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Les hôpitaux publics, en déficit historique, "attendent avec impatience" une revalorisation des tarifs, indique le président de la Fédération hospitalière de France

Les hôpitaux publics, en déficit historique, "attendent avec impatience" une revalorisation des tarifs, a rappelé ce lundi le président de la Fédération hospitalière de France, plaidant aussi pour une "meilleure coordination entre médecine de ville et hôpital public". 

Environ trois semaines après l'appel des hôpitaux publics à l'exécutif pour augmenter "significativement" leurs tarifs devenus "obsolètes" en raison notamment de l'inflation, "nous attendons avec impatience", a déclaré le président de la FHF, Arnaud Robinet, sur TF1.

"Certaines filières méritent d'être revalorisées, d'autres un peu moins", a-t-il ajouté. Dans un contexte de finances contraintes, les pouvoirs publics doivent prochainement rendre leurs arbitrages concernant l'évolution pour 2024 des tarifs d'hospitalisation pris en charge par l'Assurance maladie, comme ils le font chaque année.

 Ces grilles tarifaires - quel prix pour une opération de la cataracte ou une appendicite, par exemple - déterminent environ 60% des recettes des hôpitaux publics. Interrogé sur d'éventuelles économies dans la santé, à l'heure où l'exécutif prévoit des coupes dans les finances publiques, Arnaud Robinet a répondu:

"A la FHF, nous ne demandons pas toujours plus d'argent, nous disons qu'il faut être plus efficients, arrêter l'hospitalocentrisme, avoir une meilleure coordination entre la médecine de ville et l'hôpital public, nous demandons une loi de programmation". Selon lui, ce qui est nécessaire pour le système de santé, c'est "une réorganisation sur l'ensemble du territoire".

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Vos réactions

Portrait de Beguin
25/mars/2024 - 15h42
LEON a écrit :

Les hôpitaux peuvent d'ores et déjà faire une croix sur les 3 milliards réservés à la guerre en Ukraine ...

Hélas, oui