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Le tribunal de commerce de Paris rendra public son jugement concernant le projet de plan de sauvegarde accélérée du distributeur en difficultés Casino le 26 février

17h30: Le tribunal de commerce de Paris rendra public son jugement concernant le projet de plan de sauvegarde accélérée du distributeur en difficultés Casino le 26 février à 15h, a-t-il annoncé à l'issue d'une audience publique.

Le tribunal doit se prononcer sur le plan de sauvetage de Casino, qui employait fin 2022 50 000 salariés en France sous différentes enseignes (Monoprix, Franprix ou CDiscount). Si ce plan est bien avalisé, il entraînera un changement d'actionnariat du distributeur, appelé à passer à horizon mars/avril entre les mains des milliardaires Daniel Kretinsky et Marc Ladreit de Lacharrière, adossés au fonds d'investissement Attestor.

9h00: Le tribunal de commerce de Paris doit se pencher aujourd'hui sur le plan de sauvetage du distributeur Casino en difficulté, sept jours après une première audience ajournée à la demande des syndicats.

Directeurs d’enseignes, représentants de la direction et des repreneurs, qui sauf énorme surprise présideront à la destinée de Casino à horizon mars/avril, et représentants des 50.000 salariés en France: à l’exception de Jean-Charles Naouri, PDG pour encore quelques semaines, ils étaient tous présents au tribunal lundi dernier pour une audience publique sur l’avenir du groupe aux abois.

Mais le tribunal a accédé à la demande du CSEC (Comité social économique central) de repousser les débats d’une semaine, pour tenter de remédier autant que possible à l’absence d’un « volet social » dans le plan de sauvegarde.

Les avocats du CSEC ont plaidé qu’un tel volet est obligatoire dès lors que des réductions d’emplois sont envisagées. Or, entre le moment où ce plan de sauvegarde a été négocié et aujourd’hui, le groupe a « topé » avec ses concurrents Auchan, Intermarché et Carrefour pour leur céder 288 magasins de grande taille, supermarchés et hypermarchés.

Une opération de grande ampleur qui occasionnera le transfert de quelque 12.800 salariés et qui sera lourde de conséquences pour les fonctions support au sein de ce qui restera du groupe. Au global, les syndicats estiment que 6.000 emplois sont à risque.

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