25/01/2024 14:31

Espagne: Le juge d’instruction chargé de l’enquête sur l’affaire du baiser forcé a ordonné le renvoi en procès de l’ex-patron du football Luis Rubiales, qui avait embrassé la joueuse Jenni Hermoso par surprise en août

Le juge d’instruction chargé de l’enquête sur l’affaire du baiser forcé a ordonné jeudi le renvoi en procès de l’ex-patron du football espagnol Luis Rubiales, qui avait embrassé la joueuse Jenni Hermoso par surprise en août, après le sacre de la « Roja » en finale du Mondial.

Si cette décision peut encore faire l’objet d’un appel et ne garantit donc pas encore que Luis Rubiales comparaîtra devant un tribunal, l’ombre d’un procès se rapproche pour l’ancien homme fort du football espagnol, qui s’était accroché à son poste avant de démissionner quelques semaines plus tard devant l’indignation mondiale provoquée par son geste.

Néanmoins, le juge ne précise pas dans son ordonnance le ou les délits pour lesquel(s) Luis Rubiales doit être jugé, même si celui-ci avait été inculpé pour « agression sexuelle » et délit de « coercition ».

Depuis une récente réforme du Code pénal espagnol, un baiser non consenti peut être considéré comme une agression sexuelle, catégorie pénale regroupant tous les types de violence sexuelle. Selon le parquet, les peines encourues vont d’une amende à quatre ans de prison.

Le magistrat demande aussi ce que soient jugées trois autres personnes de la fédération, dont l’ex-sélectionneur de la « Roja » féminine Jorge Vilda, accusé de « pressions » sur la joueuse espagnole pour étouffer l’affaire.

Au terme de son enquête, le juge Francisco de Jorge a estimé que ce baiser, donné à la numéro 10 de l’équipe nationale d’Espagne après sa victoire en Coupe du Monde, n’avait « pas été consenti » et qu’« il s’agit d’une initative unilatérale, faite par surprise », souligne dans un communiqué le tribunal de l’Audience nationale.

« La finalité érotique ou non, tout comme l’état d’euphorie et d’agitation ressenti à la suite du triomphe sportif extraordinaire sont des éléments dont la conséquence et les conséquences juridiques doivent être appréciées lors du procès », indique le juge dans le document judiciaire marquant la fin de son enquête.

Luis Rubiales, 46 ans, avait évoqué pour sa défense son « émotion », « un moment de bonheur, une grande joie à ce moment-là », démentant toute « connotation sexuelle ».

Pour le juge, ce baiser sur la bouche « affecte la sphère de l’intimité réservée aux relations sexuelles, notamment dans le cadre de deux adultes ».

 

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Vos réactions

Portrait de Etienne44
25/janvier/2024 - 15h19 - depuis l'application mobile

Tout un foin pour ça franchement !!! Et la Dali laima qui demande à un gosse de 6 ans de lui sucer la langue l'affaire est classé sans suite je suppose. Lamentable.

Portrait de Etienne44
25/janvier/2024 - 15h19 - depuis l'application mobile

Tout un foin pour ça franchement !!! Et la Dali laima qui demande à un gosse de 6 ans de lui sucer la langue l'affaire est classé sans suite je suppose. Lamentable.

Portrait de Etienne44
25/janvier/2024 - 15h19 - depuis l'application mobile

Tout un foin pour ça franchement !!! Et la Dali laima qui demande à un gosse de 6 ans de lui sucer la langue l'affaire est classé sans suite je suppose. Lamentable.