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Une présentatrice australienne de la chaîne chinoise CGTN, arrêtée à Pékin pour "divulgation de secrets d'Etat" sur fond de tensions avec Canberra

Une présentatrice australienne de la chaîne chinoise CGTN, arrêtée à Pékin pour "divulgation de secrets d'Etat" sur fond de tensions avec Canberra, sera jugée la semaine prochaine en Chine, rapporte jeudi un média public australien. Cheng Lei, qui officiait sur la chaîne publique chinoise CGTN en anglais, a été placée en détention en août 2020. Cette mère de deux enfants est poursuivie par Pékin pour "activités criminelles mettant en danger la sécurité nationale".

Née en Chine, Cheng Lei avait émigré en Australie au cours de son enfance avant de retourner dans son pays de naissance et d'être embauchée par la télévision publique chinoise en 2012.

Selon le groupe audiovisuel public australien ABC, Cheng Lei sera jugée le 31 mars à Pékin devant le tribunal populaire intermédiaire numéro 2.

Elle risque une lourde peine. En Chine, la justice est soumise au Parti communiste (PCC) et les personnes poursuivies sont quasi systématiquement condamnées. Visage connu de la chaîne CGTN qui retransmet à l'étranger le point de vue de Pékin, Mme Cheng réalisait notamment des interviews de chefs d'entreprises du monde entier.

La biographie et les émissions de la présentatrice ont depuis son arrestation disparu du site de la chaîne. La détention de la journaliste avait marqué une nouvelle étape dans la détérioration des relations entre la Chine et l'Australie.

Les relations se sont particulièrement tendues lorsque Canberra a réclamé une enquête internationale sur l'origine du coronavirus, détecté pour la première fois en Chine fin 2019.

L'arrestation de Cheng Lei en 2020 avait provoqué le départ précipité et rocambolesque de Chine de deux journalistes australiens craignant à leur tour d'être arrêtés. Bill Birtles, alors correspondant à Pékin de ABC, et Michael Smith, ex-correspondant à Shanghai de l'Australian Financial Review (AFR), s'étaient réfugiés plusieurs jours dans des locaux diplomatiques, avant de quitter la Chine accompagnés de diplomates australiens.

Quelques mois plus tard, une employée chinoise de l'agence financière Bloomberg News, Haze Fan, avait à son tour été placée en détention, soupçonnée de "menace à la sécurité nationale". Elle n'a pas été relâchée et son employeur n'a pas d'information sur son sort.

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Vos réactions

Portrait de ayayay
26/mars/2022 - 09h56

"...En Chine, la justice est soumise au Parti communiste (PCC) et les personnes poursuivies sont quasi systématiquement condamnées..."

on peut aussi écrire :

Au Japon, la justice est soumise au gouvernement (Police) et les personnes poursuivies sont quasi systématiquement condamnées.

Si vous ne me croyez pas, demandez à Carlos Ghosn

La soumission de la justice en Asie est plus culturelle que politique