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Projet de "méga bassines" dans les Deux-Sèvres: "61 gendarmes ont été blessés dont 22 sérieusement" lors d'affrontements violents, annonce Gérald Darmanin - VIDEO

21h04: Gérald Darmanin a annoncé que "61 gendarmes avaient été blessés, dont 22 sérieusement", lors des heurts qui ont éclaté samedi à Sainte-Soline (Deux-Sèvres) entre les forces de l'ordre et les opposants à la construction d'une retenue d'eau ("megabassine") pour l'irrigation agricole.

Dans un tweet, le ministre de l'Intérieur, qui est rentré de son département du Nord pour suivre de Paris, dans la soirée et les jours à venir, l’évolution de la situation, a fait valoir que ce bilan "démontr(ait) que ce n'était pas une manifestation pacifique mais un rassemblement très violent". "J'espère, a-t-il ajouté, que toutes les forces politiques républicaines condamneront ces violences".

16h54: Cinq gendarmes et deux manifestants ont été blessés dans les heurts qui ont éclaté lors du rassemblement organisé samedi près du chantier contesté de réserve d'eau de Sainte-Soline, a annoncé la préfète des Deux-Sèvres. "Nous comptons cinq gendarmes blessés et on nous a signalé deux blessés parmi les manifestants", a déclaré à la presse Emmanuelle Dubée, qui n'a "pas de précisions sur la nature des blessures". La préfète, qui avait publié en début de semaine des arrêtés interdisant toute manifestation dans la zone, a également fait état de quatre interpellations.

16h32: Des manifestants "antibassines" ont réussi à forcer des grilles protégeant le chantier de la réserve d'eau de Sainte-Soline (Deux-Sèvres), autour duquel de nouveaux heurts ont éclaté, a constaté samedi un journaliste de l'AFP. Une partie d'entre eux a également réussi à entrer à l'intérieur, avant d'être repoussés par les gendarmes, selon cette même source. Quelque 4 000 manifestants étaient partis en trois cortèges vers 14h00 pour contourner le dispositif de 1 500 gendarmes destiné à protéger ce chantier de réserve d'eau pour l'irrigation.

Les forces de l'ordre ont brièvement interpellé Julien Le Guet, porte-parole de "Bassines Non Merci", collectif d'associations, syndicats et groupes anticapitalistes opposés à cet "accaparement de l'eau" destiné à l'"agro-industrie", a constaté un journaliste de l'AFP, qui l'a vu ensuite avec un bandage et un filet de sang le long du nez.

Les trois cortèges se sont désormais rejoints autour du chantier, où de nouveaux heurts ont éclaté entre gendarmes et manifestants.

L'objectif des organisateurs de ce rassemblement interdit par la préfecture en raison des risques de violences est de "réussir à atteindre la bassine, à enlever toutes les grilles qui protègent le chantier, à reboucher le début du trou, empêcher la reprise des travaux", selon un tract diffusé sur place avant le départ des cortèges.

16h19: Nuages de lacrymogènes dans les plaines céréalières: les milliers de manifestants venus samedi à Sainte-Soline, dans les Deux-Sèvres, pour essayer de bloquer le chantier d'une réserve d'eau, se heurtaient samedi après-midi à un imposant dispositif de gendarmerie.

Cinq gendarmes et deux manifestants ont été blessés, indique la préfète des Deux-Sèvres, sans préciser la nature des blessures.

Quelque 4.000 manifestants, répartis en trois cortèges pour essayer de contourner les forces de l'ordre, ont très vite été bloqués par les 1.500 gendarmes déployés pour protéger le chantier, mais certains d'entre eux ont réussi à forcer un premier barrage, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Avec une surface à couvrir de plusieurs hectares, les forces de l'ordre avaient du mal à contenir la foule, dans laquelle des centaines de militants masqués ou cagoulés côtoyaient des familles et de nombreux retraités. Deux fourgons de gendarmerie sont entrés en collision lors d'une manoeuvre d'urgence.

Des gaz lacrymogènes ont été lancés et des élus arborant leur écharpe tricolore molestés, notamment la députée écologiste de la Vienne, Lisa Belluco, selon un photographe de l'AFP.

L'objectif des organisateurs? "Réussir à atteindre la bassine, à enlever toutes les grilles qui protègent le chantier, à reboucher le début du trou, empêcher la reprise des travaux", selon un tract diffusé sur place.

La préfète des Deux-Sèvres Emmanuelle Dubée avait dit samedi matin redouter "une manifestation violente" et rappelé qu'elle était "interdite", en raison des dégradations et heurts ayant émaillé un précédent rassemblement en mars.

"Sainte-Soline, c'est 720.000 mètres cubes d'eau sur plus de 10 hectares, 18 kilomètres de tuyaux pour des agriculteurs, dont pas un n'a renoncé aux pesticides. On ne veut pas que ça se fasse ici, on ne veut pas que ça se fasse ailleurs", a lancé samedi matin Melissa Gingreau, porte-parole du collectif "Bassines Non Merci", qui rassemble des associations environnementales, organisations syndicales et groupes anticapitalistes.

Avant de s'élancer, les manifestants s'étaient rassemblés dans un champ prêté par un paysan, constellé de barnums et d'un chapiteau jaune portant l'inscription "Maïs pour tous, justice nulle part".

Les réserves de substitution sont des cratères à ciel ouvert, recouverts d'une bâche en plastique et remplis grâce au pompage de l'eau des nappes phréatiques superficielles l'hiver. ElIes peuvent stocker jusqu'à 650.000 m3 (soit 260 piscines olympiques) d'eau pour irriguer l'été.

La réserve de Sainte-Soline est la deuxième d'un projet de 16 élaboré par un groupement de 400 agriculteurs réunis dans la Coop de l'eau, pour "baisser de 70% les prélèvements en été", dans cette région encore soumise à des restrictions d'irrigation après une sécheresse estivale hors norme.

"On est le 29 octobre, c'est sec partout, c'est aberrant d'accaparer toute l'eau disponible pour quelques cultivateurs de maïs", a dénoncé l'eurodéputé Yannick Jadot, présent sur place comme d'autres élus écologistes, dont la députée Sandrine Rousseau.

Le ministre de la Transition écologique, Christophe Béchu, a souligné sur France inter que le "projet n'avait pas de conséquences négatives pour les nappes" phréatiques, selon un rapport récent.

Selon cette étude du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), le projet pourrait, par rapport à la période 2000-2011, augmenter "de 5% à 6%" le débit des cours d'eau l'été, contre une baisse de 1% l'hiver, sans prendre en compte l'évaporation potentielle des futures réserves, ni la menace de sécheresses récurrentes liée au réchauffement climatique.

M. Béchu a également rappelé que le "plan signé par tout le monde il y a quatre ans" après une longue concertation entre agriculteurs, élus, autorités et associations, conditionnait l'accès à l'eau à des changements de pratiques (réduction des pesticides, plantation de haies, conversion à l'agroécologie).

Mais aucun des dix agriculteurs utilisant la première retenue "n'a souscrit de réduction de pesticides", selon Vincent Bretagnolle, membre du comité scientifique et technique de suivi (CST) du projet, et depuis la signature, plusieurs associations se sont retirées du protocole.

Denis Mousseau, président de la FNSEA 79 qui défend ce projet de stockage, a rappelé jeudi à l'AFP "la forte inquiétude" des agriculteurs locaux face à ce rassemblement.

"On ne lutte pas contre les agriculteurs, on lutte contre les outils de l'agro-industrie qui fait disparaître les paysans", a déclaré Nicolas Girod, porte-parole de la Confédération paysanne. "En 30 ans, le nombre de paysans a été divisé par trois".

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Vos réactions

Portrait de GToto
30/octobre/2022 - 09h14
L ‘€cume des choses. a écrit :

à notre dame l'objectif a été atteint, donc le projet sera abandonné selon vous, puisqu'ils font la loi ?

Je ne me fais pas d'illusions, les exemples depuis Notre Dame sont multiples.

Ces crasseux n'existaient pas dans l'après guerre, les gens avaient faim. Ils me font honte

Portrait de wicket
30/octobre/2022 - 08h23

L'extrême gauche à la manoeuvre.... Allo ! Méluche !!!

Portrait de GToto
30/octobre/2022 - 04h15

Les écolos zadistes gauchistes sont de sortie, et on les laisse faire...

après tout ils font la loi en France depuis Notre Dame Des Landes.

Portrait de autunbibractepassy
29/octobre/2022 - 20h11
L ‘€cume des choses. a écrit :

purement factuel... en fait 7 accidents du travail

Non 9 parce que je pense qu'on peut aussi considérer que les antifa sont au travail vu que ce sont les actifs qui vont payer leurs soins

Portrait de Bdhy
29/octobre/2022 - 19h02

Rika Zaraï doit se retourner dans sa tombe !

Une "super bassine" pour des bains de siège ! (finalement elle était anti-écolo avant l'heure)

Portrait de Vosegus
29/octobre/2022 - 18h32

En fait, maintenant, se sont 7 gendarmes qui sont blessés. 

Portrait de Gustave68
29/octobre/2022 - 18h19
L ‘€cume des choses. a écrit :

cinq  accidents du travail parmi les gendarmes

Bon dieu, quel manque de respect ! 

Portrait de Lilou.St.Bo
29/octobre/2022 - 17h42
L ‘€cume des choses. a écrit :

cinq  accidents du travail parmi les gendarmes

Vous êtes cynique ! 

Portrait de Vosegus
29/octobre/2022 - 17h34

Manifestation interdite mais présence de Sardine Ruisseau avec son écharpe tricolore. 

Sinon ! Des blackbloc et des antifa armés de boules de pétanque et de mortiers d'artifice, des drapeaux du PCF, des Insoumis, d'EELV et des drapeaux noirs.

-Et quoi d'autre ?  

-No comment.