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Le Conseil d'Etat a accordé hier 24h supplémentaires au gouvernement pour motiver l'interdiction de la plateforme TikTok en Nouvelle-Calédonie

Le Conseil d'Etat a accordé hier 24 heures supplémentaires au gouvernement pour motiver l'interdiction de TikTok en Nouvelle-Calédonie, et apporter des preuves du rôle supposément joué par le réseau social dans les violences qui touchent l'archipel depuis huit jours.

L'instruction des recours en référé-liberté (procédure d'urgence) déposés vendredi par la Ligue des droits de l'Homme (LDH), l'association La Quadrature du Net et plusieurs habitants de Nouvelle-Calédonie a ainsi été prolongée jusqu'à mercredi 12h00. Lors d'une audience houleuse mardi, la représentante du gouvernement a mis en avant "la forte adéquation" du profil et de l'âge des émeutiers avec ceux des utilisateurs de la plateforme, afin de justifier son blocage.

Ces derniers auraient utilisé l'application pour organiser leurs actions ainsi que pour "diffuser des vidéos violentes qui provoquent l'excitation de la population", a-t-elle poursuivi. Les requérants, eux, ont unanimement dénoncé "l'absence d'éléments concrets qui prouvent le lien présumé entre l'utilisation de TikTok et les violences", notamment des extraits de tels contenus issus du réseau social.

Le juge des référés a accordé un délai supplémentaire au gouvernement pour verser au dossier des preuves de l'existence de ces vidéos, par exemple des captures d'écran.

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