24/10/2023 07:16

Un tribunal russe a ordonné le placement en détention provisoire jusqu'au 5 décembre de la journaliste russo-américaine Alsu Kurmasheva, arrêtée la semaine dernière

Un tribunal russe a ordonné  le placement en détention provisoire "jusqu'au 5 décembre" de la journaliste russo-américaine Alsu Kurmasheva, arrêtée la semaine dernière, devenant le second reporter américain détenu dans le pays. La Russie mène une vaste campagne de répression à l'encontre des médias indépendants, ONG, avocats et opposants depuis le début de son assaut contre l'Ukraine en février 2022.

La journaliste a été arrêtée mercredi et est accusée de manquements liés à son inscription au registre des "agents de l'étranger" alors qu'elle était engagée dans "la collecte intentionnelle d'informations concernant des activités militaires" pouvant être dommageables pour "la sécurité de la Russie", a indiqué le tribunal la semaine dernière.

Mme Kurmasheva, qui travaille pour le média américain Radio Free Europe/Radio Liberty (RFE/RL), risque jusqu'à cinq ans de prison. Son président par intérim, Jeffrey Gedmin, a appelé à la "libération immédiate" de sa journaliste.

Le statut d'"agent de l'étranger", qui rappelle le qualificatif soviétique d'"ennemi du peuple", impose aux personnes ou entités visées des contraintes administratives et un contrôle financier très lourd. Il oblige également à accompagner toute publication, y compris sur les réseaux sociaux, de ce label.

Certains des critiques les plus respectés du président russe Vladimir Poutine figurent parmi ces "agents de l'étranger", comme le prix Nobel de la Paix et rédacteur en chef du journal indépendant Novaïa Gazeta, Dmitri Mouratov. Mme Kurmasheva, qui réside d'ordinaire à Prague avec son mari et ses deux filles adolescentes, s'était rendue en Russie pour une "urgence familiale" le 20 mai mais n'avait pas pu repartir car ses passeports américain et russe lui ont été confisqués.

Selon le site internet Tatar Inform, elle avait été condamnée à une amende le 11 octobre dernier pour ne pas avoir déclaré sa citoyenneté américaine aux autorités russes.

D'après ce média, qui cite des sources policières anonymes, elle a notamment travaillé sur la mobilisation par l'armée d'enseignants.

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Vos réactions

Portrait de Carrouget
24/octobre/2023 - 08h00

Une chose est certaine c'est que les journalistes sont autorisés à venir sur le terrain...ce qui n'est pas le cas à Gaza...