03/02 16:31

A six mois des Jeux olympiques, la haine en ligne n'épargne pas les athlètes: La moitié des fans de sport actifs sur les réseaux sociaux a déjà ciblé un sportif avec des messages négatifs, dont des insultes, selon une étude

A six mois des Jeux olympiques, la haine en ligne n'épargne pas les athlètes: la moitié des fans de sport actifs sur les réseaux sociaux a déjà ciblé un sportif avec des messages négatifs, dont des insultes, selon une étude de l'Arcom.

"Ce sont des chiffres très étonnants", a assuré Laurence Pécaut-Rivolier, membre du collège de l'Arcom, le régulateur de l'audiovisuel, lors de la conférence de presse de présentation. Cette "dérive (...) pourrait anéantir des envies de faire du sport", a renchéri le président du comité d'organisation des JO de Paris (26 juillet - 11 août), le triple champion olympique Tony Estanguet. Selon lui, "plus on est exposé, plus on est victime de ces agressions", ce qui en fait un risque non négligeable lors des JO. Ces conclusions sont tirées des premiers résultats d'un baromètre sur la consommation des contenus sportifs à la télé et à la radio, fondé sur un sondage en ligne auprès de 2.814 Français de 15 ans et plus. Ce baromètre montre qu'un tiers des sondés a recours aux réseaux sociaux pour suivre des contenus sportifs.

Parmi eux, la moitié le fait de manière active, en postant ou commentant des messages. Or, 53% de ces fans de sport actifs sur les réseaux disent avoir déjà publié un message négatif envers un sportif: moqueries, critiques voire insultes. Au total, cela représente plus d'un consommateur de programmes sportifs sur dix. L'étude note "une ambivalence" des sondés, en particulier des plus jeunes, envers ces messages haineux en ligne: 79% des 15-34 ans jugent "important" d'en protéger les sportifs, mais, dans le même temps, 40% estiment "normal" qu'ils y soient exposés, comme "contrepartie de la célébrité".

Plus classiquement, le baromètre se penche sur la consommation de contenus sportifs féminins et parasport. 55% des Français disent regarder ou écouter au moins un type de contenu relatif au sport féminin. C'est nettement moins que pour le sport en général (73%). Surtout, le sport féminin est suivi de façon moins régulière, puisqu'il l'est principalement à l'occasion de compétitions internationales ponctuelles (JO, Coupe du monde de football, grands tournois comme Roland-Garros), plus que lors des championnats nationaux. De même, 47% des Français disent regarder ou écouter du parasport, mais là encore de façon ponctuelle, puisque les Jeux paralympiques sont essentiels dans son exposition.

Ailleurs sur le web

Vos réactions