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L'ancienne maire de Montauban, Brigitte Barèges, a contesté sa culpabilité devant la cour d'appel de Toulouse, où elle comparaît après avoir été condamnée pour détournement de fonds publics

L'ancienne maire LR de Montauban, Brigitte Barèges, a contesté sa culpabilité jeudi devant la cour d'appel de Toulouse, où elle comparaît après avoir été condamnée pour détournement de fonds publics et déchue de son mandat à la tête du chef-lieu du Tarn-et-Garonne. "Je conteste ma culpabilité", a déclaré Mme Barèges, qui a été maire de Montauban pendant vingt ans.

En février, le tribunal correctionnel avait prononcé une peine de cinq ans d'inéligibilité, douze mois de prison avec sursis et 15.000 euros d'amende à son encontre, considérant que sa "communication politique" avait été financée avec des "deniers publics", ce qui revenait notamment à "tromper les électeurs". L'affaire, où elle est la principale mise en cause, se déroule entre 2012 et 2014. A l'époque, Mme Barèges est candidate à sa réélection aux municipales. Son ancien chargé de communication Jean-Paul Fourment, évincé à l'issue d'une procédure disciplinaire, indique à la justice avoir été payé par la collectivité pour écrire des articles élogieux envers la maire dans une publication locale, Le Petit Journal.

Ces faits surviennent dans un contexte où, selon Mme Barèges, le quotidien La Dépêche du Midi, première publication régionale et historiquement ancrée à gauche, "boycottait toutes les activités de la mairie" montalbanaise de droite, rappelle le président de la cour. La maire et ancienne députée sera mise en examen en 2015 pour "détournement de fonds publics par personne dépositaire de l'autorité publique ou investie d'une mission de service public". De leur côté, M. Fourment et le directeur du Petit Journal, Alain Paga, seront mis en examen pour "recel de fonds publics détournés". L'ancien directeur de cabinet de la maire, Stéphane Bensmaine, sera quant à lui poursuivi pour "complicité de détournement de fonds publics détournés".

Jeudi, seuls Mme Barèges et M. Paga comparaissaient devant la cour d'appel. M. Bensmaine a été relaxé en décembre 2020 et M. Forment - condamné à 10 mois d'emprisonnement avec sursis - s'est désisté de l'appel qu'il avait interjeté dans un premier temps. La Ville de Montauban s'est constituée partie civile. "Je conteste ma culpabilité et tous les faits qui me sont reprochés", a affirmé à la barre Mme Barèges, 68 ans, qui avait plaidé sa bonne foi en première instance. Brigitte Barèges, connue pour ses propos jugés homophobes et xénophobes, avait remporté la mairie en 2001, mettant fin à 36 ans de pouvoir socialiste, après une campagne axée sur la lutte contre la corruption et l'insécurité.

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