france info L'avocate de Gabriel Matzneff a indiqué que l'écrivain était "outré" devant une "campagne calomnieuse et mensongère", au lendemain des révélations d'une nouvelle accusation de viols sur mineure à son encontre provenant d'une femme âgée d'une cinquantaine d'années.
"Les accusations de cette personne dénommée +Bérénice+ sont une invention de toutes pièces, Gabriel Matzneff confirme qu'il ne la connaît pas, ne l'a jamais vue", assure dans un communiqué transmis à l'AFP Me Isabelle Coutant-Peyre. "Si son père a eu des gestes incestueux à son égard, qu'elle le dise c'est son droit.
En revanche, si elle croit habile de mêler (Gabriel Matzneff) à ce drame familial, c'est uniquement pour que les médias en fassent écho, c'est évident", dit ce conseil, assurant que son client envisage "de déposer une plainte pour dénonciation calomnieuse contre cette personne".
Bérénice* a écrit le 10 octobre au parquet de Paris, demandant à être auditionnée pour des faits remontant à plusieurs décennies, potentiellement prescrits, et le parquet a ouvert le 23 octobre une enquête préliminaire, confiée à l'Office des mineurs. Elle accuse son père adoptif, qui était médecin, d'avoir été "complice" en la droguant entre ses 4 et 13 ans avant qu'elle ne soit violée par Gabriel Matzneff, aujourd'hui âgé de 87 ans, et qu'il la viole lui-même, selon son avocat Me Rodolphe Costantino, qui la représente avec Me Marie Grimaud.
Les viols dénoncés par Bérénice auraient été commis à Paris, dans un contexte de "cercles mondains et d'influence, au sein desquels quelques-uns de leurs membres partageaient une certaine idée de la pédophilie voire même en partageaient une certaine pratique", accuse un courrier des avocats de la requérante au parquet, consulté par l'AFP.
Bérénice entend transmettre à la justice à titre de preuves des éléments recueillis au domicile de ses parents adoptifs, désormais décédés.
Selon Me Coutant-Peyre, si M. Matzneff "a été lié d'amitié avec son père", un "respectable médecin, candidat sans succès à l'Académie française, et qui aimait à donner des déjeuners ou des dîners mondains dans son superbe appartement de la rue du Bac, y conviait des gens du Tout-Paris, hommes politiques, écrivains", l'écrivain "n'y a jamais vu la présence d'enfants", "ne les a jamais croisés, ni a fortiori connus", affirme l'avocate. (*la requérante a demandé l'anonymat)
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