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Jean-Marc Reiser condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie de 22 ans de sûreté pour l'assassinat de Sophie Le Tan, une peine identique à celle prononcée en première instance

Le procès en appel n'aura rien changé: Jean-Marc Reiser a été condamné jeudi à la réclusion criminelle à perpétuité assortie de 22 ans de sûreté par la cour d'assises du Haut-Rhin pour l'assassinat de Sophie le Tan en 2018, une peine identique à celle prononcée en première instance. "Vous êtes reconnu coupable de l'assassinat de Sophie Le Tan", a déclaré la présidente de la Cour, Christine Schlumberger. L'accusé n'a manifesté aucune émotion à l'énoncé du verdict.

Démembrée à la scie à métaux, Sophie Le Tan avait été enterrée en lisière de forêt, sans que les recherches des enquêteurs et les nombreuses battues citoyennes organisées ne permettent de la retrouver. Le corps de l’étudiante de 20 ans avait finalement été découvert un an après par hasard, par des promeneurs en quête de champignons.

Presque cinq ans et deux procès d’assises plus tard, certaines zones d’ombre persistent, notamment la cause exacte de la mort de l’étudiante: l’état de décomposition du cadavre a empêché de la déterminer. Dans ces circonstances, deux versions s’affrontent. L’accusation soutient que Jean-Marc Reiser a sciemment élaboré un stratagème pour attirer une étudiante dans un piège, afin de l’abuser sexuellement, avant de lui donner la mort, de manière préméditée.

La défense, au contraire, s’en tient aux aveux tardifs du suspect, formulés en toute fin d’enquête, lorsque l’ensemble des experts avaient rendu leurs conclusions auxquelles il avait eu accès, comme l’a souligné la présidente de la cour d’assises du Haut-Rhin, Christine Schlumberger.

Jean-Marc Reiser a ainsi peut-être formulé des confessions a minima, cohérentes avec les preuves matérielles rapportées, mais sans en dire davantage.

Selon son récit, il avait tenté, à l’issue de la visite de l’appartement, de prendre la main de Sophie Le Tan et de lui faire la bise. Celle-ci l’avait alors repoussé en l’insultant, provoquant chez lui « un accès de fureur » et un élan de violence qui s’était traduit par de multiples coups de pied et de poing.

L’étudiante de vingt ans, poids plume (1,55 m, moins de 55 kilos) face à un logeur baraqué (1,88 m, plus de 90 kilos à l’époque), se serait alors effondrée, percutant fatalement la cuvette des toilettes.

 

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Vos réactions

Portrait de Rachelle65
29/juin/2023 - 17h15

Pauvre petite , quel enculé

Portrait de Rachelle65
29/juin/2023 - 17h15

Pauvre petite , quel enculé

Portrait de bergil
29/juin/2023 - 15h53

Cette condamnation à  perpétuité ne rime à rien et c'est une hypocrisie puisqu'il peut sortir dans 22 ans moins les ans déjà passés en taule !