20/04 21:00

Le Débat : Revivre en direct minute par minute les moments forts de ce face à face entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron qui se sont affrontés pendant près de 3 heures en direct

23h45: «Je ne mène pas de guerre contre la religion musulmane», a soutenu Marine Le Pen. «Les musulmans sont eux mêmes les victimes des islamistes de leur quartier. Je considère qu'interdire le voile dans l’espace public c’est défendre la République et l’égalité entre les hommes et les femmes.» Et de tacler : «Votre loi séparatisme n’a servi à rien. Qu’est-il arrivé à ceux qui n’ont pas signé la charte laïcité ?»

Emmanuel Macron riposte : « Ce qui est inquiétant dans votre démonstration, c'est le chemin qu'elle emprunte. D'une question sur le voile, vous êtes passé au terrorisme (…) vous confondez tous les problèmes », estime Emmanuel Macron qui est « pour la loi de 1905. La laïcité ce n'est pas combattre une religion. Avec moi il n'y aura pas d'interdiction ni du foulard ni de la kippa ni de n'importe quel signe religieux dans l'espace public ». « Vous allez créer la guerre civile (…) si vous interdisez le voile », juge le président sortant. 

22h41: « Vous êtes climatosceptique », estime le président sortant. « Je ne suis absolument pas climatosceptique mais vous êtes un peu climato-hypocrite », rétorque Marine Le Pen, qui accuse le président sortant de faire « le pire de l'écologie punitive. Vous avez accompagné des choses d’une grande violence pour les classes modestes. Toute cette écologie punitive est inutile et crée des souffrances et aggravent des situations de fragilité car ça tombe toujours sur les mêmes, ce qui n’ont pas les moyens», ajoute-t-elle. Et de conclure : «Oui à la transition mais dans le temps mais beaucoup moins rapide que ce qu’on impose aux Français pour pouvoir leur permettre de faire face».

Les importations qui posent le plus de problème sont « les hydrocarbures » mais «vous avez proposé la plus grosse subvention aux hydrocarbures possible car vous proposez de baisser la TVA sur ces hydrocarbures», répond Emmanuel Macron.  Emmanuel Macron réplique sur la question énergétique en affirmant que Fessenheim ne faisait plus l’objet d’investissements et que la «rentabilité de ce projet n’était plus du tout au rendez-vous».

«J’ai reposé dès 2018 le sujet de la baisse de la part de nucléaire», ajoute-t-il encore, en jugeant le programme de Marine Le Pen «intenable» car basé sur le «tout-nucléaire».

Le président sortant estime que la France doit parallèlement se «donner plus de temps sur l’éolien terrestre», et développer l’éolien en mer. «Quand on fait de l’éolien, on crée de l’emploi».

22h35: Les deux candidats se sont  opposés sur les méthodes pour protéger le pouvoir d'achat, notamment sur l'énergie, Emmanuel Macron défendant le "bouclier" déjà mis en place et son projet de "chèque alimentaire", Marine Le Pen prônant une baisse de TVA. M. Macron a reproché à son adversaire de ne pas avoir voté pour ce bouclier à l'Assemblée nationale. Le débat a commencé par des déclarations liminaires des candidats, Mme Le Pen déclarant que "le plus grand atout de la France c'est son peuple". Se disant "porte-parole des Français", elle a déploré les voir depuis cinq ans "souffrir, s'inquiéter d'un déclassement et d'une précarité qui reste généralisée".

Pour sa part, le président sortant a insisté sur cette période "de crises sans précédent" citant la pandémie de Covid-19 et la guerre sur le sol européen en Ukraine, disant vouloir "rendre notre pays plus indépendant et plus fort par son économie, par le travail, par la recherche, l'innovation, par sa culture".

21h50: Marine Le Pen, accusée par Emmanuel Macron de «parler à son banquier» lorsqu’elle évoque la Russie, réplique en se disant «totalement libre». «Ce que vous dites est faux», poursuit-elle en montrant à l'écran un tweet qu’elle a posté en 2014 dans lequel elle disait soutenir une Ukraine «libre». «Vous avez dit que la Russie devait être réarrimée à l’Europe», attaque-t-elle encore. «Est-ce que ce que je vous ai dit sur le financement du parti est faux ? Vous avez contracté ce prêt en 2015 et vous ne l’avez toujours pas remboursé», rétorque Emmanuel Macron, qui estime que cet engagement porte atteinte à l’indépendance de la candidate du RN. Marine Le Pen admet avoir demandé un prêt en Russie en raison du refus des banques françaises. «Je ne peux pas vous laisser dire qu’on ne rembourse pas. Nous remboursons tous les mois, rubis sur ongle. Nous sommes un parti pauvre, mais ce n’est pas déshonorant».

Marine Le Pen : "Si j'ai été obligée d'aller faire un prêt à l'étranger c'est parce qu'aucune banque française n'a accepté de m'accorder de prêt. Je suis une femme parfaitement libre. En 2017, vous avez reçu monsieur Poutine à Brégançon et vous avez tenu exactement les propos que je tiens. Marine Le Pen rappelle par ailleurs qu'elle a défendu l'Ukraine libre. Je ne peux pas vous laisser dire qu'on ne rembourse pas tous les mois, rubis sur l'ongle, sous le contrôle de la commission nationale de campagne. C'est assez long, mais je n'ai jamais considéré que c'était déshonorant. Je suis une patriote. Je défendrai toute ma vie la France et les Français. Ce que vous dites est faux. En 2014, j'ai fait un tweet en novembre 2014 qui soutient une Ukraine libre."

21h30: Les deux finalistes à la présidentielle Emmanuel Macron et Marine Le Pen ont démarré leur débat sur les chapeaux de roue mercredi soir en s'affrontant dès le départ notamment sur le pouvoir d'achat et les prix de l'énergie, à quatre jours du second tour. "Le plus grand atout de la France c'est son peuple", a déclaré la candidate RN, première à intervenir dans le débat, en soulignant que cela "fait des années que je vais à leur rencontre".

"Depuis cinq ans, je les ai vu souffrir, s'inquiéter d'un déclassement et d'une précarité qui reste généralisée", a-t-elle ajouté. Pour sa part, le président sortant a insisté sur cette période "de crises sans précédent" citant la pandémie de Covid-19 et la guerre sur le sol européen en Ukraine. "Les inquiétudes sont là", a-t-il dit en ajoutant avoir "essayé de prendre les bonnes décisions".

"Et je veux continuer de le faire parce que je crois d'abord que nous devons et nous pouvons rendre notre pays plus indépendant et plus fort par son économie, par le travail, par la recherche, l'innovation, par sa culture", a-t-il dit.

21h06: Voici la photo officielle du débat

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21h01:La poignée de main surprise entre les 2 candidat. Les deux adversaires se sont serrés la main en entrant sur le plateau pour un débat de 2H30, arbitré par les journalistes vedettes de TF1 et France 2, Gilles Bouleau et Léa Salamé. L'un, Emmanuel Macron, est à gauche de l'écran, l'autre, Marine Le Pen, à droite, soit le positionnement inverse d'il y a cinq ans. La candidate RN était arrivée la première vers 19h45 dans les studios d'enregistrement à Saint-Denis, se déclarant "sereine" et disant vouloir profiter du débat pour "expliquer aux Français mon projet, le vrai".

Peu après, le président sortant est entré à son tour sur les lieux, accompagné de son épouse Brigitte. Il s'est dit "concentré et prêt pour un débat qui doit nous permettre à l'un et à l'autre d'expliquer nos idées, nos projets pour la France, de clarifier aussi tout ce qui doit l'être, de part et d'autre".

"Je crois qu'on est conscient de l'importance de ce moment, j'ai aussi à répondre de tout ce que nous avons fait durant les 5 années qui viennent", a-t-il ajouté dans un lapsus qu'il espère prophétique.

 

21h00: Début du débat Marine Le Pen / Emmanuel Macron

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20h51: Le décor est planté: les deux finalistes à la présidentielle Emmanuel Macron et Marine Le Pen se font face mercredi soir lors d'un débat télévisé à gros enjeux à quatre jours du second tour. Température ambiante: 19 degrés. Temps de parole: 2h30 à partir de 21h00. L'un, Emmanuel Macron, sera à gauche de l'écran, l'autre, Marine Le Pen, à droite soit le positionnement inverse d'il y a cinq ans. Et pour les arbitrer dans un studio de la Seine-Saint-Denis: les journalistes vedettes de TF1 et France 2, Gilles Bouleau et Léa Salamé. Après moult tractations et tirages au sort de ce rendez-vous incontournable de toute présidentielle, c'est finalement la candidate RN qui s'exprimera en premier et en dernier. Egalement tiré au sort, le pouvoir d'achat sera le premier thème abordé.

20h47: Marine Le Pen donne ses premiers sentiments:  "Je suis tranquille, sereine comme depuis le début de cette campagne. Je crois que l'enjeu c'est d'exprimer aux Français mon projet parce que j'ai entendu et lu beaucoup de choses qui ne correspondaient pas du tout à ce que je leur propose. Ce soir j'aurai 2h30 pour qu'ils connaissent la vérité du projet 'pour tous les Français' que j'ai conçu", a-t-elle poursuivi, ajoutant qu'elle n'affronte "pas le même adversaire puisqu'il a été cinq ans au pouvoir ce qui n'était pas le cas la dernière fois."

20h42: Emmanuel Macron a brièvement pris la parole avant son débat avec Marine Le Pen : "Je crois qu'on est conscients de ce moment, j'ai aussi à répondre de tout ce que nous avons fait durant les cinq années qui viennent il faut essayer de le faire de la manière la plus précise et honnête qui soit".

20h33 : Dans les coulisses, Marine Le Pen qui s'installe à sa place n'apprécie pas les couleurs derrière elle et demande un changement selon un journaliste de France Télé présent sur place

 

 

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10h23: Cinq ans après, Emmanuel Macron et Marine Le Pen se retrouvent ce soir pour le duel incontournable de l'entre-deux-tours de la présidentielle, mais avec un écart plus serré qu'en 2017. Après moult tractations et tirages au sort, c'est le pouvoir d'achat, thème phare de la campagne de la candidate d'extrême droite, qui ouvrira le bal de 2H30. Et ce sera Marine le Pen, placée à droite de l'écran, qui prendra la parole en premier et en dernier, ont indiqué TF1 et France 2.

Outre le pouvoir d'achat, chacun des thèmes abordés - sécurité, jeunesse, international, compétitivité, environnement, modèle social, gouvernance - aura "un temps donné" de parole afin d'éviter qu'il ne soit escamoté, a expliqué à l'AFP le patron de l'information de France Télévisions Laurent Guimier. Il y aura "des plans d'écoute (où l'on voit le candidat écouter celui qui l'interpelle)", qui ont fait l'objet de "beaucoup de discussions", a reconnu son homologue de TF1 Thierry Thuillier.

En 2017, ces plans avaient désavantagé Marine Le Pen, la montrant notamment noyée dans ses fiches. Ce débat, retransmis sur les chaines d'information en continu et sur Twitch, "s'annonce extrêmement passionnant sur le fond" mais aussi sur la forme puisqu'il concentre "beaucoup de dramaturgie" après le premier round de 2017, lorsque Mme Le Pen avait raté sa prestation face à M. Macron, a estimé le politologue Bruno Cautrès mardi sur Public Sénat. L'exercice, passage obligé de la présidentielle depuis 1974, ne bouleverse habituellement pas les dynamiques d'intentions de vote mesurées par les sondeurs. Mais, face à un score que les sondages annoncent beaucoup plus serré qu'en 2017, il pourrait cette fois remobiliser certains électorats et "déplacer davantage de voix que ce qu'on a observé depuis le début de la Ve République", pronostique Brice Teinturier, directeur général délégué d'Ipsos France.

Après un vote d'extrême droite qui a atteint un niveau record de plus de 30% cumulés au premier tour, les sondages donnent l'avantage au président sortant, avec 54 à 56,5% des intentions de vote contre 43,5 à 46% pour Marine Le Pen. Soit un écart de huit à 12 points, quand Emmanuel Macron l'avait emporté en 2017 avec une avance de 32 points (66% des suffrages exprimés contre 34% à Mme Le Pen).

Dans un scrutin présidentiel traditionnellement hyper personnalisé, chacun joue gros. Contrairement à 2017, Emmanuel Macron se présente cette fois avec un bilan de président sortant à défendre et sera attaqué par sa concurrente sur son "mépris" et son "arrogance" supposés à l'égard des Français. Mais il tentera aussi de la pousser dans ses retranchements concernant son programme, et de détricoter l'image lissée qu'elle a travaillée ces derniers mois, la candidate d'extrême droite restant à ses yeux "l'héritière" du "clan" Le Pen.

Emmanuel Macron "a fait le choix de l'invective et du chantage à la peur", a-t-elle accusé mardi dans une vidéo. Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement et soutien d'Emmanuel Macron, a prédit mardi sur Cnews une "discussion technique" qui permettra de "rentrer dans le détail" des propositions.

Pour Marine Le Pen, qui s'est retranchée chez elle mardi, il s'agit de faire oublier l'échec de 2017, le "plus gros" de sa carrière politique de l'aveu-même de la candidate, qui s'était présentée fatiguée et mal préparée.

"Elle a l'expérience maintenant, elle a beaucoup travaillé, elle maîtrise les sujets", et elle va montrer qu'elle est "à la fois crédible, qu'elle sait rassembler, mais surtout qu'elle incarne la fonction" présidentielle, a assuré Louis Aliot, vice-président du RN et maire de Perpignan, mardi sur France 2.

Ce débat oppose "deux visions de la France, deux projets politiques et deux personnalités opposées sur presque tout", relève Bruno Cautrès.

Des retraites à l'écologie en passant par le port du voile, les libertés publiques et les institutions, le pouvoir d'achat, l'Union européenne et la diplomatie internationale, les relations avec la Russie de Vladimir Poutine en pleine guerre en Ukraine, ils divergent sur presque tout. Ils ont aussi amendé certaines de leurs propositions phares: l'interdiction du port du voile dans l'espace public n'est plus la priorité pour Marine Le Pen, la retraite serait portée à 64 ans au lieu de 65 initialement proposé pour Emmanuel Macron, qui a aussi promis, dans un geste aux électeurs écologistes, un Premier ministre "directement chargé de la Planification écologique".

Objectif: convaincre jusqu'à la dernière minute les 26,31% d'abstentionnistes du premier tour et les partisans des candidats éliminés, comme ceux de Jean-Luc Mélenchon. Le leader insoumis, qui a cumulé près de 22% des voix au premier tour, a déjà enjambé le résultat de dimanche. Il a appelé mardi soir à l'élire "Premier ministre" lors des législatives de juin, en donnant une majorité à son camp de gauche pour imposer une cohabitation à Marine Le Pen ou Emmanuel Macron.

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Vos réactions

Portrait de Suricate68
20/avril/2022 - 14h31

AH BON ????

Moi, je pense que quand on a été mauvais et déstabilisé pendant un débat,  on sera forcément mauvais lors de discussions internationales (pendant lesquelles de points autrement plus importants seront débattus).

Mais bon à chacun sa logique (ou son manque de logique)