28/06 22:11

Mort de Nahel : Incidents ce soir à Lyon, Lille, Toulouse et dans plusieurs villes en banlieue parisienne - Le jeune homme était connu pour 15 mentions au fichier des antécédents judiciaires

22h06: Incidents en cours à Lyon et dans plusieurs villes de banlieue parisienne

 

 

 

21h50: Dans le quartier du Mirail à Toulouse, une centaine d'individus ont jeté de projectiles sur les forces de l'ordre  en début de soirée

et un véhicule léger a été incendié, a déclaré une source policière à l'AFP.

 

21h38: A Lille, une centaine de manifestants se sont rassemblés devant la préfecture contre "les crimes de la police", et une action de "caillassage" était en cours , selon une source policière, qui a déploré "un véhicule brûlé".

21h30: Un bus est actuellement en feu place de la Treille, à Grigny. Arrivées sur place, les forces de l'ordre ont été prises pour cible.

19h03 : Selon des informations Europe 1, Nahel qui a été tué par un policier était connu pour 15 mentions au fichier des antécédents judiciaires et avait été mis en cause à cinq reprises pour des refus d'obtempérer depuis 2021.

En mars et octobre 2021, il avait été arrêté pour ce motif et les affaires avaient été classées sans suite. 

Le week-end dernier, il avait été de nouveau interpellé pour refus d'obtempérer et placé en garde à vue. Il avait alors reçu à cette occasion une convocation devant le tribunal des enfants en septembre 2023.

Par ailleurs, il était connu des services de police pour des faits de droit commun, à savoir recel et rébellion contre des policiers en 2020. En février 2022, il avait été mis en cause pour utilisation de fausses plaques d'immatriculation, recel et circulation sans assurance.

18h46: A la demande d'Emmanuel Macron, le Ministre de la ville a présenté les condoléances du gouvernement à la maman de Nahel et lui a assuré le soutien de la Nation.

17h15: Le syndicat Unité SGP Police-FO dénonce les "récupérations politiques" qui "encouragent la haine anti-flics"."Les récupérations politiques, les réactions de certains artistes voire même de sportifs sont totalement indécentes face à ce drame et encouragent la haine anti-flics", écrit le syndicat Unité SGP Police-Force ouvrière dans un communiqué. Et de défendre la présomption d'innocence des policiers en apportant "tout son soutien aux fonctionnaires de police mis en cause" et à ceux "engagés sur les violences urbaines qui découlent de cette tragédie".

 

 

15h19: "Les images choquantes" diffusées sur les réseaux sociaux d'un policier tirant à bout portant à Nanterre sur un adolescent, qui a succombé à ses blessures, "montrent une intervention qui n'est manifestement pas conforme aux règles d'engagement de nos forces de l'ordre", a estimé Elisabeth Borne. "Les images donnent à penser que le cadre d'intervention légal n'a pas été respecté", a insisté la Première ministre lors des questions au gouvernement au Sénat. Dans la matinée, Emmanuel Macron avait évoqué un acte "inexplicable" et "inexcusable". 

 

15h08: Gérald Darmanin annonce saisir la justice suite à un tweet du "groupuscule 'France police'", faisant l'"apologie de la violence" à la suite de la mort d'un adolescent lors d'un contrôle routier, hier à Nanterre. Dans un communiqué, le ministre de l'Intérieur rappelle en outre qu'il ne s'agit "en aucun cas d'un syndicat représentatif de la Police nationale".

14h12: Le point sur ce que l'on sait

Les autorités ont appelé au calme mercredi après une nuit de violences urbaines en région parisienne, notamment à Nanterre, où Nahel, 17 ans, a été tué par la police après un refus d'obtempérer, un drame qui suscite une forte émotion à travers le pays, du chef de l'Etat jusqu'à la star du foot Kylian Mbappé.

Dans une vidéo postée sur TikTok, la mère de l'adolescent a appelé à une marche blanche jeudi à 14h devant la préfecture des Hauts-de-Seine, tout près des lieux du tir mortel, en exprimant sa "révolte pour (son) fils". "Rien, rien ne justifie la mort d'un jeune", a affirmé Emmanuel Macron au troisième jour de sa visite à Marseille, évoquant "l'émotion de la Nation toute entière", quand le porte-parole du gouvernement Olivier Véran a lancé un "appel au calme".

La Première ministre Elisabeth Borne a estimé dans un tweet qu'il y avait une "exigence absolue de vérité" dans ce drame. Gérald Darmanin a appelé "au calme et à la vérité de l'enquête judiciaire". Le ministre de l'Intérieur a annoncé une réunion de sécurité à Beauvau en début d'après-midi, où doit être validée la mobilisation de 2.000 policiers et gendarmes à Paris et dans sa petite couronne. La nuit dernière, 1.200 policiers et gendarmes ont été mobilisés.

A Nanterre, où les heurts ont été les plus violents, "plusieurs bâtiments publics et privés, parmi lesquels des écoles, ont subi d'importantes et inacceptables dégradations parfois irrémédiables", a déploré la mairie, appelant à arrêter "cette spirale destructrice". "Notre ville se réveille choquée, abîmée, balafrée et inquiète par ce déferlement de violences", a déclaré le maire de la ville Patrick Jarry (DVG), très ému, ajoutant "nous voulons la justice et nous l'aurons".

Les affrontements, qui ont commencé dès la fin d'après-midi, se sont terminés vers 3H30 du matin, et se sont étendus à plusieurs autres communes des Hauts-de-Seine, de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. A Mantes-la-Jolie (Yvelines), la mairie de quartier du Val-Fourré a été incendiée. Quelques troubles et actes de vandalisme ont également été constatés en province, à Mulhouse, Dijon ou Bordeaux, selon une source policière.

Au total, 31 personnes ont été interpellées en France, 24 forces de l'ordre blessées légèrement et une quarantaine de voitures brûlées, selon le ministère de l'Intérieur.

12h34: Le maire de Nanterre, Patrick Jarry (DVG), a appelé mercredi au calme après les affrontements de la nuit qui ont suivi la mort d’un adolescent de 17 ans tué par un tir de police mardi, et a réclamé « la justice pour Nahel », lors d’une conférence de presse. « Notre ville se réveille choquée, abîmée, balafrée et inquiète par ce déferlement de violences », a déclaré M. Jarry très ému, ajoutant « nous voulons la justice et nous l’aurons ».

Les affrontements, qui ont commencé dès la fin d’après-midi mardi, se sont terminés vers 3H30 du matin, et se sont étendus à plusieurs autres communes des Hauts-de-Seine, de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. A Nanterre, dans la proche banlieue ouest de Paris, plusieurs véhicules ont été incendiés et des fusées d’artifice ont été tirées dans plusieurs quartiers, auxquelles les forces de l’ordre ont répliqué par des jets de gaz lacrymogène.

Lors de sa conférence de presse, Patrick Jarry a appelé à « arrêter cette spirale destructrice » et à une « mobilisation pacifique ».

« Avec sa famille, ses amis, nous voulons la justice pour Nahel, nous l’obtiendrons par notre mobilisation pacifique, avec ses avocats devant le tribunal et avec tous ceux qui ont la justice au coeur », a affirmé l’édile.

La mère de l’adolescent a appelé à une marche blanche en hommage à son fils jeudi après-midi devant la préfecture des Hauts-de-Seine, non loin du lieu du drame. Le maire a indiqué qu’il y participerait: « nous ne lâcherons pas », a-t-il promis. « La ville qui a toujours su se rassembler va surmonter cette terrible épreuve », a-t-il conclu.

11h55: Emmanuel Macron a jugé mercredi « inexplicable » et « inexcusable » la mort d’un adolescent, victime d’un tir policier à bout portant la veille à Nanterre, apportant aussi son soutien aux forces de l’ordre qui « s’engagent pour nous protéger ». « Rien, rien ne justifie la mort d’un jeune », a affirmé le chef de l’État au troisième jour de sa visite à Marseille, évoquant « l’émotion de la nation toute entière » et assurant « respect et affection » à la famille de Naël, 17 ans.

« Nous avons un adolescent qui a été tué, c’est inexplicable, inexcusable et d’abord ce sont des mots d’affection, de peine partagée et de soutien à sa famille et à ses proches », a déclaré Emmanuel Macron à la presse. Il a également rappelé que les forces de l’ordre étaient composées de « femmes et d’hommes qui viennent aussi de tous les quartiers de la République et s’engagent pour nous protéger et servir la République ». « Je les remercie chaque jour de cela », a-t-il complété, rappelant que leurs fonctions s’exerçaient « dans un cadre déontologique qui est défini, qui doit être respecté ».

EN DIRECT - A la demande d'Emmanuel Macron, le Ministre de la ville a présenté les condoléances du gouvernement « La justice a été immédiatement saisie: je souhaite qu’elle fasse son travail avec évidemment célérité et dans le calme que ce travail requiert, et que la vérité puisse être faite dans les meilleurs délais », a ajouté le président, alors que le drame a entraîné des violences urbaines dans les Hauts-de-Seine dans la nuit de mardi à mercredi. « Il faut du calme partout parce que nous n’avons pas besoin d’avoir en effet un embrasement, une situation qui viendrait se dégrader », a-t-il expliqué.

Au delà, il a souhaité continuer à « avancer » pour « régler les sujets du quotidien », citant « l’école », « le sport », « la sécurité » et la « réhabilitation urbaine ». « Alors que l’été arrive (...), on a beaucoup de familles, beaucoup de jeunes qui vivent dans des situations très difficiles, ce sont des familles qui ne partent pas en vacances », a rappelé le chef de l’État. « Évidemment, les esprits peuvent s’échauffer », a-t-il reconnu, mais « je souhaite qu’il n’y ait aucune manipulation ».

11h38: Élisabeth Borne a estimé ce mercredi dans un tweet qu'il y avait une "exigence absolue de vérité", au lendemain de la mort d'un adolescent tué par un policier lors d'un refus d'obtempérer, qui a entraîné dans la nuit des violences sur les lieux du drame à Nanterre et ses alentours.

"Je souhaite que notre exigence absolue de vérité permette à l’apaisement de l’emporter sur la colère", a écrit la Première ministre qui a échangé avec le maire de la ville de Nanterre Patrick Jarry pour lui dire son "émotion et (sa) détermination à faire toute la lumière sur le drame".

.

 

10h54: Emmanuel Macron a fait part mercredi en Conseil des ministres de son « émotion » après la mort d’un adolescent de 17 ans, tué par un policier lors d’un refus d’obtempérer, a assuré le porte-parole du gouvernement Olivier Véran. Olivier Véran a également lancé un « appel au calme » tandis que le drame a entraîné dans la nuit des violences urbaines à Nanterre et ses alentours.

Le président de la République « a fait part de son émotion après la la mort de ce jeune de 17 ans, il a parlé évidemment de la famille, des amis, des Français », a déclaré le porte-parole du gouvernement à l’issue du Conseil des ministres. Le chef de l’Etat a aussi exprimé le « besoin d’avoir des réponses » et le « besoin que la justice fasse son travail ».

« Nous comprenons la volonté d’avoir des réponses et nous voulons qu’elles puissent être données en toute transparence, à mesure que les éléments sont connus », a insisté Olivier Véran, lançant « un appel évidemment au calme dans cette situation très particulière avec une émotion très vive ».

Interrogé de multiples fois, notamment sur la demande de la gauche de revoir la loi de 2017 concernant le refus d’obtempérer, Olivier Véran a dit refuser d’« ouvrir quelque débat que ce soit ». « Il nous faut vraiment de la mesure », a--t-il relevé, refusant de « participer à ce mouvement de récupération ».

« On n’est pas dans un temps politique, on est dans un temps de l’émotion et dans un temps de l’enquête », a-t-il poursuivi.

Après la mort de Naël, 17 ans, tué à bout portant par un policier, des affrontements ont eu lieu dans la nuit à Nanterre et dans plusieurs villes des Hauts-de-Seine, de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Au total, 31 personnes ont été interpellées en France, 24 forces de l’ordre blessées légèrement et une quarantaine de voitures brûlées, selon le ministère de l’Intérieur.

10h49: La mère de Naël, l’adolescent de 17 ans tué par un policier mardi matin à Nanterre, appelle à une marche blanche en hommage à son fils jeudi à 14h devant la préfecture des Hauts-de-Seine. « Rendez-vous jeudi à la préfecture à 14h, marche blanche, venez tous », dit-elle dans une vidéo postée mercredi sur TikTok, avant d’ajouter: « C’est une révolte pour mon fils ».

La préfecture des Hauts-de-Seine se trouve en face de l’endroit où Naël a perdu la vie, touché par un tir de policier à bout pourtant au thorax alors qu’il était au volant d’un véhicule.

Sa mort a provoqué de graves tensions dans la nuit dans plusieurs villes de banlieue parisienne en général et des Hauts-de-Seine en particulier. « Justice pour Naël », avait aussi appelé la mère de l’adolescent dans une vidéo filmée par la militante contre les violences policières Assa Traoré à Nanterre, et diffusée sur Instagram dans la nuit.

10h35: Le porte-parole du gouvernement Olivier Véran évoque la "très forte émotion" du gouvernement après la mort du jeune de 17 ans, tué par un policier

09h16: Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin évoque, devant la presse, des "images extrêmement choquantes" et "appelle au calme et à la vérité". "En aucun cas, un geste que l’on a vu, si l’enquête devait confirmer les vidéos que nous avons vu, ne se justifie", a-t-il déclaré. Le ministre de l’Intérieur a également annoncé que "2 000 policiers et gendarmes" seraient mobilisés ce soir "pour que l'ordre public puisse être maintenu".

08h14: Le Préfet de Police est ce matin sur Cnews est fait le bilan de la nuit : "J'avais bâ ti un dispositif de police très mobile qui a du faire face à des groupes qui voulaient s'en prendre aux forces de l'ordre. Plus de 350 personnes ont été mobilisés policiers ou gendarmes. Il y a eu 42 véhicules brûlés mais aussi 24 policiers et gendarmes blessés. A noter également que 24 personnes ont été interpellées.

 

06h24: Le point sur les violences dans plusieurs villes en France cette nuit après la mort d'un jeune conducteur tué par un policier alors qu'il prenait la fuite (Images dans la vidéo ci-dessus et dans les tweets en bas de page) - Incompréhension et colère à Nanterre hier soir après la mort d'un adolescent qui a été tué par le tir d'un policier alors qu'il a a redémarré lors d'un contrôle de police. Une colère qui s'est propagée dans plusieurs villes autour de Paris. 

Selon le Figaro, des tensions ont éclaté dans plusieurs villes d'Île-de-France comme à Suresnes, à Montfermeil, à Colombes, à Asnières-sur-Seine, à Rueil-Malmaison, ou encore à Mantes-la-Jolie où la mairie de quartier du Val Fourré a été ravagée par les flammes.

De nombreux incendies ont ravagé des bâtiments à Nanterre. L'école élémentaire de Pablo Picasso était ainsi en proie aux flammes tout comme le centre de loisir des Gavroches où se trouvaient plusieurs dizaines d'animaux qui ont pu être sauvés.

Nos confrères du Parisien racontent les incidents à Nanterre  : "Dans la soirée, des tensions ont éclaté dans différents quartiers de la ville. Des véhicules et du mobilier urbain ont été incendiés et des affrontements ont eu lieu entre jeunes et forces de l’ordre."

Deux unités de forces mobiles ont été déployées dans le chef-lieu des Hauts-de-Seine pour la nuit, indique le ministère de l’Intérieur. Plus tôt, vers 19h15, une cinquantaine de jeunes s’étaient regroupés avenue Henri-Martin, avant de tirer à coups de mortiers d’artifice en direction des bâtiments. 

Dès la  fin d'après-midi, des individus ont mis le feu à plusieurs conteneurs dans la cité Zilina à Nanterre d'après une source policière à CNEWS. Pour l'heure aucun bilan sur les dégâts matériels occasionnés n'a été communiqué. Ces actes font suites à la mort d'un jeune garçon tué après un refus d'obtempérer ce matin.

Deux plaintes vont être déposées par la famille du jeune Nahel (17 ans), conducteur tué ce mardi matin après un refus d'obtempérer à Nanterre (Hauts-de-Seine). L'une va être déposée pour homicide volontaire et l'autre pour faux en écriture publique, car «les policiers ont menti en affirmant que le véhicule du jeune Naël avait tenté de les percuter et de commettre un homicide sur leur personne», a dénoncé Me Bouzrou, avocat de la famille.

Ça peut vous interesser

Ailleurs sur le web

Vos réactions

Portrait de Acker
28/juin/2023 - 08h05

Un en moins clap clap

 

Vive la police 

Portrait de Electro
28/juin/2023 - 08h02

Je goûte chaque jour de ma vie à la campagne.

Portrait de Electro
28/juin/2023 - 08h02

.

Portrait de COLIN33
28/juin/2023 - 07h48 - depuis l'application mobile

N'y a t il pas des moyens pour éviter d'en arriver à un tel résultat, qui à mon avis ne va qu'empirer vue la situation sociale en France