13/03 06:50

Oscars : La comédie déjantée "Everything Everywhere All At Once" a fait une razzia cette nuit, en remportant sept prix majeurs dont ceux du meilleur film et de la meilleure actrice pour son héroïne Michelle Yeoh

La comédie déjantée "Everything Everywhere All At Once" a fait une razzia sur les Oscars cette nuit, en remportant sept prix majeurs dont ceux du meilleur film et de la meilleure actrice pour son héroïne Michelle Yeoh, première comédienne d'origine asiatique à recevoir la récompense suprême. Seul le film allemand "A l'Ouest, rien de nouveau" a réussi à exister face à ce long-métrage timbré, où s'entrecroisent un trou noir en forme de bagel et des sex toys utilisés comme nunchakus. L'adaptation du célèbre roman pacifiste sur la Première Guerre mondiale a raflé quatre Oscars, dont celui du meilleur film international. La déferlante "Everything Everywhere" était annoncée depuis des semaines.

Le film qui raconte les aventures d'Evelyn, une propriétaire de laverie surmenée soudainement sommée de sauver une multitude d'univers parallèles d'une force maléfique, avait dominé toutes les remises de prix organisées avant les Oscars. Avec son casting majoritairement asiatique, ce long-métrage loufoque s'impose comme un symbole pour Hollywood, souvent critiqué ces dernières années pour son manque de diversité. "Merci à l'Académie, ceci est l'Histoire en marche", a lancé la Malaisienne Michelle Yeoh, héroïne du film et première actrice d'origine asiatique récompensée par l'Oscar de la meilleure actrice.

Dans le film, son personnage d'immigrée chinoise doit se battre contre l'alter ego de sa fille dépressive, qui menace le "multivers" tout entier. Pour y parvenir Evelyn doit utiliser les pouvoirs de ses différentes vies alternatives, en visitant des mondes souvent complètement timbrés, où certains humains ont par exemple des doigts en forme de hot dogs.

Le duo de créateurs loufoque derrière le film, Daniel Scheinert et Daniel Kwan, s'est lui partagé l'Oscar du meilleur réalisateur. Sur scène, le premier a remercié ses parents d'avoir toujours soutenu son côté foldingue. "Merci de ne pas avoir écrasé ma créativité lorsque je faisais des films d'horreur dérangeants ou des comédies perverses, ou que je m'habillais en drag queen lorsque j'étais enfant", a-t-il lâché.

Les autres stars du film, Ke Huy Quan et Jamie Lee Curtis, ont eux fait main basse sur les statuettes des meilleurs seconds rôles. Ils ont chacun fondu en larmes sur scène. L'acteur d'origine vietnamienne, qui incarne le mari maladroit d'Evelyn dans le film, prend notamment une revanche éclatante sur une industrie qui l'avait complètement oublié.

Révélé à 12 ans par "Indiana Jones et le Temple Maudit" en 1984, il avait renoncé à sa carrière de comédien dans les années 90, face au manque d'opportunités pour les acteurs asiatiques. "Je n'arrive pas à croire que cela m'arrive à moi. C'est le rêve américain", s'est-il étonné.

Aux côtés de ce rouleau compresseur, également récompensé par l'Oscar du meilleur scénario original et du meilleur montage, le film allemand "A l'Ouest, rien de nouveau" s'est imposé comme l'autre révélation de la soirée avec quatre Oscars. Cette nouvelle version du célèbre roman sur la grande boucherie de 14-18 a été élue meilleur film international et a remporté diverses récompenses techniques (photographie, décors, bande originale).

"Merci, ça signifie tant pour nous", a déclaré son réalisateur Edward Berger, qui a piloté cette troisième adaptation du chef d'oeuvre de l'Allemand Erich Maria Remarque, la première dans la langue de Goethe. Le palmarès de la soirée a également vu Brendan Fraser rafler l'Oscar du meilleur acteur, pour son rôle de professeur obèse reclus chez lui dans "The Whale, et le réalisateur mexicain Guillermo del Toro remporter l'Oscar du meilleur film d'animation grâce à sa version sombre de Pinocchio. La soirée n'a évidemment pas fait l'impasse sur la gifle infligée l'an dernier par Will Smith à l'humoriste Chris Rock, après une blague sur l'alopécie de sa femme.

Elle a encore résonné sur scène, grâce aux nombreuses blagues du présentateur de cette année, Jimmy Kimmel. "Si quiconque dans ce théâtre commet un acte violent, (...) vous serez récompensés par l'Oscar du meilleur acteur et autorisé à donner un discours de 19 minutes", a lancé avec malice l'humoriste.

Ailleurs sur le web

Vos réactions

Portrait de Tony111
13/mars/2023 - 10h50

De plus en plus dégueu ses Oscars.  A l'image des césars ou les films sont récompensés pour ce qu'ils représentent politiquement que pour leur beauté ou leur talents. 

Fraser à fait des films superbes et même mythique comme la trilogie de la momie mais n'a jamais rien reçu,  il suffit qu'il fasse un rôle d'obése gay et dégueulasse ou on le voit sastiquer sur du porno gay et il a une récompense, idem pour les césars ou le wokisme, lgbt et féminisme hystérique d'aujourd'hui sera plus récompensé qu'un film populaire comme les tuches par exemple qui n'aura jamais rien malgré les millions d'entrées 

Portrait de lucieat
13/mars/2023 - 10h05

Je suis contente pour Brendan Fraser, c'est un acteur sympathique et qui nous a apporté beaucoup de joie dans ses films, ses comédies et films d'aventures sont une bouffée de fraicheur qui changent des films qu'on voit trop souvent ( policiers, violents, faits divers, drames psychologiques...) c'est bien qu'il ait pu montrer une autre facette de son jeu