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Chili: Le bilan des incendies de forêt grimpe à 112 morts, selon les autorités, précisant que les pompiers luttent encore contre une quarantaine de foyers actifs - VIDEO

Le bilan des incendies de forêt a grimpé à 112 morts au Chili, ont annoncé dimanche les autorités, précisant que les pompiers luttaient encore contre une quarantaine de foyers actifs. « Nous devons dire, avec l’information reçue du service médico-légal qu’il y a 112 personnes tuées, 32 corps identifiés », a déclaré Manuel Monsalve, porte-parole du ministère de l’Intérieur, lors d’une conférence de presse.

En un seul endroit, Villa Independencia, 19 personnes ont péri. Dans ce secteur et dans d’autres, des familles vivaient entassées dans des constructions légères, parfois sur des terrains prévus pour servir de coupe-feu, selon les autorités et les experts. Les matériaux légers employés pour ces constructions, comme le bois ou le fibrociment, sont hélas un excellent combustible.

Les flammes se sont engouffrées dans les rues étroites des collines, faisant exploser des rangées entières de voitures garées devant les maisons, ont raconté les survivants. Il s’agit maintenant de déterminer si, malgré des ordres d’évacuation envoyés à temps sur les téléphones portables, certaines personnes ont refusé de partir.

« Les alarmes ont été déclenchées, mais l’évacuation n’a apparemment pas fonctionné (...). L’accent est mis sur la lutte, mais pas sur la prévention (...) et je pense que c’est une lacune », estime Horacio Gilabert, du Centre sur le changement global de l’Université catholique du Chili. Le Chili, en plein été austral, connaît depuis la semaine dernière une vague de chaleur, avec des températures atteignant 40°C.

Vendredi, plusieurs incendies se sont déclarés simultanément dans les montagnes qui surplombent la station balnéaire de Viña del Mar et d’autres endroits de la région de Valparaiso, à environ 120 km au nord de la capitale Santiago. Selon le professeur Miguel Castillo, de la Faculté des sciences forestières de l’Université du Chili, le vent et les températures élevées forment une combinaison « néfaste ».

En brûlant, la végétation ou les déchets génèrent de l’air léger et chaud, « ce qui soulève des particules enflammées ou des étincelles qui se déplacent sur des centaines de mètres, provoquant des foyers d’incendie satellites », explique-t-il. Les flammes s’accélèrent « sur les pentes et à la faveur du vent », ce qui les rend de plus en plus dangereuses.

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