06/12 13:31

Huit personnes âgées de 19 à 22 ans en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur l'incendie qui avait fait 10 morts, dont quatre enfants, il y a près d'un an à Vaulx-en-Velin, près de Lyon

Huit personnes se trouvaient mercredi en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur l'incendie qui avait fait 10 morts dont quatre enfants il y a près d'un an à Vaulx-en-Velin, près de Lyon, a-t-on appris de source judiciaire. Âgés de 19 à 22 ans, les suspects, déjà connus des services de police pour des faits de violence ou de trafic de stupéfiants, ont été interpellés mardi, a précisé cette source, pour laquelle il faut "rester prudent sur les suites judiciaires données à l'issue des auditions".

Ils sont soupçonnés d'avoir régulièrement squatté le hall de l'immeuble sinistré, qui était devenu un point de deal, selon plusieurs témoignages de riverains. Les investigations, notamment des témoignages et des analyses de téléphonie, ont permis de formuler l'hypothèse de la présence de plusieurs d'entre eux sur les lieux du drame, le jour des faits.

Dans la nuit du 15 au 16 décembre 2022, peu après 3H00, un incendie s'était déclaré dans cette copropriété de sept étages située dans un quartier populaire en cours de rénovation urbaine. La fumée et les flammes s'étaient propagées depuis le rez-de-chaussée. Dix personnes avaient trouvé la mort, dont quatre enfants, et 24 avaient été blessées, dont quatre grièvement.

Quelque 170 pompiers et 65 engins avaient été mobilisés pour venir à bout de l'incendie. Trois jours plus tard, le parquet de Lyon avait annoncé l'ouverture d'une information judiciaire notamment pour "dégradation volontaire par incendie ayant entraîné la mort".

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, qui s'était rendu sur place, avait évoqué l'existence d'un squat dans l'immeuble et de points de deal dans la rue, tout en soulignant qu'aucune hypothèse n'était écartée.

La vétusté du bâtiment, une copropriété dégradée pour laquelle la métropole de Lyon avait voté un plan de sauvegarde, avait également été avancée. Selon la source judiciaire, l’hypothèse d'un incident électrique a depuis été écartée par les experts. Le feu semble avoir débuté au niveau d'un canapé posé dans le hall par les squatteurs, a-t-elle précisé.

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