19/12 23:33

Loi Immigration - A près les sénateurs, les députés adoptent définitivement le texte : 349 "pour" et 186 "contre" - Emmanuel Macron pourrait s'exprimer demain après ce vote

23h35: « C'est un jour noir pour la démocratie de ce pays, a écrit la députée LFI sur X. Un front de Macron à Le Pen vote un texte d'une violence raciste absolument inédite. L'Histoire s'écrit devant nos yeux. Le paysage politique de ce pays change pour toujours. Nous résisterons. »

23h28: Le projet de loi immigration, remanié en commission mixte paritaire, a été adopté à l'Assemblée nationale. Les députés ont adopté le texte directement issu de l'accord avec la droite avec 349 voix pour et 186 voix contre. Le ministre Gérald Darmanin se félicite d'un "texte fort", adopté ce soir à l'Assemblée nationale "sans les voix" du Rassemblement national.

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20h16: Le projet de loi immigration, remanié en commission mixte paritaire, a été adopté ce soir au Sénat. Le texte doit désormais passer à l'Assemblée nationale. 214 sénateurs ont voté "pour" et 114 ont voté "contre" le texte.

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19h02: Les Jeunes avec Macron appellent l'exécutif et les parlementaires de la majorité à ne pas soutenir "un texte de loi qui contreviendrait aux valeurs et aux orientations de notre famille politique", déclarent-ils dans un communiqué.

 

18h58: Des ministres de l'aile gauche de la macronie se réunissent ce soir et menacent de démissionner selon nos confrères du Parisien. Les ministres Rousseau, Retailleau et Vergriete « ont mis leur démission dans la balance », selon une source ministérielle

18h52: Le groupe parlementaire Liot à l'Assemblée nationale demande le retrait du projet de loi immigration quelques heures avant son vote par les deux chambres du Parlement.

17h58 : Le député Renaissance Sacha Houlié, président de la commission des Lois et figure de l'aile gauche de la majorité présidentielle, va voter contre le projet de loi immigration . 

17h52: Réunion de crise à l'Élysée, Emmanuel Macron convoque les cadres de la majorité et des ministres avant le vote du texte. Le président de la République Emmanuel Macron fait un "point de situation" à l'Elysée avec les chefs de la majorité, dont Elisabeth Borne, avant le vote des deux chambres sur la nouvelle version du projet de loi immigration, annonce l'Elysée à franceinfo.

17h50: Sur les réseaux sociaux, la France insoumise appelle au rassemblement, ce soir à 18 heures, place des Invalides, pour protester contre le projet de loi immigration. 

 

 

17h04: Une cinquantaine d'associations, de syndicats et d'ONG, dont la Ligue des droits de l'homme, dénoncent dans un communiqué l'accord politique trouvé au Parlement autour du projet de loi sur l'immigration, "le plus régressif depuis au moins 40 ans" en France. Ils déplorent un texte à la "xénophobie décomplexée". "Les principes d’égalité, de solidarité et d’humanité, qui fondent notre République, semblent ne plus être aujourd’hui une boussole légitime de l’action gouvernementale", dénoncent-ils. Action contre la faim, la Cimade, Emmaüs France, la Fondation Abbé Pierre, France terre d’asile, Utopia 56 ou Oxfam France figurent parmi les signataires de ce communiqué.

16h24: Face à la presse, Mathilde Panot fustige: "La question qui se pose est de savoir si Mme Borne va devenir la première des Premières ministres du RN. Je crois qu'il faut que chacun comprenne le danger qui se passe aujourd'hui dans notre pays, et de la situation, avec des attaques sans précédant, qui ne rajoute aucun droit au peuple français, mais qui ne font que régresser sur la question des droits humains, du droit à se loger, du droit à se soigner, du droit à vivre en famille et je pourrais continuer". Et la présidente du groupe LFI d'appeler tous les députés "à battre un texte lepéniste". 

"Ce texte est le plus dur de toute notre histoire sur la question de la migration", dénonce Mathilde Panot. "Lorsqu'on s'en prend aux droits des derniers arrivés, c'est le laboratoire pour les droits de toutes et celles ceux qui vivent dans ce pays".

16h16: "Honte à vous", a écrit la députée écologiste Sandrine Rousseau sur X en s'adressant aux députés Renaissance.

 

 

16h12: La présidente des députés insoumis Mathilde Panot accuse la majorité présidentielle "d'enfoncer le pays dans les pires fantasmes racistes" "Tout s'éteint au pays des Lumières", regrette -t-elle. "Aujourd'hui, le gouvernement Macron se fond dans le lepenisme et enfonce le pays dans les pires fantasmes racistes et xénophobes", s'agace encore la présidente des députés insoumis sur X.

 

 

16h11: Face à la presse, Gérald Darmanin assure qu'il s'agit d'un "texte qui protège les Français". "Sur les 27 articles initiaux du gouvernement, seul un a été retiré", a également indiqué le ministre de l'Intérieur. "Evidemment, ce n'est pas le texte parfait", reconnaît le ministre de l'Intérieur. "Je me réjouis que nous ayons ce texte pour protéger les Français. Le texte d'aujourd'hui est beaucoup moins dur que celui voté par le Sénat", affirme-t-il. "C'est la conséquence que les parlementaires, Nupes-RN, ensemble, se sont mis d'accord pour qu'il n'y ait pas de discussions. Mais le président de la République et la majorité ont pris leur responsabilité. Même si les choses ne sont pas parfaites et que c'est un accord avec le Sénat, je me réjouis que nous ayons ce texte pour pouvoir protéger les Français", a déclaré le ministre de l'Intérieur.

Gérald Darmanin dénonce le côté "contorsionniste" de Marine Le Pen, qui va voter "pour des mesures de régulation des sans papiers".

Avant d'assurer "que les étrangers qui travaillent" vont continuer "à avoir le droit aux prestations sociales"

"Ce texte est une arme anti-Le Pen parce que nous apportons des solutions", a encore jugé Gérald Darmanin. "Chacun vote en son âme et conscience", a-t-il ajouté, interrogé sur ce qu'il répondait aux ministres de sensibilité de gauche au gouvernement qui menacent de démissionner, car opposés au projet de loi immigration. 

16h09: Boris Vallaud a dénoncé à l'Assemblée nationale "un grand moment de déshonneur" pour la majorité présidentielle après l'accord sur la loi immigration. "Un grand moment de déshonneur pour ceux qui représentaient cette majorité dans cette CMP", a jugé le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale. 

"Maintenant, il s'agit de savoir s'il demeure encore dans cette majorité des personnes qui sont contre Marine Le Pen et ses idées. C'est une honte absolue et j'espère qu'il y aura dans le rang de la majorité des femmes et des hommes qui refuseront cette compromission", a-t-il estimé. "Nous sommes à toute force opposés aux dérives de ce texte", a-t-il encore ajouté, rappelant que depuis le début, le gouvernement avait mené des "discussions exclusives" avec la droite "qui a oublié sa boussole républicaine."

16h08: Les députés LFI font part de leur colère après l'accord trouvé en commission mixte paritaire. "Le naufrage est complet, le déshonneur est total", regrette Manuel Bompard. "Face à cette déchéance totale de la macronie, nous sommes la seule issue humaniste", estime de son côté Clémentine Autain.

 

 

 

 

16h03: Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, salue dans l'hémicycle l'accord trouvé en commission mixte paritaire. "Pour la première fois, puisque la CMP vient d'être conclusive, la loi de la République va permettre d’avoir des régularisations. Même François Mitterrand, en 1981, n'avait pas mis dans la loi les régularisations des métiers en tension ou de quelconques sans papier", lance-t-il.

16h02: Éric Ciotti salue un "texte responsable" capable de "mettre fin à l'appel d'air migratoire"

"Ce texte n'apportera pas tout, mais c'est un véritable tournant", se félicite Eric Ciotti, le président des Républicains, devant les journalistes à l'Assemblée nationale. "Un nouveau chemin a été ouvert par Les Républicains. Ce texte sera voté très largement ce soir", estime-t-il, précisant que les 62 députés LR voteront le texte.

16h01: Députés et sénateurs sont parvenus à un accord sur le projet de loi immigration mardi après-midi, selon des sources parlementaires. La cheffe de file des députés RN, Marine Le Pen, a également annoncé que son groupe votera ce texte. L'ex-candidate à la présidentielle a salué "une victoire idéologique" de son parti.

Le vote final du projet de loi immigration aura lieu à 21h30 à l'Assemblée nationale, après le Sénat à 19 heures, en cas d'accord trouvé entre la majorité présidentielle et la droite sur ce texte controversé, a appris l'AFP auprès du ministère des Relations avec le Parlement mardi.

Les deux chambres devaient initialement voter ce texte dans l'après-midi, mais le report de la commission mixte paritaire (CMP) chargée d'aboutir à un texte de compromis a entraîné le décalage du calendrier.

15h51 : Marine Le Pen annonce que les députés du Rassemblement National vont voter en faveur du projet

 

 

15h48: Les députés et sénateurs qui composent la Commission mixte paritaire ont trouvé un accord sur le texte de la loi immigration.

 

15h13: Bertrand Pancher, président du groupe Liot, a démarré la séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, en dénonçant le manque de transparence des débats concernant le projet de loi immigration. "Aujourd'hui, le texte s'éloigne dans l'esprit. Nous souhaitions un vrai débat, nous en sommes privés. Nous avons besoin de plus de débat, de transparence", avant de demandé en quoi ce texte allait être "plus efficace et plus juste."

La Première ministre Elisabeth Borne a quant à elle estimé que le projet de loi permettra d'expulser plus facilement les étrangers délinquants. "Ce projet de loi rendra notre système plus juste parce qu'il interdit le placement des mineurs en rétention administrative, parce qu'il renforce les sanctions contre les passeurs", a-t-elle ajouté, assurant vouloir "un texte juste".

15h05: Les députés et sénateurs de la commission mixte paritaire (CMP) ont adopté un dispositif de régularisation des travailleurs sans-papiers dans les métiers en tension plus restrictif que celui initialement prévu par le gouvernement, a appris l'AFP de sources parlementaires.

Selon ces sources, l'article est proche de la version durcie du Sénat. Il donne notamment aux préfets un pouvoir discrétionnaire de régularisation des demandeurs dans des secteurs ayant des difficultés de recrutement.

14h23: Un compromis se dessinait mardi entre la majorité macroniste et la droite sur l’épineux sujet des aides au logement, dernier obstacle à un accord sur la loi immigration, qui ouvrirait la voie à un vote définitif, mais à l’issue incertaine, dans la soirée. La commission mixte paritaire, composée de sept députés et autant de sénateurs, a repris ses travaux comme prévu mardi matin. En cas d’accord, le texte sera soumis au vote à 19H00 au Sénat et 21H30 à l’Assemblée.

Mais le suspense demeurera à la chambre basse. Le texte en préparation, très marqué à droite et empruntant même à certaines propositions du RN, divise la majorité relative du président Emmanuel Macron au point de faire peser le risque d’une grave crise. Plusieurs dizaines d’articles restent encore à examiner par la CMP, à commencer par celui concernant l’aide personnalisée au logement (APL), que la droite souhaite conditionner à cinq ans de résidence pour les étrangers qui ne travaillent pas.

Une « question cruciale » pour le chef des sénateurs LR Bruno Retailleau, mais une ligne rouge pour celui des députés Renaissance Sylvain Maillard qui « refuse le principe de préférence nationale ». Pour trouver un terrain d’entente, Elisabeth Borne a proposé à sa majorité une durée réduite à trois mois pour les étrangers qui travaillent, et des exceptions pour les étudiants et les réfugiés. Manière selon elle de préserver « les valeurs du macronisme historique » en dépit d’une nouvelle offrande à la droite.

Compromis acceptable pour les Républicains? Leur président Eric Ciotti a ouvert la porte, réclamant « un délai de carence » tout en indiquant que son parti n’avait « pas de ligne fixée » sur la durée de ce délai. « Il faudra bien que les choses se débloquent », a estimé la députée LR Annie Genevard sur franceinfo, disant avoir « bon espoir » que la CMP, dont elle est membre, « soit conclusive », même si « on en a au moins pour la journée, peut-être même la soirée ».

12h46: Le point sur ce que l'on sait à la mi-journée

Elisabeth Borne a soumis mardi aux députés du groupe Renaissance une proposition d'accord avec la droite sur les aides personnalisées au logement (APL) des étrangers, dans le but de débloquer la commission mixte paritaire sur le texte du gouvernement, selon des sources au groupe.

La Première ministre a soumis l'idée de conditionner l'accès aux APL à cinq ans de présence sur le territoire pour les étrangers qui ne travaillent pas, et trois mois pour ceux qui travaillent, une proposition que les ténors de la droite seraient prêts à accepter, selon plusieurs sources parlementaires LR. Selon le député Renaissance Ludovic Mendes les étudiants, réfugiés et étrangers bénéficiant de la protection subsidiaire "ne sont pas concernés" par cette carence.  

La commission mixte paritaire (CMP) réunissant des députés et des sénateurs chargés de trouver un compromis sur le projet de loi immigration a repris mardi matin, avant un vote prévu dans chaque chambre mardi en soirée, a-t-on appris de sources parlementaires.

La Première ministre a clairement promis devant ces mêmes députés Renaissance, divisés sur le texte en débat sur l'immigration, de préserver les "valeurs du macronisme historique", selon plusieurs participants. "Je me bats pour qu’on ne perde pas nos ancres. Les valeurs du macronisme historique je les porte et j'y veille dans mes discussions avec nos interlocuteurs. Il ne se passe pas une minute sans que je veille à ce que nos valeurs soient respectées", a déclaré Borne, selon les mêmes sources. "Qu'on distingue un individu par sa volonté de travailler, étudier etc..., et non sur le fait qu’il soit français ou étranger. Je défends pied à pied ces valeurs: je ne lâcherai rien", a-t-elle ajouté.

11h22: Le psychodrame du projet de loi immigration se poursuit mardi, avec une âpre négociation focalisée sur les aides au logement, nouvelle pierre d’achoppement entre la droite et la majorité du président Emmanuel Macron qui continuent d’espérer un accord en commission mixte paritaire (CMP).

L’instance composée de sept députés et autant de sénateurs a repris ses travaux comme prévu vers 10H30. Signe des difficultés à conclure, le vote définitif prévu dans l’après-midi a été repoussé à 19H00 au Sénat et 21H30 à l’Assemblée.

A la chambre basse, où le sujet divise la majorité, l’issue du vote en cas d’accord au sein de cette commission est très incertain et fait peser le risque d’une grave crise pour la macronie.

Plusieurs dizaines d’articles restent encore à examiner par la CMP, à commencer par celui concernant l’aide personnalisée au logement (APL), que la droite souhaite conditionner à cinq ans de résidence pour les étrangers - deux ans et demi pour ceux qui travaillent - contre six mois actuellement.

Un durcissement que Bruno Retailleau croyait avoir obtenu auprès d’Elisabeth Borne, à qui il a demandé de « respecter ses engagements ». « La question est cruciale » et à ce stade « le chemin n’est pas trouvé » pour aboutir à un compromis, a ajouté le chef des sénateurs LR.

La Première ministre, qui veut éviter que le sujet divise sa majorité, est attendue dans la matinée à la réunion des députés Renaissance.

« Nous voulons un délai de carence » pour l’obtention de l’aide au logement, a insisté le président des Républicains Eric Ciotti sur BFMTV et RMC. Il a entrouvert une porte en indiquant que son parti n’avait « pas de ligne fixée » sur la durée de ce délai, qui « sera débattue ce matin ».

Selon plusieurs sources parlementaires, un atterrissage se dessine sur un délai réduit à trois mois de résidence pour les étrangers qui travaillent. « Il faudra bien que les choses se débloquent », a estimé la députée LR Annie Genevard sur franceinfo, disant avoir « bon espoir » que la CMP, dont elle est membre, « soit conclusive », même si « on en a au moins pour la journée, peut-être même la soirée ».

10h43: La base d'un accord sur la question des APL a été trouvée entre la majorité et Les Républicains, selon BFMTV. "Les étrangers qui travaillent en France pourront y avoir droit après trois mois de carence. Ceux qui ne travaillent pas devront attendre cinq ans. Les étudiants, eux, ne sont pas concernés", indiquent nos confrères.

10h30: Signe des difficultés à conclure, le vote définitif prévu dans l’après-midi a été repoussé à 19H00 au Sénat et 21H30 à l’Assemblée. A la chambre basse, où le sujet divise la majorité, l’issue du vote en cas d’accord au sein de cette commission est très incertain et fait peser le risque d’une grave crise pour la macronie.

10h21: Le point sur ce que l'on sait ce matin

Le conclave de députés et sénateurs qui doit décider du sort de la loi immigration doit reprendre ce matin à 10h30, après s’être interrompu dans la nuit, butant sur des désaccords de dernière minute entre l’exécutif et la droite qui font planer des nuages sur ce texte comme sur l’avenir du quinquennat d’Emmanuel Macron.

Déjà freinée dès son démarrage à 17H00 par une suspension de 4 heures, cette commission mixte paritaire (CMP), que beaucoup pensaient voir se terminer dans la soirée, a finalement été arrêtée à minuit trente, et ne reprendra que mardi à 10H30, avec encore plusieurs dizaines d’articles à examiner.

Alors qu’un accord se dessinait entre la droite et le camp présidentiel, les négociations ont pâti d’un différend inattendu sur les allocations familiales. La droite veut conditionner les prestations sociales à cinq ans de présence sur le territoire (30 mois pour ceux qui travaillent), y compris les aides personnalisées au logement (APL), que la majorité souhaite au contraire voir échapper à ces restrictions.

Cette position macroniste « n’est pas conforme » aux « engagements », a protesté sur le réseau social X le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau.

Le patron des députés Renaissance Sylvain Maillard, a reproché au parti de droite Les Républicains de ne « pas tenir » l’accord conclu avant la CMP. La mesure devenue crispante au point de menacer le texte dans son intégralité a d’ores et déjà été repoussée à la fin des débats, le temps de trouver un nouvel accord. Une délégation de députés de la majorité chargés du projet de loi sur l’immigration a fait un passage rapide à Matignon lundi soir avant de retourner siéger.

Cette CMP est « une mascarade de démocratie », a fustigé la cheffe de file du groupe La France insoumise Mathilde Panot, appelant à l’unisson de plusieurs élus de gauche au retrait du texte. L’exécutif avait promis de le faire en cas d’échec de la CMP.

09h26: Invité sur le plateau de Sonia Mabrouk, Sylvain Maillard, président du groupe Renaissance à l'Assemblée nationale et député de Paris, s'est exprimé sur le projet de loi immigration et le conflit avec les Républicains. «Nous avions un accord avec les Républicains et les APL, les aides personnalisées au logement, n'ont jamais fait partie de cet accord.

Les Républicains ont soulevé ce point en début de commission mixte paritaire et nous avons décidé de bloquer la commission mixte paritaire parce que nous n'acceptons pas les conditions qu'ils nous posent, c’est très clair», a-t-il indiqué sur CNEWS

.08h30: Invité sur France 2 ce matin, Gérald Darmanin se dit « confiant sur un accord en fin de journée sans doute début de soirée », mais reconnaît « un texte difficile ». Le ministre de l'Intérieur a précisé la question des aides sociales versées aux étrangers, principal point de blocage. Les étudiants ne devraient pas être concernés par le texte. « Le problème n'est pas les étrangers mais ceux qui ne viennent pas pour travailler en France », indique-t-il.

 

07h52 - Pour Bruno Retailleau, le gouvernement ne tient pas ses engagements : « Ce qui a causé ce trouble n'est pas un caprice mais que le gouvernement ne tient pas ses engagements », estime-t-il. Le Républicain et membre de la CMP défend les débats autour du versement des prestations sociales, « une question clef » selon lui. Il défend le délai de carence de cinq ans sur le versement de l'aide pour le logement (APL). « Jamais Emmanuel Macron ne m'a appelé », réfute Bruno Retailleau, en référence à l'information de franceinfo selon laquelle le président serait intervenu en marge des négociations.

06h42: Ce devait être une simple formalité, mais cela a tourné au fiasco... La réunion des députés et sénateurs qui doit décider du sort de la loi immigration doit reprendre ce matin à 10h30, après s'être interrompu dans la nuit, butant sur des désaccords de dernière minute entre l'exécutif et la droite qui font planer des nuages sur ce texte comme sur l'avenir du quinquennat d'Emmanuel Macron. 

Déjà freinée dès son démarrage à 17 h par une suspension de 4 heures, cette commission mixte paritaire (CMP), que beaucoup pensaient voir se terminer dans la soirée, a finalement été arrêtée à minuit trente, et ne reprendra que mardi à 10 h 30, avec encore plusieurs dizaines d'articles à examiner. Alors qu'un accord se dessinait entre la droite et le camp présidentiel, les négociations ont pâti d'un différend inattendu sur les allocations familiales.

La droite veut conditionner les prestations sociales à cinq ans de présence sur le territoire (30 mois pour ceux qui travaillent), y compris les aides personnalisées au logement (APL), que la majorité souhaite au contraire voir échapper à ces restrictions. Cette position macroniste "n'est pas conforme" aux "engagements", a protesté sur le réseau social X le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau.

Le patron des députés Renaissance Sylvain Maillard, a reproché au parti de droite Les Républicains de ne "pas tenir" l'accord conclu avant la CMP.

La mesure devenue crispante au point de menacer le texte dans son intégralité a d'ores et déjà été repoussée à la fin des débats, le temps de trouver un nouvel accord. Une délégation de députés de la majorité chargés du projet de loi sur l'immigration a fait un passage rapide à Matignon lundi soir avant de retourner siéger.

Cette CMP est "une mascarade de démocratie", a fustigé la cheffe de file du groupe La France insoumise Mathilde Panot, appelant à l'unisson de plusieurs élus de gauche au retrait du texte. L'exécutif avait promis de le faire en cas d'échec de la CMP.

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Vos réactions

Portrait de KERCLAUDE
20/décembre/2023 - 07h46

Et maintenant la NUPES sur les plateaux TV pour se plaindre .......

Portrait de Jeje82000
20/décembre/2023 - 06h34 - depuis l'application mobile

ça fera fermer la bouche a cette gauche chiasse collabo qui sert a rien

Portrait de alucardx85
20/décembre/2023 - 00h54
Le Suisse a écrit :

"Un débat inutile. L'exemple typique des bureaucrates. Si l'APL est un droit‚ il ne suffit pas à régler l'intégralité du loyer et des charges. Il y a toujours un résiduel. Et ce résiduel est pris sur les aides sociales."

c'est moi ou cela ne veut rien dire? le residuel des aides sociales est pris sur les aides sociales ?

C'est vous... Vous déformez les propos pour pouvoir les dénoncer.

Portrait de COLIN33
19/décembre/2023 - 23h29 - depuis l'application mobile

23h30 la loi est votée, j'espère que de nombreux français comme moi se souviendront de toutes les magouilles de ce gouvernement aux prochaines élections

Portrait de Ocarina
19/décembre/2023 - 21h24

De toute façon, la Macronie est un parti de bâtards issus d'un mauvais mélange entre des PS et des centres gauche qui est voué à disparaître et on va revoir comme avant une opposition droite et extrême droite vs gauche et extrême gauche.

"Les ministres Rousseau, Retailleau et Vergriete menacent de démissionner"

Quand on a des couilles, on démissionne point barre...on ne fait pas du chantage à la démission.

Portrait de Electro
19/décembre/2023 - 20h40
Le Suisse a écrit :

c'est un début... 

Et surtout il est grand temps....le ver est déjà dans le fruit.

Portrait de MICMAH458
19/décembre/2023 - 20h18

Cela commence à craquer de partout, en ce bon royaume de France, faisant sauter la mince couche de vernis du macronisme.  Comme il y a un peu plus de 200 ans, il faudra bien faire tomber quelques têtes dans ce gouvernement de bras cassés, et cette fois pas que des lampistes.

Portrait de COLIN33
19/décembre/2023 - 19h23 - depuis l'application mobile

Mérite a tout ceux qui s'opposent à Macron, Borne et surtout tout ceux qui restent fidèles à leurs idées

Portrait de msc2006
19/décembre/2023 - 19h18

tu est élus grace a Macron  tu votes les lois Macron tu est ministre soit tu votes soit tu dégages 

marre des ni oui ni non mais ok pour le chéque   il faut des PASQUA a chaques ministéres 

Portrait de Amandecroquante
19/décembre/2023 - 19h16

En fait l’aile droite de Macron va créer le RPR et l’aile gauche le PS.

Ca permet de se battre pour la bonne soupe et pas pour les valeurs 

Portrait de imposteur
19/décembre/2023 - 19h12

Et oui le ps redevient le PS , et pour une fois les magouilles Macronistes ne passerront pas,  le fusible de la borne electrique va bientot sauter ....

Portrait de Marine70
19/décembre/2023 - 19h06 - depuis l'application mobile
Royalcanin1 a écrit :

Quand j'entends que c'est un texte dur, je suis mort de rire.

Les gauchistes, bande d'incompétents criminels, on n'est pas à 10% de la dureté qu'il faudrait pour se débarrasser des parasites que vous nous avez importés pour faire élire vos trous du cul de députés et représentants.

@Royalcanin1
bien dit +10000

Portrait de bergil
19/décembre/2023 - 18h12
LEON a écrit :

" la base d'un accord a été trouvé entre la majorité et les républicains ..." le parti de Macron ne peut pas être appelé " majorité " car il compte 177 députés sur 571 , et 20  sénateurs sur 348 , ce qui ne lui confère pas le titre de " majorité " , il est minoritaire .

" majorité " c'est énervant d' entendre ou de lire cela de la part des médias , c'est à croire que les journalistes ont reçus des ordres en haut lieu !

Portrait de bergil
19/décembre/2023 - 18h12
LEON a écrit :

" la base d'un accord a été trouvé entre la majorité et les républicains ..." le parti de Macron ne peut pas être appelé " majorité " car il compte 177 députés sur 571 , et 20  sénateurs sur 348 , ce qui ne lui confère pas le titre de " majorité " , il est minoritaire .

" majorité " c'est énervant d' entendre ou de lire cela de la part des médias , c'est à croire que les journalistes ont reçus des ordres en haut lieu !

Portrait de Freddy76
19/décembre/2023 - 17h46

dans  l os melenchon 

faut arrêter de faire la  politique de l autruche 

il faut taper fort sur cette immigration et envoyer un signal fort 

le en pour info c’est des millions d électeurs arrêtons de les stigmatiser 

Portrait de Le Suisse
19/décembre/2023 - 17h22
Lysie a écrit :

Juste une question..Si un étranger travaille 3 mois et une semaine aura t'il droit aux APL ?? Si c'est le cas il travaille juste 3 mois,  il arête et il les touche !! Cela ne sert à rien de mettre ce genre de condition ..Ce délai n'est pas suffisament long pour dissuader les profiteurs 

c'est un début... 

Portrait de biolay
19/décembre/2023 - 16h30
Ocarina a écrit :

Dans cette affaire, les cocus sont les dupes qui ont proposés une motion de rejet au plan Macron déjà dénudé par rapport au plan du sénat et comme ils n'ont que 2 neurones, ils n'ont pas réfléchi 5 secondes que les LR et le RN allaient aussi la voter (même si ce n'était pas pour les mêmes raisons, les premiers la trouvant trop dure et les seconds trop laxiste).

Finalement les géniaux initiateurs de cette proposition de rejet, vont se retrouver avec une loi plus dure ; bien fait pour leurs gueules, même si cette proposition de loi reste encore bien trop laxiste.

C'est sur qu'aujourd'hui, la nupes et les pastèques doivent mesurer la taille de l'immense boulette de leur part qu'a été cette fameuse motion de rejet !! smileysmiley

Portrait de COLIN33
19/décembre/2023 - 14h12 - depuis l'application mobile

Macron et son gouvernement nous aurons tout fait subir en n'ayant pas la majorité parlementaire et un vote pour Macron afin d'écarter le RN, l'abstention des français ne va faire qu'augmenter puisque les députés élus n'ont pas droit à se prononcer , il serait temps de renverser la table !

Portrait de Ocarina
19/décembre/2023 - 13h18

Dans cette affaire, les cocus sont les dupes qui ont proposés une motion de rejet au plan Macron déjà dénudé par rapport au plan du sénat et comme ils n'ont que 2 neurones, ils n'ont pas réfléchi 5 secondes que les LR et le RN allaient aussi la voter (même si ce n'était pas pour les mêmes raisons, les premiers la trouvant trop dure et les seconds trop laxiste).

Finalement les géniaux initiateurs de cette proposition de rejet, vont se retrouver avec une loi plus dure ; bien fait pour leurs gueules, même si cette proposition de loi reste encore bien trop laxiste.

Portrait de Lysie
19/décembre/2023 - 13h10

Juste une question..Si un étranger travaille 3 mois et une semaine aura t'il droit aux APL ?? Si c'est le cas il travaille juste 3 mois,  il arête et il les touche !! Cela ne sert à rien de mettre ce genre de condition ..Ce délai n'est pas suffisament long pour dissuader les profiteurs 

Portrait de Le Suisse
19/décembre/2023 - 12h24

Selon plusieurs sources parlementaires, un atterrissage se dessine sur un délai réduit à trois mois de résidence pour les étrangers qui travaillent.

tiens je croyais qu'il y avait uniquement des travailleurs? Un qui bosse et qui fait venir toute sa famille et banco. En Suisse il faut prouver que tu peux subvenir aux moyen de ta famille (sans aide sociale) avant qu'ils n'autorise l'arrivée de la famille. Ils vont aussi vérifier que la taille du logement est en accord avec le nb d'occupants...

Portrait de Marine70
19/décembre/2023 - 12h08 - depuis l'application mobile

quel cinéma .,
Des APL pour les étrangers, on est dans le délire .

Portrait de Jarpy
19/décembre/2023 - 10h55

Pécresse a fait 4% et macron 54% de la moitié de la moitié des votants.

Conclusion : il faut voter 

Portrait de Le Suisse
19/décembre/2023 - 08h48
alucardx85 a écrit :

"La droite veut conditionner les prestations sociales à cinq ans de présence sur le territoire (30 mois pour ceux qui travaillent), y compris les aides personnalisées au logement (APL)".

Un débat inutile. L'exemple typique des bureaucrates. Si l'APL est un droit‚ il ne suffit pas à régler l'intégralité du loyer et des charges. Il y a toujours un résiduel. Et ce résiduel est pris sur les aides sociales.

Donc si on supprime ces aides sociales‚ on reste créditeur au niveau immobilier. À part si on a quelques "extras" de cage d'escalier‚ on ne peut pas vivre juste avec les APL. C'est même pas un sujet en fait.

"Un débat inutile. L'exemple typique des bureaucrates. Si l'APL est un droit‚ il ne suffit pas à régler l'intégralité du loyer et des charges. Il y a toujours un résiduel. Et ce résiduel est pris sur les aides sociales."

c'est moi ou cela ne veut rien dire? le residuel des aides sociales est pris sur les aides sociales ?

Portrait de Electro
19/décembre/2023 - 09h59

Vive 2027 que l'on vire définitivement cette bande de charlots  !

Des compromis restent toujours des solutions bancales.

Portrait de alucardx85
19/décembre/2023 - 07h53

"La droite veut conditionner les prestations sociales à cinq ans de présence sur le territoire (30 mois pour ceux qui travaillent), y compris les aides personnalisées au logement (APL)".

Un débat inutile. L'exemple typique des bureaucrates. Si l'APL est un droit‚ il ne suffit pas à régler l'intégralité du loyer et des charges. Il y a toujours un résiduel. Et ce résiduel est pris sur les aides sociales.

Donc si on supprime ces aides sociales‚ on reste créditeur au niveau immobilier. À part si on a quelques "extras" de cage d'escalier‚ on ne peut pas vivre juste avec les APL. C'est même pas un sujet en fait.

Portrait de imposteur
19/décembre/2023 - 07h40

On est probablement le seul pays du monde à débattre sur le sujet de " doit on prendre en charge les frais médicaux des étrangers en situations irrégulieres "      alors qu'il faut 2 mois pour passer un IRM et que les délais s'allonge de plus en plus pour voir un médecin, on acceuil encore du migrants qui cotisent jamais, .....   la France à les poches trouées , et les Français sont aveugles,  on ne peux pas vouloir un bon system de santé et en même temps continuer de creuser sans fond le deficit, il faut choisir...

Portrait de COLIN33
19/décembre/2023 - 07h01 - depuis l'application mobile

Pourvu que ça capote pour recadrer Macron et sa bande de bras cassés