26/09 15:30

Plus d'un tiers des 12 millions de Franciliens ont annulé ou reporté des soins depuis le début de la crise sanitaire, selon une étude

Plus d'un tiers des 12 millions de Franciliens ont annulé ou reporté des soins depuis le début de la crise sanitaire, selon une étude de l'Institut Paris Région qui souligne aussi que 17% des actifs souhaitent quitter la région capitale. Selon ce baromètre annuel sur leurs conditions de vie et aspirations, réalisé du 8 au 28 juillet par Médiamétrie auprès de 4.200 personnes, 36% des Franciliens interrogés disent avoir renoncé, annulé ou reporté des soins, surtout dentaires (47%). Mais aussi des consultations gynécologiques (27%) chez les femmes, de généralistes (26%) et ophtalmologistes (25%).

Les deux principales raisons sont le délai pour obtenir un rendez-vous, en particulier chez les généralistes (31% des motifs de report ou renoncement) ou la crainte d'attraper le Covid-19, plus présente pour les soins de gynécologie (28%) ou dentaires (26%).

Un tiers (32%) des habitants de la région française la plus peuplée a eu recours à la téléconsultation au cours des 12 mois précédents et la très grande majorité (91%) en sont satisfaits.

Le recours au télétravail a doublé en Ile-de-France selon l'étude, avec 42% des actifs qui y ont eu recours dans l'année précédente, contre 20% avant la crise. La moyenne de jours télétravaillés par semaine est passée de 1,4 avant la crise à 2,6.

Seuls 7% des actifs qui avaient déjà recours au télétravail souhaitent en voir sa part diminuer par rapport à son volume d'avant-crise, 40% souhaitant l'augmenter et 53% le maintenir.

Les télétravailleurs satisfaits mettent en avant le gain de temps de transport et la moindre fréquentation des transports en commun (91%), la flexibilité dans l'organisation personnelle (87%) et l'efficacité au travail (84%).

Si près de 4 actifs sur 10 envisagent de déménager, "seuls 17%" se projettent hors de la région capitale, une proportion plus importante chez les ouvriers (24%) et plus faible chez les retraités (10%).

Parmi quinze thèmes proposés, les Franciliens interrogés se disent plus préoccupés par les luttes contre la précarité et la pauvreté (21%), le terrorisme (20%) et le dérèglement climatique (20%) que celles contre l'immigration clandestine (13%) ou le chômage (10%).

Ça peut vous interesser

Ailleurs sur le web

Vos réactions

Portrait de Degemermat
26/septembre/2021 - 17h10

Le désert medical n'existe pas qu'à la campagne hein...Aujourd'hui les medecins parlent à peine Français et leur diplômes obtenus (ou achetés) dans leurs contrées...exotiques ne sont pas  équivalents aux diplômes Français.