lundi à 20 heures (heure de Paris, mardi à 5 heures à Nouméa), a annoncé cette nuit la présidence française. Sept unités de forces mobiles supplémentaires, soit 480 hommes, seront dans le même temps envoyées en renfort. La levée de ces mesures d'exception doit «permettre les réunions des différentes composantes du FLNKS (indépendantistes, NDLR) et les déplacements sur les barrages des élus ou responsables en mesure d'appeler à leur levée», a expliqué le communiqué.

L’Élysée «rappelle» également «que la levée des barrages est la condition nécessaire à l’ouverture des négociations concrètes et sérieuses».

«Le président de la République fait confiance aux Calédoniens et à leurs représentants pour retrouver le chemin du dialogue», indique le texte.

Et d’ajouter : «La mission de médiation et de facilitation est présente à Nouméa. Elle se tient prête à travailler avec les élus pour établir un accord global». L’état d’urgence en Nouvelle-Calédonie courait depuis le 15 mai dernier.

Dans le communiqué de l’Élysée, le président Emmanuel Macron «félicite les forces de sécurité intérieure engagées sur place». Il condamne aussi «fermement les barrages et les pillages».

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Vos réactions

Portrait de djelloul
27/mai/2024 - 19h42

cette histoire laissera des traces...........les gens ne se regarderont plus de la meme facon Peut etre meme avec un brin de racisme .................ansi va la vie

Portrait de COLIN33
27/mai/2024 - 09h52 - depuis l'application mobile

Cette situation est loin d'être réglée

Portrait de Amandecroquante
27/mai/2024 - 07h44

Encore un dossier géré n’importe comment…

l’île est detruite

les tensions sont toujours là 

ceux qui ont détruit n’auront aucun compte à rendre (sauf avec les autres habitants)

Portrait de Lotus14
27/mai/2024 - 07h29

500 membres de forces mobiles supplémentaires mais pour combien de temps ?