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Fresque antisémite avec Emmanuel Macron : Le graffeur Lekto, qui avait suscité une vive polémique à l'été 2022 doit connaître la décision du tribunal de Nîmes aujourd'hui

Après avoir été de nouveau jugé en appel, le graffeur Lekto, qui avait suscité une vive polémique à l'été 2022 pour avoir peint à Avignon une fresque antisémite représentant le président Emmanuel Macron manipulé en marionnette par l'ancien conseiller de l'Elysée Jacques Attali, doit connaître la décision du tribunal de Nîmes (Gard) ce mardi.

Pour mémoire, la ville d'Avignon (Vaucluse) avait d'abord choisi de ne pas recouvrir l'oeuvre controversée, se disant attachée à la liberté d'expression. Mais, face à la pression, le préfet avait finalement ordonné son recouvrement. La peinture murale, érigée sur un transformateur électrique, avait fait réagir de nombreuses personnalités.

En novembre 2022, l’affaire avait pris un tournant judiciaire à la suite d'une plainte déposée par Jacques Attali pour «provocation à la haine et à discrimination raciale» ainsi que pour «injure publique».

La Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme s’etait en outre portée partie civile dans cette affaire.

Le procureur avait requis à l'époque 6.000 euros d’amende dont 2.000 euros avec sursis. Un an plus tard, la justice avait toutefois décidé de relaxer le graffeur estimant qu’«aucun élément du dossier d’enquête (…) ne permet d’afficher une absolue certitude que l’utilisation (…) d’une image de marionnette à fil, dont l’usage dépasse largement la seule utilisation à des fins racistes, ait été conduite par un sentiment antisémite (…)».

Après l’annonce de ce jugement, le procureur avait cependant décidé d’interjeter appel suite à la relaxe totale du graffeur Lekto en novembre 2023. Aujourd'hui, c'est donc la cour d'appel de Nîmes qui va se prononcer sur cette affaire. Elle devra décider si elle confirme la relaxe de Lekto ou si elle le condamne.

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