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Elon Musk annonce qu’il fera appel d’une injonction des autorités australiennes obligeant son réseau social X à retirer les vidéos montrant une attaque au couteau dans une église de Sydney

Elon Musk a annoncé mardi qu’il ferait appel d’une injonction des autorités australiennes obligeant son réseau social X à retirer les vidéos montrant une attaque au couteau dans une église de Sydney. Le régulateur australien en charge de la sécurité sur internet eSafety, avait demandé à X, anciennement Twitter, de bloquer des vidéos montrant un religieux poignardé à plusieurs reprises lors d’un sermon retransmis en direct mi-avril.

Arguant que le réseau social avait ignoré ses demandes, le régulateur a obtenu de la justice fédérale australienne une injonction pour bloquer ces vidéo sous 24h. Le milliardaire américain, propriétaire de X, s’en est pris au régulateur mardi, affirmant que la vidéo avait déjà été supprimée pour les utilisateurs australiens.

« Nous avons déjà censuré les contenus en question pour l’Australie, dans l’attente d’un recours en justice, et il est stocké uniquement sur des serveurs aux Etats-Unis », a-t-il écrit sur son compte X. Les vidéos n’étaient pas disponibles pour les utilisateurs australiens, sauf pour ceux qui utilisent un VPN ou un autre service de masquage de la localisation, a constaté l’AFP mardi.

Elon Musk, qui se décrit comme un « absolutiste de la liberté d’expression », a estimé que l’Australie tentait d’imposer une interdiction mondiale. « Nous sommes préoccupés par le fait que si N’IMPORTE QUEL pays est autorisé à censurer des contenus pour TOUS les pays, comme le demande le "commissar" australien d’eSafety, alors qu’est-ce qui empêcherait n’importe quel pays de contrôler l’ensemble d’internet », a argumenté le milliardaire sur X.

Un juge devrait décider cette semaine s’il y a lieu de prolonger l’injonction provisoire. Lors d’une troisième audience, les avocats du régulateur australien demanderont une injonction permanente et des sanctions contre X, a déclaré un porte-parole à l’AFP.

 

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