07/04 16:31

Une enquête ouverte sur des boucles de discussion Telegram utilisées par le groupe d'extrême droite "FRDETER" qui y échangeait des propos racistes et des appels à la violence

Une enquête a été ouverte sur des boucles de discussion Telegram utilisées par le groupe d'extrême droite "FRDETER" qui y échangeait des propos racistes et des appels à la violence, a indiqué à l'AFP une source proche de l'enquête et le parquet de Paris.

L'enquête a été confiée à la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) et aux gendarmes de l'Office central de lutte contre les crimes contre l'humanité et les crimes de haine (OCLCH), a ajouté le parquet sans préciser les infractions retenues.

L'enquête a été ouverte pour "apologie du terrorisme, menaces de mort ou autres crimes, incitation à la haine ou à la violence notamment", a précisé à l'AFP une source proche de l'enquête.

Selon une autre source proche du dossier, c'est la Sous-direction antiterroriste (Sdat) qui a été saisie pour la DCPJ.

Lundi, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, avait dit travailler "aux suites judiciaires à donner" concernant ces groupes de discussion utilisés par le "groupe nationaliste français Deter" (déterminés, ndlr) sur la messagerie cryptée Telegram.

Parallèlement, un signalement, via la plateforme Pharos, avait été adressé à Telegram pour obtenir leur fermeture. Depuis, la chaîne a été "fermée par Telegram", a assuré vendredi le ministère de l'Intérieur, sollicité par l'AFP.

L'avocat Nabil Boudi a de son côté indiqué à l'AFP avoir déposé une plainte contre X vendredi au Parquet national antiterroriste (Pnat) pour "association de malfaiteurs à caractère terroriste, divulgation de données personnelles d'un individu dans le but de lui nuire et provocation directe à la commission d'actes de terrorisme".

Cette plainte collective a été déposée au nom de neuf personnes, dont des personnalités politiques, a précisé l'avocat.

Ces groupes Telegram, sous surveillance depuis "fin 2022", comptaient "plusieurs centaines de comptes", avait détaillé à l'AFP une source policière. Parmi ses utilisateurs, "certains profils étaient déjà connus des services de renseignement".

L'existence de ces groupes a été révélée sur Twitter par le compte Tajmaât, qui se présente comme une "plateforme collaborative pour les Maghrébins".

Tajmaât a diffusé plusieurs captures d'écran des conversations où les utilisateurs échangent des propos racistes et des appels à des actions violentes.

Selon cette source, ces boucles ont servi "de plateformes d'échange d'idées identitaires pour permettre aux sympathisants de ces idéologies de se retrouver par région". Ensuite "des profils plus violents et extrémistes sont apparus", suscitant "d'ailleurs parfois la désapprobation d'anciens membres".

Parmi les utilisateurs, certains se présentaient comme militaires ou policiers, "mais cela reste à démontrer car beaucoup de ces comptes n'ont pas encore été identifiés", avait encore dit lundi la source policière.

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Vos réactions

Portrait de Titoon
7/avril/2023 - 16h48

Par contre pour identifier les black block et ultra gauchiasse, on ne sais pas faire....