28/12 14:02

Le nombre de personnes incarcérées dans les prisons françaises s'est établi à 69 992 personnes, en hausse pour le 4e mois consécutif, selon les données statistiques du ministère de la Justice

Le nombre de personnes incarcérées dans les prisons françaises s'est établi à 69 992 personnes, en hausse pour le 4e mois consécutif, selon les données statistiques du ministère de la Justice consultées par l'AFP. Au 1er décembre, 69 992 détenus étaient incarcérés en France pour 60 775 places opérationnelles, une augmentation de 180 détenus par rapport aux chiffres du mois de novembre (69 812). Depuis le mois de septembre, 1 520 détenus supplémentaires ont été incarcérés. Sur l'année, on dénombre 7 012 détenus de plus, soit une croissance de 11,1% de la population carcérale.

La surpopulation carcérale fait toujours figure de mal endémique dans les 188 établissements pénitentiaires et la densité carcérale continue de croître, s'établissant à 115,2% contre 103,9% il y a un an. Au 1er décembre, 39 067 détenus étaient incarcérés dans l'un des 91 établissements confronté à un problème de surpopulation carcérale, c'est-à-dire dont le taux d'occupation dépasse les 120%. C'est le cas par exemple dans le Centre pénitentiaire de Bordeaux-Gradignan où la densité carcérale atteint 207,7% avec 727 détenus pour une capacité opérationnelle de 350 personnes.

Parmi les détenus, 1 592 étaient contraints de dormir sur un matelas à même le sol, contre 654 personnes l'année précédente. Au total, 84 022 personnes étaient placées sous écrou au 1er décembre. Parmi elles, 14 030 personnes non-détenues, c'est-à-dire faisant l'objet d'un placement sous surveillance électronique (13 368) ou d'un placement à l'extérieur (661).

Parmi les détenus, 19 023 (27,18%) sont des prévenus, incarcérés en attente de jugement, et on dénombre 3,5% de femmes et 0,8% de mineurs écroués, respectivement 2 982 et 688 personnes. La barre très symbolique des 70 000 détenus en France avait été franchie pour la première fois en avril 2018, avant de dépasser 71 000 en novembre 2018 puis 72 000 en mars 2020, au tout début de la pandémie.

Le nombre de détenus était repassé sous la barre des 70 000 au printemps 2020 à la faveur d'une baisse de la délinquance pendant le confinement, du ralentissement de l'activité judiciaire ainsi qu'à des libérations anticipées pour les fins de peine afin d'éviter une crise sanitaire et sécuritaire en détention. 

Ailleurs sur le web

Vos réactions

Portrait de Rocca
29/décembre/2021 - 06h41

Si l'on viré les étrangers( avec interdiction de retour en France ),ainsi que les doubles nationalités comme énormément de pays pratiquent ,nos prisons ne seraient plus surchargées !!

Portrait de vraimentcompliqué2
29/décembre/2021 - 05h42

Dont 25% d'étrangers à expulser sans délai vers leur pays d'origine soit 17500 délinquants et criminels qui vivent à nos dépens et celui de nos impôts !

Portrait de li li
28/décembre/2021 - 17h51
Lexpertdelamaisonmere a écrit :

Un aller simple vers le pays d'origine des détenus devrait régler le problème en 2 mois.

Oui, vu que la plupart sont francais, on les renvoie en France et on ferme les prisons.