17/05 14:01

Une aide-soignante soupçonnée du meurtre d’une octogénaire dans un Ehpad de Moselle a avoué être responsable de la mort de cette résidente dont elle a volé les bijoux

Une aide-soignante soupçonnée du meurtre d’une octogénaire dans un Ehpad de Moselle a avoué être responsable de la mort de cette résidente dont elle a volé les bijoux, a-t-on appris jeudi auprès du parquet de Metz.

Cette femme née en 1977 a été mise en examen pour « meurtre ayant pour objet la préparation d’un délit ou l’impunité de son auteur et vol sur personne vulnérable » et placée en détention provisoire, a indiqué à l’AFP Thomas Bernard, procureur de la République adjoint.

Une information pour ces mêmes faits avait été auparavant ouverte après la découverte dimanche du corps d’une résidente d’une maison de retraite à Thionville, avait indiqué un peu plus tôt le procureur de la République, Yves Badorc. Placée en garde à vue mardi, l’aide soignante a reconnu « avoir volé les bijoux et être à l’origine de la mort de la victime », selon M. Badorc.

Le parquet de Thionville avait annoncé lundi avoir ouvert une enquête pour « vol ayant entraîné la mort », confiée à la police judiciaire.

Dimanche vers 04h00, le personnel soignant de l’établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) Sainte-Madeleine à Thionville avait retrouvé une résidente de 84 ans sans vie dans sa chambre située au rez-de-chaussée de l’établissement.

« Les premières constatations ont mis en évidence que la fenêtre était ouverte, ce qui n’était pas le cas lors du dernier passage du personnel soignant, et que la chambre avait été fouillée. Des objets de valeur, tels que des bijoux, seraient manifestement manquants », avait d’abord indiqué le procureur de la République de Thionville, Brice Partouche.

« La présence d’un oreiller sur le corps de la victime peut laisser suggérer un possible étouffement », avait poursuivi le procureur, qui s’est dessaisi du dossier au profit du parquet de Metz.

Une autopsie doit être effectuée au cours des prochains jours par l’institut médico-légal de Nancy pour déterminer les causes exactes du décès.

 

Ça peut vous interesser

Ailleurs sur le web

Vos réactions