28/09/2022 16:02

Plus de 600 personnes, dont des députés, réclament la mise en place d'un accès à internet dans les prisons françaises, pour faciliter la réinsertion des détenus et réduire la "fracture numérique"

Plus de 600 personnes, dont des députés, ont réclamé dans une lettre ouverte à la Première ministre la mise en place d'un accès à internet dans les prisons françaises, pour faciliter la réinsertion des détenus et réduire la "fracture numérique". "Si l'interdiction de l'accès à internet en prison n'est posée par aucune loi, elle y est pourtant totale", font valoir les signataires, qui réclament un débat public et législatif sur le sujet.

Parmi eux, des responsables d'associations et de structures d'insertion, des conseillers de probation, des avocats, des magistrats et plusieurs députés dont Ségolène Amiot (LFI), Ugo Bernalicis (LFI) et Arthur Delaporte (PS).

"L'accès à internet entre les murs est primordial pour reconnaître les personnes détenues comme sujets de droit, limiter l'exclusion sociale causée par l'incarcération et faciliter le retour à la vie libre", estiment les signataires.

En 2020, la Contrôleure générale des lieux de privation de liberté de l'époque, Adeline Hazan, avait estimé dans un rapport que cet accès devait être considéré comme "prioritaire". Elle avait considéré cette privation comme une "entrave" à de nombreux droits fondamentaux, dont la liberté d'expression, le droit à l'éducation ainsi que "le droit d'une personne détenue à la préparation de son retour au sein de la société".

Plusieurs pays ont introduit des accès contrôlés à internet en cellule, notamment l'Allemagne, la Suisse et les Etats-Unis.

En France, internet reste essentiellement consulté par les personnes détenues via des téléphones portables introduits illégalement en cellule.

Une expérimentation avait été lancée en 2009 dans certaines prisons avant d'être abandonnée.

L'administration pénitentiaire expérimente néanmoins un nouveau projet, appelé "Numérique en détention" (NED), un intranet permettant par exemple de faire des commandes en cantine ou de gérer ses créneaux de parloir.

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Vos réactions

Portrait de Pleur
28/septembre/2022 - 20h17 - depuis l'application mobile
Vosegus a écrit :

Mais ce sera le cas dès demain. Déjà avec les métropoles en zone ZFE. Plus question au petit travailleur au smic d'aller visiter sa capitale régionale avec sa Peugeot diesel. 

Voire pire, comme dans mon cas, de faire des courses car, entre mon village et la zone commerciale, il y a un bourg de 3500 habitants appartenant à une métropole qui est en zone ZFE.  

Merci les escrolos qui disent défendre les plus démunis qui ne peuvnt se payer une Tesla à 60 000 euros. 

Et demain, on leur paye le permis. Ils font du kart. Ils s’adaptent

Portrait de Vosegus
28/septembre/2022 - 19h43
piedsdansleplat a écrit :

Bientôt certains français seront plus malheureux que les prisonniers. Certains français sont privés de liberté du fait de leur condition sociale, et n'ont pas internet faute de moyen. Ceux qui les ont volé auront ainsi plus de facilité qu'eux. Mais où va-t-on ? 

Mais ce sera le cas dès demain. Déjà avec les métropoles en zone ZFE. Plus question au petit travailleur au smic d'aller visiter sa capitale régionale avec sa Peugeot diesel. 

Voire pire, comme dans mon cas, de faire des courses car, entre mon village et la zone commerciale, il y a un bourg de 3500 habitants appartenant à une métropole qui est en zone ZFE.  

Merci les escrolos qui disent défendre les plus démunis qui ne peuvnt se payer une Tesla à 60 000 euros. 

Portrait de KERCLAUDE
28/septembre/2022 - 18h36

Mais on rêve dans ce pays et qui va payer les abonnements à Internet, déjà que les détenus sont logés et nourris gratuitement ...... Et les victimes elles vont percevoir une aide....... 

Portrait de Tempura
28/septembre/2022 - 17h29

Ils ont déjà tous un iphone.