05/12 13:06

Huit personnes interpellées ce matin dans les milieux nationalistes corses dans le cadre de l’enquête portant notamment sur une conférence de presse clandestine en 2021

Huit personnes ont été interpellées lundi matin dans les milieux nationalistes corses, dans le cadre de l’enquête portant notamment sur une conférence de presse clandestine en 2021, a-t-on appris de sources judiciaire et proche du dossier. « L’appareil d’Etat français poursuit sa politique répressive à l’encontre de Corsica Libera. Ce (lundi) matin, de nombreuses interpellations visant des militants et responsables de notre parti sont en cours. Nous exigeons leur libération immédiate », a confirmé sur Twitter le parti indépendantiste Corsica Libera.

Selon une source judiciaire auprès de l’AFP, Charles Pieri, ex-chef présumé du FLNC, figure parmi les interpellés. Sulidarita, l’association de défense des prisonniers dits « politiques », a indiqué à l’AFP que le fils et le petit-fils de Charles Pieri figuraient également au nombre des interpellés.

Jeudi, trois hommes, dont le militant de Corsica Libera Pierre Paoli, également soupçonné d’avoir été à la tête du FLNC, avaient déjà été arrêtés en Corse dans le cadre de cette enquête. Deux d’entre eux, dont Pierre Paoli, ont été relâchés dimanche à l’issue de trois jours de garde à vue. Le troisième, qui était sous le coup d’un mandat d’amener, devrait être présenté dans les prochains jours à un juge d’instruction du pôle antiterroriste du tribunal de Paris pour une éventuelle mise en examen.

Les deux séries d’interpellations ont été effectuées dans le cadre d’une information judiciaire ouverte par le Parquet national antiterroriste (Pnat), notamment pour association de malfaiteurs terroriste, selon une source judiciaire. L’enquête porte notamment sur une conférence de presse clandestine.

Dans un communiqué, transmis le 2 septembre 2021 à Corse-Matin, le FLNC menaçait d’un retour à la lutte armée sur l’île si l’Etat français poursuivait « sa politique de mépris ». Sur une vidéo accompagnant le communiqué, une cinquantaine d’hommes, cagoulés, vêtus de noirs et lourdement armés entouraient un activiste qui lisait le texte signé du FLNC Union des combattants (FLNC-UC) et du FLNC du 22 octobre.

 

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