Rechercher

06/08 08:01

Un mois après les violences urbaines qui ont suivi la mort de Nahel à Nanterre, les communes s'activent pour réhabiliter les 750 bâtiments publics dégradés ou détruits

Un mois après les violences urbaines qui ont suivi la mort de Nahel à Nanterre, les communes s'activent pour réhabiliter les quelque 750 bâtiments publics dégradés ou détruits, en priorité les écoles pour la rentrée prévue le 4 septembre. En France, près de 250 établissements scolaires ont été pris pour cible par les émeutiers, dont une dizaine d'écoles intégralement détruites.

Plusieurs villes ont lancé des cagnottes pour répondre à la demande de leurs habitants d'aider à financer les travaux. Le 11 juillet, la Fédération française de l'assurance évaluait à environ 225 millions d'euros les dégradations commises sur les bâtiments publics de 500 communes.

A Denain (Nord), l'heure est encore à l'évaluation des coûts. Dans le théâtre partiellement brûlé, l'ensemble des enluminures et les sièges sont recouverts d'une couche de suie grasse. "La décontamination, à elle seule, c'est 500.000 euros", témoigne la maire Anne-Lise Dufour-Tonini (PS), saluant la loi sur la reconstruction adoptée le 20 juillet au Parlement.

"Cette loi permet de s'exonérer un peu de la lourdeur administrative des démarches publiques", assure-t-elle. Le maire de Neuilly-sur-Marne, Zartoshte Bakhtiari, est plus amer. "La facture des dégâts, 2 millions d'euros, c'est à 90% pour la ville. L'Etat n'aide pas: à part quelques mesures techniques (...), il n'y a rien eu", balaye l'élu DVD.

A Coulaines, près du Mans, l'accueil de la mairie a été incendié, obligeant le maire Christophe Rouillon à relocaliser l'état civil en sous-sol et la salle des mariages dans un centre de loisirs. "Quelques semaines de réflexion seront nécessaires pour définir notre besoin", indique l'élu PS, qui s'inquiète du niveau de prise en charge des assurances et d'une possible augmentation du contrat d'assurance en 2024.

Ça peut vous interesser

Ailleurs sur le web

Vos réactions