06/03/2023 15:31

Les services de sécurité russes affirment avoir déjoué une tentative d'assassinat visant un célèbre oligarque, préparée selon eux par un groupe nationaliste piloté par les services secrets ukrainiens

Les services de sécurité russes (FSB) ont affirmé avoir déjoué une tentative d'assassinat visant un célèbre oligarque, préparée selon eux par un groupe nationaliste piloté par les services secrets ukrainiens. "Le Service fédéral russe de sécurité a déjoué un attentat organisé par les services spéciaux ukrainiens contre Konstantin Malofeïev, président du conseil d'administration du groupe Tsargrad", a déclaré le FSB dans un communiqué. Le FSB a affirmé que ce projet d'assassinat présumé avait été préparé par Denis Kapoustine, présenté comme le fondateur d'un groupe de "saboteurs" qui a revendiqué sur les réseaux sociaux une incursion la semaine dernière dans une région russe frontalière de l'Ukraine.

Selon le FSB, M. Kapoustine, un militant d'extrême droite russe né en 1984, "réside sur le territoire ukrainien et agit sous contrôle du SBU", les services spéciaux ukrainiens. Une enquête pour "attentat", "implication dans des activités terroristes" et "trafic d'explosifs" a été ouverte à son encontre par le FSB. L'AFP n'était pas en mesure de vérifier ces affirmations de manière indépendante. Konstantin Malofeïev, la cible présumée, est un milliardaire visé depuis 2014 par des sanctions européennes et américaines imposées à la Russie pour l'annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée. Il est le fondateur du groupe Tsargrad, qui comprend notamment une chaîne de télévision nationaliste et conservatrice. Selon le communiqué du FSB, l'attentat devait être commis à l'aide d'un engin explosif artisanal placé dans la voiture de M. Malofeïev.

En août dernier, le FSB avait déjà accusé les services spéciaux ukrainiens d'avoir tué de cette manière Daria Douguina, fille d'un idéologue réputé proche du Kremlin, morte dans l'explosion de sa voiture près de Moscou. Le FSB accuse également M. Kapoustine d'avoir organisé et participé jeudi dernier à l'"infiltration" ukrainienne dans la région de Briansk (sud-ouest), frontalière de l'Ukraine, qui a fait deux morts et un enfant blessé selon Moscou. La présidence ukrainienne a démenti ces allégations, y voyant une "provocation délibérée" qui vise, selon elle, à justifier l'offensive militaire que mène Moscou en Ukraine depuis plus d'un an.

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Vos réactions

Portrait de COLIN33
6/mars/2023 - 18h52 - depuis l'application mobile

Pour une fois que ce ne sont pas les russes.......