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L'enquête ouverte après une plainte du journaliste Rémy Buisine, accusant des policiers de violences lors de la manifestation du 1er mai, classée sans suite

L'enquête ouverte après une plainte du journaliste Rémy Buisine, accusant des policiers de violences lors de la manifestation du 1er mai, a été classée sans suite, a indiqué mercredi une source proche de l'enquête. L'enquête a été classée récemment pour infraction insuffisamment caractérisée, a précisé le parquet, sollicité par l'AFP.

Le journaliste avait déposé plainte le 5 mai 2023 contre deux policiers qu'il accusait de l'avoir volontairement frappé. Il avait été entendu par l'Inspection générale de la police nationale (IGPN).

Vidéo diffusée sur X (ex-Twitter) à l'appui, il dénonçait un coup de matraque et un coup de pied infligés par deux policiers lors de la manifestation alors qu'il était "au sol après avoir reçu un coup de bouclier". "

Un policier se détourne pour me mettre un coup de matraque dans l'épaule, un second dans la foulée me donnera un coup de pied dans la tête", avait relaté le journaliste qui s'est fait connaître par sa couverture, téléphone à la main et en direct, des mouvements sociaux tel celui des "gilets jaunes" pour le média en ligne Brut. Rémy Buisine estimait avoir été "pris pour cible intentionnellement". Il avait affirmé sur le réseau social le 1er mai avoir également "pris une grenade désencerclante dans les pieds".

"Tous les protagonistes ont été entendus", a détaillé le parquet de Paris. "Certains membres des forces de l'ordre ont dit ne pas avoir vu son brassard presse. Celui à qui était reproché le coup de pied conteste et dit avoir voulu l'enjamber", a ajouté le ministère public.

"Concernant le coup de matraque, c'est considéré comme un manque de discernement (...) mais vu le contexte et l'intensité de la situation, des poursuites judiciaires supplémentaires ne sont pas apparues comme nécessaires", a précisé le parquet.

"Après sa plainte, Rémy Buisine n'a plus donné suite et ne s'est pas présenté aux Unités médico-judiciaires, on ne sait pas donc quel est son préjudice", a encore remarqué le parquet.

Sollicité par l'AFP, le journaliste n'a pas réagi. La préfecture de police avait indiqué avoir lancé une enquête administrative sur les faits dénoncés par le journaliste.

Le responsable hiérarchique du policier a proposé "un simple rappel à la règle au regard des conditions d'intervention extrêmes et d'un contexte pour lequel l'agent n'avait reçu aucune formation", a indiqué une source proche du dossier.

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