26/11 14:22

EN DIRECT - Martinique: Dix policiers ont été blessés, dont cinq par balles et cinq autres par des projectiles - Au moins dix personnes ont été interpellées, annonce Gérald Darmnin

14h22: Le secrétaire général de Reporters Sans Frontières (RSF) a demandé que les journalistes soient davantage "protégés", après des tirs ayant visé quatre d'entre eux en Martinique dans la nuit de jeudi à vendredi. "Il est tragique de constater que des journalistes sont des cibles sur le territoire national, comme ils peuvent l'être sur des terrains de guerre. Continuons comme ça et cela va très mal finir", a déclaré Christophe Deloire à l'AFP. "Les enjeux sur l'île sont sécuritaires, sanitaires, sociaux et économiques, et dorénavant liés à la protection des journalistes. Ces derniers doivent être protégés afin de remplir leur fonction sociale d'informer. La meilleure protection, ce sera l'arrestation rapide et la condamnation des auteurs", a-t-il ajouté. Le Syndicat national des journalistes (SNJ) a lui aussi condamné ces tirs, qualifiés "d'inadmissibles" : "ne banalisons surtout pas ces violences et intimidations. Quelle sera l'étape suivante ?", s'est-il interrogé sur Twitter. Dans la nuit de jeudi à vendredi, quatre journalistes, dont un photographe de l'AFP, ont essuyé trois tirs de la part d'hommes circulant en moto dans une rue déserte de Fort-de-France, alors qu'ils étaient en train de filmer et de prendre des photos à bonne distance d'un barrage en feu. Ces coups de feu sont "totalement inacceptables", s'est ému sur BFMTV le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, en prônant "évidemment (une) fermeté absolue face à ces situations".

12h15: Dix policiers ont été blessés en Martinique dans la nuit de jeudi à vendredi, dont cinq par balles et cinq autres par des projectiles, selon un nouveau bilan de la police communiqué à l'AFP. Un policier a été blessé au bras vendredi par des tirs provenant d'un barrage érigé à Fort-de-France, tandis qu'un autre a reçu un impact qui s'est logé dans son gilet pare-balles. Trois policiers du RAID ont été visés par des tirs de grenaille lors d'une intervention sur un barrage. Cinq autres ont été blessés par des projectiles, selon la police.

11h31: Au moins dix personnes ont été interpellées en lien avec les violences qui ont perturbé la Martinique dans la nuit de jeudi à vendredi, notamment des tirs visant des journalistes et des policiers, a appris l'AFP auprès de l'entourage du ministre de l'Interieur. Un policier a été blessé au bras vendredi par des tirs provenant d'un barrage érigé à Fort-de-France, un autre a reçu un impact qui s'est logé dans son gilet pare-balles et quatre journalistes ont été la cible de tirs. "Je leur apporte mon entier soutien. Tout est mis en œuvre pour retrouver les responsables", a indiqué Gérald Darmnin sur Twitter.

10h10: Le point sur ce que l'on sait

Quatre journalistes français, dont un photographe de l'AFP, ont été visés par des coups de feu de la part d'individus à moto dans la nuit de jeudi à vendredi dans un quartier de Fort-de-France alors qu'ils couvraient les violences urbaines nocturnes dans l'île. Les journalistes ont essuyé trois tirs dans une rue désertée en raison du couvre-feu strict décrété jeudi soir. Des hommes sur deux motos ont tiré sur les journalistes qui étaient en train de filmer et prendre des photos à bonne distance d'un barrage en feu.

Le photographe de l'AFP, Loïc Venance, deux journalistes de BFMTV/RMC Sport, Maureen Lehoux et Julien Taureau, et un photojournaliste d'Abaca Press, Raphaël Lafargue n'ont pas été blessés et ont eu juste le temps de monter à bord de leur véhicule et de quitter précipitamment les lieux. Les individus casqués ne les ont pas suivis.

"On est sortis de la voiture pour filmer le barrage de loin. On était près du canal Levassor, tout proche du port de plaisance, un endroit plutôt calme ces derniers jours. On était seuls. J’ai vu deux motos s’arrêter. J'ai crié: +Putain y a les motos !+", a raconté Loïc Venance.

Les journalistes avaient eu écho que des hommes à moto armés venaient provoquer les forces de l'ordre lors des violences nocturnes.

"Au moment de monter dans la voiture, il y a eu un premier tir. Puis deux autres tirs avant qu'on file", a détaillé Julien Taureau.

"Ca faisait une heure et demie qu'on tournait dans la ville pour témoigner des violences. On a croisé énormément de policiers qui nous disaient de rentrer. Ils étaient hyper tendus. On s'est dit: +c’est hyper calme, c’est pas normal+", a rapporté le photographe de l'AFP.

"C'était vraiment une nuit pas comme les autres, notre troisième nuit d’affilée. Là, la ville était vide et l'atmosphère très pesante", se souvient Maureen Lehoux.

La Martinique est en proie a des violences nocturnes urbaines depuis l'appel à la grève générale lancé lundi par l'intersyndicale, pour protester notamment contre l'obligation vaccinale. Plusieurs policiers ont été la cibles de tirs depuis lundi, blessant légèrement nombre d'entre eux. La sécurité a été renforcée en amont de la nuit de jeudi à vendredi, "avec un dispositif plus mobile et plus nombreux pour cibler les points les plus difficiles", selon la préfecture.

09h17: Les coups de feu ayant visé des journalistes en Martinique dans la nuit de jeudi à vendredi sont "totalement inacceptables", s'est ému sur BFMTV le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. "Je veux leur rendre hommage, on ne peut pas accepter en France (...) que des journalistes soient pris pour cible quand ils font leur travail, quand ils se retrouvent à essuyer des tirs à balle réelle. c'est totalement inacceptable (...) Evidemment fermeté absolue face à ces situations", a commenté M. Attal.

08h25: Selon CNews, deux policiers viennent d'être blessés à Fort de France après avoir été visés par armes à feu

08h07: La situation devient de plus en plus dangereuse en Martinique puisque des policiers mais également des journalistes ont été visés cette nuit par des coups de feu tirés à balles réelles. Quatre journalistes français, dont un photographe de l'AFP, ont été visés par des coups de feu de la part d'individus à moto dans la nuit de jeudi à vendredi dans un quartier de Fort-de-France alors qu'ils couvraient les violences urbaines nocturnes dans l'île. Le photographe de l'AFP, Loïc Venance, deux journalistes de BFMTV/RMC Sport, Maureen Lehoux et Julien Taureau, et un photojournaliste d'Abaca Press, Raphaël Lafargue n'ont pas été blessés et ont eu juste le temps de monter à bord de leur véhicule et de quitter précipitamment les lieux. Les individus casqués ne les ont pas suivis.

"On est sortis de la voiture pour filmer le barrage de loin. On était près du canal Levassor, tout proche du port de plaisance, un endroit plutôt calme ces derniers jours. On était seuls. J'ai vu deux motos s'arrêter. J'ai crié : 'Putain y a les motos !'", a raconté Loïc Venance.

Les journalistes avaient eu écho que des hommes à moto armés venaient provoquer les forces de l'ordre lors des violences nocturnes. "Au moment de monter dans la voiture, il y a eu un premier tir. Puis deux autres tirs avant qu'on file", a détaillé Julien Taureau.

"Ça faisait une heure et demie qu'on tournait dans la ville pour témoigner des violences. On a croisé énormément de policiers qui nous disaient de rentrer. Ils étaient hyper tendus. On s'est dit: 'c'est hyper calme, c'est pas normal'", a rapporté le photographe de l'AFP. "C'était vraiment une nuit pas comme les autres, notre troisième nuit d'affilée. Là, la ville était vide et l'atmosphère très pesante", se souvient Maureen Lehoux. Plusieurs policiers ont été la cible de tirs depuis lundi, blessant légèrement nombre d'entre eux.

07h26: Nouvelle nuit de violence en Martinique malgré le couvre feu qui avait été instauré avec des coups de feu qui ont été tirés.  Le préfet de Martinique a en effet instauré ce jeudi un couvre feu «de 19h à 5h jusqu'au retour au calme» pour faire face aux «violences urbaines nocturnes» qui se multiplient depuis lundi.

«Des groupes d'individus ont commis des dégradations et installé des barrages», et «des actes de violence ont eu lieu à l'encontre des forces de sécurité», explique le préfet qui précise que «11 personnes ont été interpellées et plusieurs armes» ont été saisies.

L'objectif prioritaire de ce couvre-feu établi est «le retour à une situation apaisée» poursuit Stanislas Cazelle, le préfet de la Martinique. «Cela permettra ensuite de dialoguer, de travailler et d'avancer».  Il a aussi mentionné «le retour du service public et la réouverture du système scolaire» alors que la grève générale, entamée le 15 novembre dernier, se poursuit sur l'île, en réponse aux nouvelles restrictions sanitaires et à la hausse des prix dans les supermarchés, pour les produits de première nécessité.

06h11: Le gouvernement envisage une "solution individuelle" pour les personnels soignants et pompiers de Guadeloupe devant être suspendus car rétifs à la vaccination obligatoire, selon le ministère des Outre-mer, alors que le préfet de Martinique, où la crise s'est étendue, a instauré jeudi un couvre-feu face aux violences urbaines nocturnes. A l'issue d'une réunion en visioconférence avec le ministre des Outre-mer Sébastien Lecornu, le président de l'association des maires de Guadeloupe Jocelyn Sapotille a avancé que la suspension de l'obligation vaccinale "refusée au départ, aujourd'hui (était) étudiée" par le gouvernement.

"Nous ne demandons pas d'abroger la loi, elle s'applique, mais nous demandons une parenthèse pour régler la situation de 1.200 à 1.300 Guadeloupéens qui vont se retrouver sans revenus" car suspendus, a-t-il ajouté à la presse. Mais un porte-parole du cabinet du ministère des Outre-mer a affirmé à l'AFP que "l'obligation vaccinale des soignants et des pompiers ne sera pas levée".

Le ministère des Outre-mer s'est engagé à "appliquer la loi avec proportionnalité et discernement dans le cadre des instances locales de dialogue et d'écoute", précise un communiqué publié à l'issue de la réunion à laquelle participaient également le préfet, des membres des cabinets du ministre de l'Intérieur et du ministre des Solidarités et de la Santé.

05h28: Le gouvernement étudie la possibilité de suspendre l'obligation vaccinale pour les personnels soignants et pompiers de Guadeloupe, selon les maires de l'île, alors que le préfet de Martinique, où la crise s'est étendue, a instauré jeudi un couvre-feu face aux violences urbaines nocturnes. A l'issue d'une réunion en visioconférence avec le ministre des Outre-mer Sébastien Lecornu, le président de l'association des maires de Guadeloupe Jocelyn Sapotille a affirmé que la suspension de l'obligation vaccinale "refusée au départ, aujourd'hui (était) étudiée" par le gouvernement.

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Vos réactions

Portrait de kennynos
26/novembre/2021 - 07h17

Comme quoi, quand un peuple a des roubignoles, les choses peuvent bouger

Quand on se soumet de A à Z parce qu'on est trop triste de pas boire son petit coca en terrasse, forcément les personnes au pouvoir auraient tort de se priver  d'imposer des choses de plus en plus folles x)