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Le procès de cinq personnes poursuivies pour insultes et menaces de mort à l'encontre de l'auteur de bande dessinée Bastien Vivès renvoyé au mois de juin, en raison de l'absence d'une pièce au dossier

Le procès de cinq personnes poursuivies pour insultes et menaces de mort à l'encontre de l'auteur de bande dessinée Bastien Vivès, visé par une enquête pour diffusion d'images pédopornographiques, a été renvoyé lundi au mois de juin, en raison de l'absence d'une pièce au dossier.

Le tribunal a prononcé "un renvoi contradictoire pour tous les prévenus" en raison de l'absence dans le dossier de la plainte de Bastien Vivès à l'encontre d'une des prévenus et d'un trop grand nombre de dossiers à traiter devant la 30e chambre lundi.

Les cinq prévenus devaient être jugés par le tribunal correctionnel de Paris pour avoir insulté et menacé de mort le dessinateur sur les réseaux sociaux. L'audience se tiendra le 13 juin, a précisé la présidente.

Les faits reprochés remontent à décembre 2022. A l'approche du festival international de bande dessinée d'Angoulême, qui se déroule chaque année fin janvier, une exposition consacrée au dessinateur avait suscité la polémique en raison de plusieurs ouvrages de Bastien Vivès accusés de promouvoir la pédophilie.

L'exposition "Dans les yeux de Bastien Vivès" avait finalement été annulée mi-décembre après de multiples "menaces" proférées à l'encontre du dessinateur sur les réseaux sociaux. Selon une source proche du dossier, l'un des prévenus est poursuivi pour avoir envoyé à l'auteur de BD, depuis son compte Instagram, une image de kalachnikov accompagnée de la mention "cure for pedophelia" (remède contre la pédophilie).

Des menaces d'atteintes physiques, proférées sur ce même réseau social mais également sur X, dans un langage cru et violent, ainsi que des insultes visant l'orientation sexuelle de l'auteur sont également reprochés aux prévenus, selon cette même source. En janvier 2023, une enquête préliminaire pour diffusion d'images pédopornographiques avait été ouverte après une plainte de l'association Fondation pour l'enfance visant Bastien Vivès et deux maisons d'édition, Glénat et Les Requins Marteaux.

 

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