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Si le sentiment d'insécurité est toujours élevé en Île-de-France, il est moins prononcé que les années précédentes - 45 % des Franciliens déclarent avoir peur selon un sondage

Si le sentiment d'insécurité est toujours élevé en Île-de-France, il est moins prononcé que les années précédentes. Cette année, 45 % des Franciliens déclarent avoir peur, contre 47,7 % en 2019, selon une enquête de l'Institut Paris Région.

Que ce soit dans les transports, dans la rue ou encore chez eux, les Franciliens ont de manière générale moins peur qu'avant : ils sont désormais 38 % à avoir peur dans les transports en commun, contre 41 % en 2019, et sont 7 % à avoir peur à leur domicile et 19 % dans leur quartier, quand ils étaient respectivement 10 % et 23 % à avoir ces craintes en 2015.

Pour autant, plus de la moitié d'entre eux (54 %) continuent à se sentir en insécurité, selon cette enquête sur la victimation et le sentiment d’insécurité en Île-de-France, réalisée par l'IPR auprès de 8.000 Franciliens, âgés de 15 ans et plus. Un chiffre stable depuis des années, puisqu'ils étaient 53 % à le penser en 2019, et 55 % en 2015.

Selon cette étude, 19,5 % des Franciliens interrogés déclarent redouter de sortir seuls dans leur quartier le soir. Un constat global qui cache, selon l'Institut Paris Région, «de fortes disparités entre les départements». Par exemple, dans les Hauts-de-Seine (92), seuls 15,4 % de la population explique avoir peur le soir, alors qu'ils sont 25,8 % en Seine-Saint-Denis (93) ou 22,9 % à Paris (75).

Pour ce qui est de la victimation, 43 % des Franciliens sondés indiquent en avoir été «victimes» (toute victimations confondues). Ils sont 32 % à avoir vécu un cambriolage ou une atteinte sur un véhicule, contre 39 % en 2019. La diminution est la plus marquée pour les vols ou les tentatives de vol sans violence, explique l'étude, alors que 10,3 % des sondés déclarent en avoir été victimes au moins une fois au cours des trois dernières années, contre 12,7 % en 2019.

En revanche, les agressions à caractère sexuel n'ont pas enregistré de baisse. Au contraire, concernant ces faits, la hausse se confirme. Vécues à 91 % par des femmes, ces agressions ont touché 2,6 % des sondés, contre 2,4 % en 2019 et 1,4 % en 2017. 

Enfin, parmi les principales préoccupations des Franciliens, ce sont la pauvreté, le chômage et la délinquance qui forment le trio de tête. La pauvreté apparaît la préoccupation principale, citée par 40,5 % des personnes interrogées, suivie du chômage, cité par 26,3 % d'entre elles et enfin, de la délinquance, que 20,5 % des enquêtés citent comme la priorité d’action pour le gouvernement. Soit une nette hausse par rapport à il y a deux ans (+ 4,8 points).

Autre source d’inquiétude notable selon l'Institut Paris Région, la pollution fait l’objet «d’un intérêt croissant de la part des Franciliens depuis le milieu des années 2010 (citée par 11,7 % en 2021, contre 3,5 % en 2015)».

Reconduite tous les deux ans depuis 2001, cette enquête sur la Victimation et le sentiment d’insécurité en Île-de-France est la onzième. Selon l'IPR, «elle a pour vocation d’alimenter la connaissance sur les conditions de vie des Franciliens».

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