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Pieds-noirs: Robert Ménard en larmes sur CNews en évoquant son retour en France avec ses parents et la façon dont ils étaient traités dans l'hexagone - VIDEO

Ce matin, Robert Ménard était l'invité de "L'heure des pros" sur CNews. Avec son invité, Pascal Praud est revenu sur les déclarations d'Emmanuel Macron hier. Le président français a adressé un geste fort aux rapatriés d’Algérie en qualifiant d’« impardonnable pour la République » une fusillade à Alger en 1962 et en estimant que le « massacre du 5 juillet 1962 » à Oran devait être « reconnu ».

"Oran, le 5 juillet. L'armée française n'intervient pas. Il y a des centaines et des centaines de Français, de rapatriés, à l'époque des pieds-noirs, qui vont disparaitre, qui sont assassinés. Mon père, le 5 juillet, est sauvé par un arabe qui le reconnait et qui lui dit 'ne monte pas dans le camion. Ils vont te tuer", explique le maire de Béziers.

Et d'ajouter : "Mes parents vont rentrer juste après. Ils laissent tout sur place. Ils arrivent à Brusque, dans l'Aveyron, parce qu'on a une maison là. La famille de ma mère est là". Les larmes aux yeux, Robert Ménard a ensuite évoqué la façon dont ses parents et lui étaient traités dans l'hexagone. "Je me fais traiter de 'sale arabe'. Vous imaginez pour le pied-noir que je suis. Les gens pensaient qu'on était tous des fils de colons. On est mal accueilli. Le froid des gens...", s'est-il souvenu.

 

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Vos réactions

Portrait de tobian
29/janvier/2022 - 09h12

 ". On est mal accueilli. "

   Je n'ai pas été très bien accueilli par les pieds-noirs quand je suis arrivé en Algérie pour  rejoindre le 10ème Dragons, en 1956.

   Alors, Ménard ne me fait pas pleurer.

Portrait de Julien92
28/janvier/2022 - 08h09
Cathodegauche a écrit :

Si ceux qui insultaient ce petit bonhomme à l'époque savaient ce qu'il deviendrait, ils l'auraient insulté davantage. Cela doit s'assimiler à une espèce de syndrome de Stockholm de la xénophobie crasse, ah pour s'intégrer il s'est bien intégré lui. Beber Ramenard, vas-y, applaudis avec ceux qui t'auraient ostracisé jadis, fais toi une place dans les égouts de la haine, puisque toutes les victimes de xénophobie finissent xénophobes les petits afghans et somaliens m'indiffèrent, réglez-ca entre vous, moi j'ai assez à faire avec les bons, à chacun ses affaires, à nous l'enfer...

Traduction?

Portrait de Cathodegauche
27/janvier/2022 - 19h36

Si ceux qui insultaient ce petit bonhomme à l'époque savaient ce qu'il deviendrait, ils l'auraient insulté davantage. Cela doit s'assimiler à une espèce de syndrome de Stockholm de la xénophobie crasse, ah pour s'intégrer il s'est bien intégré lui. Beber Ramenard, vas-y, applaudis avec ceux qui t'auraient ostracisé jadis, fais toi une place dans les égouts de la haine, puisque toutes les victimes de xénophobie finissent xénophobes les petits afghans et somaliens m'indiffèrent, réglez-ca entre vous, moi j'ai assez à faire avec les bons, à chacun ses affaires, à nous l'enfer...

Portrait de Julien92
27/janvier/2022 - 14h52
serguei a écrit :

Vous croyez vraiment que c'est le moment d'essayer d'envenimer les choses ?...

De quoi parles tu? Envenimer quelles choses? Ça remonte a 60 ans et personne n'en avait rien eu a battre. Ces gens se font fait cracher dessus par la CGT au port de Marseille. Les vrais colons avaient planquée leur fric depuis longtemps en France ou en Suisse. Ceux qui débarquaient du Ville d'Alger étaient des pauvres bougres qui avaient tout perdu. Leur foyer, leur boulot, leurs meubles et ils se retrouvaient dans cette France qui les rejetaient.

Même si Macron en parle pour d’évidentes raisons électoralistes, au moins il en parle.

Portrait de serguei
27/janvier/2022 - 12h25
Tocinodecielo a écrit :

Au moins ses parents avaient une maison. Eux au moins ne sont pas rentrés "une main devant, une main derrière". On ne va pas le plaindre.

Vous croyez vraiment que c'est le moment d'essayer d'envenimer les choses ?...

Portrait de Tocinodecielo
27/janvier/2022 - 12h05

Au moins ses parents avaient une maison. Eux au moins ne sont pas rentrés "une main devant, une main derrière". On ne va pas le plaindre.