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Voici pourquoi Cyril Hanouna, animateur vedette de C8, est convoqué le mois prochain à l'Assemblée Nationale par la commission d'enquête sur l'attribution des fréquences télé

Mi-mars, Cyril Hanouna, animateur vedette de la chaîne C8, sera entendu par les députés de la commission d'enquête sur l'attribution des fréquences télé. Une première pour l'animateur qui va ainsi devoir répondre aux questions des élus. Vincent Bolloré, qui contrôle notamment les chaînes CNews et C8, va également être auditionné mi-mars à l'Assemblée nationale par la commission d'enquête sur l'attribution des fréquences télé. La parole de Vincent Bolloré est rare. Il avait été auditionné en janvier 2022 par des sénateurs inquiets de son influence grandissante dans les médias.

Le 29 février, ce sont le patron du groupe Canal+, Maxime Saada, puis la direction de CNews, ainsi que ses présentateurs vedettes Pascal Praud et Laurence Ferrari qui sont convoqués devant les parlementaires.

Le géant des médias Vivendi détient le groupe Canal+ et ses chaînes, dont CNews et C8.

Le régulateur des médias, l'Arcom, doit lancer fin février les appels à candidatures pour le renouvellement des autorisations de 15 fréquences de la télévision numérique terrestre (TNT) en 2025, dont celles du groupe Canal+. La commission d'enquête lancée à l'Assemblée en décembre porte notamment sur cette procédure d'attribution et sur "le respect des engagements pris par ces services de télévision" jusqu'alors.

Le sujet du contrôle de ces engagements a été remis sur la table mardi, avec la demande du Conseil d'Etat d'une surveillance plus poussée des télés et radios par l'Arcom. La décision de la plus haute juridiction administrative fait suite à un recours de l'ONG Reporters sans frontières (RSF), qui considère que CNews "est devenue un média d'opinion", ce que cette dernière conteste.

Depuis mardi, sont dénoncées à l'antenne de la chaîne une possible menace sur "la liberté d'expression" et une "tentation autoritaire". "Défendre le pluralisme des opinions et l'indépendance de l'information, ce n'est pas s'acharner sur CNews. Au lieu de nous rassembler pour informer au mieux nos concitoyens, RSF divise", a déploré jeudi sur X le numéro 2 du groupe Canal+, Gérald-Brice Viret.

La décision du Conseil d'Etat a aussi suscité de vives réactions politiques. Le chef de LR, Eric Ciotti, a dénoncé "une dangereuse et préoccupante dérive qui porte atteinte à nos principes démocratiques fondamentaux", et le patron du RN, Jordan Bardella, a demandé un même contrôle pour le "service public audiovisuel où règnent ouvertement l'entre-soi politique et la pensée unique".

Déjà entendu le 14 décembre, M. Maistre avait martelé qu'il n'intervenait pas sur la ligne éditoriale des médias, l'Arcom n'étant aucunement "une autorité de censure" imposant "une police de la pensée".

La commission d'enquête doit publier son rapport le 8 mai.

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Vos réactions

Portrait de dede35
16/février/2024 - 09h31

Si seulement ça pouvauit le museler 1 peu en limitant ses temps d'antenne , mais faut pas rêver

Portrait de Toftof
15/février/2024 - 20h36

Joseph le petit père et Mao le timonier doivent bien se marrer s'ils voient ça 

Portrait de Koikilencoute
15/février/2024 - 17h20

"Voici pourquoi (...)" dit le titre accrocheur de l'article. Mais en lisant l'article, bah non, on n'en sait guère plus smiley