04/12 15:31

Un ministre israélien critique la plateforme Netflix pour sa décision de diffuser un film jordanien décrivant des atrocités présumées contre les Palestiniens pendant la guerre de 1948 - VIDEO

Un ministre israélien a condamné Netflix pour sa décision de diffuser un film jordanien décrivant des atrocités présumées contre les Palestiniens pendant la guerre de 1948 qui a coïncidé avec la création de l’Etat d’Israël. Avigdor Lieberman, le ministre des Finances du gouvernement sortant, a également suggéré de cesser le versement de fonds publics à un théâtre de Jaffa, dans le sud de Tel-Aviv, qui prévoit de présenter le film.

« Farha », réalisé par le cinéaste jordanien Darin J. Sallam, raconte l’histoire d’une jeune Palestinienne de 14 ans dont le village est attaqué par les forces israéliennes, qu’on voit exécuter des civils. Le film sera disponible sur la plateforme Netflix à partir de jeudi après avoir été présenté au Festival international du film de Toronto 2021.

« C’est fou que Netflix ait décidé de diffuser un film dont le seul objectif est d’inciter à la haine contre les soldats israéliens », a déclaré M.Lieberman dans un communiqué. Il a également qualifié d’« inacceptable » la décision du théâtre Al Saraya de Jaffa, qui reçoit des subventions de l’Etat, de projeter le film. « Toutes les mesures à notre disposition, y compris le refus de financement », sont nécessaires « pour empêcher cette effroyable projection ou d’autres films similaires à l’avenir », a déclaré M.Lieberman.

De son côté, le ministre israélien de la Culture Chili Tropper a déclaré que le film montrait « des mensonges et des diffamations », et qualifié de « honte » le fait que le théâtre Al Saraya prévoit de le projeter. « J’appelle la direction du théâtre à déprogrammer le film », a ajouté le ministre.

Le film a finalement été projeté mercredi soir au théâtre de Jaffa, devant lequel une quinzaine de personnes hostiles à la projection ont manifesté, a constaté un journaliste de l’AFP. « La liberté d’expression s’arrête avec l’antisémitisme », a déclaré à l’AFP Shaï Glick, l’un des manifestants israéliens.

De son côté, Dana, une Arabe venue assister à la projection qui n’a pas voulu donner son nom de famille, a affirmé que « tout le monde en Israël (devait) se confronter avec cette part de l’histoire ». « Farha » n’est pas le premier film à susciter la controverse sur les atrocités israéliennes présumées en 1948, lorsque plus de 760.000 Palestiniens ont fui ou ont été forcés de quitter leurs maisons.

Le réalisateur israélien Alon Schwarz a fait face récemment à des critiques virulentes après un documentaire sur un massacre présumé de Palestiniens à Tantura, un village au nord-ouest de ce qui est aujourd’hui Israël. Les appels à plus de transparence sur la conduite des forces israéliennes alors naissantes pendant le conflit se sont multipliés ces dernières années, y compris en Israël.



 

Ailleurs sur le web

Vos réactions

Portrait de Soulejack
4/décembre/2022 - 17h21

il faut tout montrer.les massacres perpétrés par l'armée française en Indochine et en Algérie.les massacres  perpétrés par les  américains au Vietnam ,en Irak et en Afghanistan.ainsi ceux perpétrés par les russes et les ukrainiens.il y en a encore beaucoup.la liste est trop longue.

Portrait de seb2746
4/décembre/2022 - 16h49

"Atrocités Présumées"... SAUF par le gouvernement Israélien mais par tout le reste du monde "seulement".

Vivement un film sur les enlèvements d'enfants Palestiniens et les expériences ignobles dessus, qu'on puisse enfin voir le véritable visage de ces "gens".

Heureusement que le peuple juif est contre tout ça et que certains combattent les sionistes génocidaires au pouvoir.

Portrait de El Padron
4/décembre/2022 - 16h17 - depuis l'application mobile

Quant on connaît un tant soit peu l’histoire, et donc bien entendu celle d’Israël, pays « offert » sur les terres d’autrui, il ne faut pas nier ce qui s’est passé, et encore moi s les origines du conflit.