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Incendie meurtrier à Strasbourg en février 2020: Les accusés ont été condamnés à 23 ans et 4 ans et demi de prison par la Cour d’assises du Bas-Rhin

La Cour d’assises du Bas-Rhin a condamné lundi à 23 ans de réclusion criminelle Sassoun Azarian pour l’incendie « volontaire » d’un immeuble de Strasbourg en 2020 qui avait fait cinq morts, et à quatre ans et six mois de prison Munasar Ali Abdullahi pour non assistance à personne en danger.

Dans la matinée, l’avocat général, Alexandre Chevrier, avait requis une peine de 25 ans de réclusion à l’encontre de Sassoun Azarian, estimant qu’il avait « volontairement » lancé un mégot dans la colonne électrique de l’immeuble, et de 12 ans de réclusion à l’encontre de Munasar Ali Abdullahi, pour « complicité ». Les deux hommes encouraient la perpétuité.

A l’annonce du verdict, Sassoun Azarian, jeune homme de 24 ans d’origine azerbaïdjanaise, a dénonce une décision « injuste » et « raciste », interrompant le président de la Cour, Antoine Giessenhoffer. Il a également été jugé coupable de non assistance à personne en danger.

Son avocat, Me Randall Schwerdorffer, a dénoncé un verdict fondé sur « une intime impression » plutôt que sur une « intime conviction ». « Il est bien évident que nous ferons appel, car il nous paraît évident que le caractère volontaire (de l’incendie) ne peut pas être démontré dans cette affaire », a souligné l’avocat, qui avait réclamé que les jurés se penchent sur l’aspect « involontaire » du départ de feu.

A l’inverse, la cour a acquitté Munasar Ali Abdullahi pour les charges d’incendie volontaire ayant entraîné la mort. Elle l’a condamné uniquement pour non assistance à personne en danger, prononçant une peine de prison proche des cinq années encourues, assortie d’un mandat de dépôt.

« Cet acquittement nous satisfait », a réagi auprès de l’AFP Michaël Wacquez, son avocat. « On estime que Munasar Ali Abdullahi n’a pas les facultés mentales pour prendre des décisions dans des situations extrêmes, la peine prononcée pour le délit connexe reste difficile à admettre », a-t-il poursuivi, indiquant qu’il allait étudier la possibilité de faire appel.

Tout au long des cinq jours de procès, la question des facultés mentales de ce jeune homme de 25 ans s’est posée. L’enquêtrice de personnalité a relevé chez lui « un retard de développement moteur et intellectuel », son QI a été mesuré à 53. L’expert psychiatre, au contraire, n’a décelé « aucune anomalie mentale » chez cet accusé qui « ruse, fabule et a réponse à tout ».

 

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Vos réactions

Portrait de Orwell2024
26/septembre/2023 - 15h25
GLGD a écrit :

Des policiers, des pompiers, des avocats, des magistrats, des greffiers, un avocat général, une enquêtrice de personnalité, un expert psychiatre.. tout ce beau monde alors qu'il suffirait d'1 pilote avec 1 avion.

Oui ,mais là on ne pourra pas dire travaille bâclé et un pilote à toujours besoin d'un co-pilote ,d'un contrôleur aérien etc . Aucun travail bien fait ne se fait seul ,il y a toujours quelqu'un en amont et ou en aval  !

Portrait de GLGD
26/septembre/2023 - 15h14

Des policiers, des pompiers, des avocats, des magistrats, des greffiers, un avocat général, une enquêtrice de personnalité, un expert psychiatre.. tout ce beau monde alors qu'il suffirait d'1 pilote avec 1 avion.