22/06 15:25

Explosion d'un immeuble à Paris: Un nouveau bilan fait état d'une cinquantaine de victimes, dont 6 en urgence absolue - Une personne toujours portée disparue

15h25:  Le gaz a été coupé dans un large périmètre autour de l'immeuble soufflé par l'explosion. "Environ 700 foyers et une résidence étudiante" en sont privés, "pour des raisons de sécurité", a indiqué le distributeur GRDF, en soulignant qu'"on ne peut pas avancer de cause" sur la raison du sinistre

14h54: "Dix personnes" sans solution d'hébergement, ont été relogées "dans des structures de la ville ou dans des hôtels", annonce la mairie de Paris dans un communiqué. La prise en charge se poursuivra "pour les nuits prochaines". Egalement, "40 personnes" ont été prises en charge par la cellule psychologique de la ville, "qui maintient ce dispositif d'aide". La mairie assure également que la police municipale parisienne "est déployée sur le terrain pour apporter son concours à la police nationale, notamment pour sécuriser le périmètre du sinistre".

13h39: Le point sur la situation

Les recherches se poursuivaient jeudi pour retrouver une personne toujours portée disparue dans les décombres d'un immeuble du Ve arrondissement de Paris, au lendemain d'une forte explosion d'origine indéterminée qui a fait six blessés graves, selon un nouveau bilan.

"Le bilan intermédiaire des victimes à 9H00 était de six victimes en urgence absolue, et toujours une cinquantaine de victimes au total", a indiqué le parquet de Paris à l'AFP, soulignant que "ces chiffres étaient toujours susceptibles d’évoluer. Les faits se sont produits mercredi peu avant 17h00.

Une explosion suivie d'un incendie a provoqué l'effondrement d'un immeuble abritant une école de mode privée, la Paris American Academy, rue Saint-Jacques, tout près de l'ancien hôpital militaire du Val de Grâce et de son église Notre-Dame. Selon une mère d'élève s'exprimant sur la page Facebook de l'école, il n'y avait pas d'étudiants dans les salles de cours de l'établissement mercredi, car ils assistaient à un défilé de la Fashion Week à Paris.

"Le bilan aurait pu être plus lourd" si des cours avaient eu lieu, a relevé le premier adjoint à la maire de Paris, Emmanuel Grégoire, sur franceinfo. Deux personnes avaient été portées disparues mercredi en fin de soirée. "Parmi les deux personnes qui étaient recherchées sous les décombres, l'une s'est avérée avoir déjà été prise en charge à l'hôpital.

Les recherches se poursuivent pour la seconde", a précisé jeudi matin le parquet. Sur place, le périmètre de sécurité a été largement réduit, a constaté une journaliste de l'AFP. Les pompiers autorisaient sous escorte quelques riverains à aller récupérer des affaires.

12h05: Selon une estimation de la mairie du 5e arrondissement de Paris, rapportée par BFMTV, ce matin, au moins une centaine de personnes ne peuvent pas rejoindre leur logement. Douze adresses sont actuellement fermées aux habitants par mesure de sécurité.

11h12: Sur BFMTV, le ministre délégué chargé de la ville et du logement, Olivier Klein, a assuré que "les pompiers ont probablement évité d'avoir un bilan plus lourd" grâce à leur réactivité

10h42: Le point sur ce que l'on sait

Les recherches se poursuivaient jeudi matin pour retrouver une personne toujours portée disparue dans les décombres d'un immeuble du Ve arrondissement de Paris, au lendemain d'une forte explosion d'origine indéterminée. "Les recherches se poursuivent", a indiqué la préfecture de police à l'AFP, précisant que l'une des deux personnes encore portées disparues mercredi soir était toujours recherchée.

La déflagration, dont l'origine restait indéterminée, de ce bâtiment de la rue Saint-Jacques et l'incendie qui a suivi a également fait 33 blessés plus légèrement atteints, selon le dernier bilan rendu public en soirée par le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin. "Le nombre des urgences absolues n'était pas stabilisé dans la nuit", a de son côté indiqué le parquet de Paris jeudi matin à l'AFP. "Le nombre total de victimes recensées est toujours d'une cinquantaine".

10h13: Un nouveau bilan fait état d'une cinquantaine de victimes, dont 6 en urgence absolue, selon le parquet ce matin. Les secours continuaient jeudi de tenter de retrouver une personne portée disparue dans les décombres d'un immeuble du centre de Paris abritant notamment une école de mode privée, la Paris American Academy, au lendemain d'une forte explosion d'origine indéterminée qui a fait au moins six blessés graves.

"Parmi les deux personnes qui étaient recherchées sous les décombres, l'une s'est avérée avoir déjà été prise en charge à l'hôpital" et "les recherches se poursuivent pour la seconde", a indiqué le parquet, faisant état jeudi d'un dernier bilan de six blessés graves et "une cinquantaine de victimes au total".

09h20: Contrairement à ce qui avait été annoncé plus tôt ce matin par le premier adjoint au maire de Paris, Emmanuel Grégoire, une personne est toujours portée disparue dans les décombres de l'immeuble. La préfecture de police de Paris indique au Parisien que la personne est toujours recherchée. « Une des deux personnes portées disparues a déjà été retrouvée », confirme la préfecture de police.

07h36: La dernière personne recherchée est en fait à l'hôpital et a été identifiée (Libération)

 

07h23: Des bâtiments mitoyens de celui qui a explosé ont été touchés par la déflagration et leur structure fragilisée. Au nombre de trois, ils sont "manifestement très impactés". Les immeubles situés au 273 et 275 de la rue Saint-Jacques ont donc été évacués.

06h02: Le point sur la situation ce matin après une nuit de recherche - L'effondrement d'un immeuble en plein centre de Paris mercredi après-midi après une explosion d'origine inconnue a fait 37 blessés dont quatre présentent un pronostic vital engagé, selon un bilan provisoire. Gérald Darmanin, venu sur les lieux du sinistre, dans le Ve arrondissement de la capitale, a confirmé qu'au moins deux personnes étaient encore potentiellement sous les décombres sans que l'on soit sûr, à ce stade, qu'elle soient bien disparues.

"Il n'y a eu aucune alerte précédant cette explosion. Nous ne connaissons pas son origine", a ajouté le ministre de l'Intérieur, lors d'un point presse au côté de la maire de Paris Anne Hidalgo.

"J'ai entendu une déflagration énorme qui a fait vibrer les vitres. J'ai cru à un bombardement. Ça a fait résonner dans l'appartement. J'ai eu 10 secondes de grosse inquiétude", a déclaré à l'AFP un riverain qui a requis l'anonymat. Quelque 270 pompiers et 70 engins, dont un camion spécialisé dans le sauvetage et le déblaiement des décombres, ont été engagés sur les lieux, rue Saint-Jacques, dans le quartier de l'ancien hôpital militaire du Val de Grâce.

Des experts du Laboratoire central de la préfecture de police ont également été dépêchés sur place, a constaté une journaliste de l'AFP. L'incendie qui a suivi l'explosion a été circonscrit peu avant 18h30, a déclaré le préfet de police de la capitale, Laurent Nuñez, lors d'un point presse sur place. Les pompiers ont "empêché la propagation de l'incendie à deux immeubles mitoyens qui ont été sérieusement déstabilisés par l'explosion" et "ont été évacués", a-t-il ajouté.

Les pompiers avaient fait état dans un premier temps de l'effondrement de deux immeubles. Mais selon des sources policières, un seul immeuble s'est effondré.

Emmanuel Macron, qui s'exprimait en ouverture des concerts proposés à l'Elysée pour la Fête de la musique, a eu "un mot pour toutes les victimes et leurs familles qui vivent dans l'angoisse" et remercié "les services de secours mobilisés".

Les faits se sont produits peu avant 17h00 dans un immeuble abritant une école de mode privée, la Paris American Academy, près de l'église Notre-Dame du Val-de-Grâce.

Plusieurs témoins et riverains, interrogés par l'AFP, ont dit avoir senti une odeur de gaz et entendu une "grosse explosion".

"Ça a fait un boum très fort. Je suis tombé de ma chaise de réunion, comme d'autres", a déclaré un responsable du secrétariat général de l'Enseignement catholique (Sgec), dont le bâtiment est mitoyen. "Ça a été précédé par une coupure de courant, un homme de chez nous a voulu sortir pour voir et a constaté une forte odeur de gaz dehors", a-t-il ajouté.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour "blessures involontaires par violation manifestement délibérée d'une obligation de prudence ou de sécurité". La police judiciaire parisienne en a été saisie.

Les "premiers éléments (...) nous conduisent à confirmer que cette explosion est partie de l'immeuble", a déclaré sur les lieux la procureure de la République de Paris, Laure Beccuau. "Nous comptons évidemment sur les victimes en urgence relative pour nous donner de premiers éléments d'investigation et de compréhension sur ce qui a pu se passer", a-t-elle ajouté.

Selon la maire du Ve arrondissement, Florence Berthout, le bruit de l'explosion "tout à fait énorme" s'est propagé "dans une partie de l'arrondissement". Des vitres ont explosé à plus de 400 mètres de l'immeuble, a constaté une journaliste de l'AFP. Alexis, 23 ans, qui habite la rue Saint-Jacques, a décrit de "la fumée, des débris aussi et des feuilles (qui) volaient".

"On savait pas si on sortait dans la rue s'il allait se passer quelque chose, on savait pas si c'était terroriste. Le bâtiment en face a pris feu, plein de vitres ont explosé", a-t-il ajouté.

Un périmètre de sécurité a été installé, a constaté une journaliste de l'AFP, mais des riverains ont été autorisés en soirée à rentrer chez eux dans une partie de la rue du Val de Grâce. "Une cellule d'accueil a été ouverte dans la mairie du 5e arrondissement afin d'accueillir, de prendre en charge et d'informer les victimes et les habitants impactés", a indiqué la municipalité. Le drame de mercredi rappelle celui du 12 janvier 2019. Ce jour-là, une forte explosion provoquée par une fuite de gaz avait soufflé la rue de Trévise, dans le IXe arrondissement de Paris, tuant quatre personnes dont deux pompiers, en blessant 66 autres et laissant quelque 400 sinistrés.

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