06/08 16:31

En cette année marquée par la sécheresse et la canicule, l’accès au sommet du Mont Blanc devient particulièrement difficile et périlleux - VIDEO

Crevasses béantes, chutes de pierres grosses « comme des frigos ». En cette année marquée par la sécheresse et la canicule, l’accès au sommet du Mont Blanc devient particulièrement difficile et périlleux, au grand dam des alpinistes amateurs qui rêvent de fouler le toit des Alpes.

Officiellement, aucune des sept voies menant à la cime, à 4.807 mètres, n’est fermée mais les conditions d’accès en cette fin juillet sont si dégradées que seuls les grimpeurs les plus expérimentés sont encore capables d’y parvenir, selon les spécialistes de la montagne. En cause, le déficit de neige au cours de l’hiver, qui en altitude laisse en de nombreux endroits apparaître de vastes portions de glaciers nus grisâtres – voire jaunâtres là où se sont accumulées pendant l’hiver des poussières de sable en provenance du Sahara – et hérissés de fractures.

La chaleur a fait le reste, provoquant la fonte des fragiles ponts de neige qui permettent de franchir les crevasses et entrainant des éboulements. Dans la ville de Chamonix, au pied du géant blanc, dans le Sud-Est de la France, la saison bat toutefois son plein. Les touristes se pressent vers l’Aiguille du Midi (3.842 mètres), sommet de la montagne, où ils arrivent chaque jour par milliers par la magie du téléphérique.

Mais là-haut, dans la petite grotte taillée à même la glace qui sert de vestiaire et de point de départ aux alpinistes pour de nombreuses courses en montagne – dont la traversée du glacier de la Vallée Blanche ou le Mont Blanc via la voie des « trois Monts » -, ils sont plutôt peu nombreux à chausser/déchausser les crampons en cette fin juillet.

 

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