29/11/2010 12:31

WikiLeaks: L'Elysée ne souhaite pas réagir

L'Elysée a fait savoir lundi qu'il ne souhaitait pas réagir à la publication par le site WikiLeaks de télégrammes confidentiels de l'administration américaine, dont certains concernent la France.   Interrogé par les agences de presse, la présidence a affirmé: "on ne réagira pas sur WikiLeaks".  

Le site internet et cinq grands journaux mondiaux, dont Le Monde, ont commencé dimanche soir à publier le contenu de télégrammes ou de mémos diplomatiques, émanant de l'administration américaine.  

Ces documents montrent notamment l'inquiétude suscitée en Europe, en Israël et dans le monde arabe par le programme nucléaire iranien, soupçonné d'avoir des visées militaires.  

Certains des télégrammes montrent également que l'ambassade américaine à Paris juge le président Sarkozy "susceptible et autoritaire".  

WikiLeaks rapporte aussi deux entretiens confidentiels que Jean-David Lévitte, conseiller diplomatique de M. Sarkozy, a eus avec des hauts responsables américains. Dans l'un, M. Lévitte qualifie de "fou" le président vénézuélien Hugo Chavez, en train de transformer son pays en un "autre Zimbabwe".  

Dans l'autre, il affirme que l'Iran est un "Etat fasciste".  

Le porte-parole du gouvernement, François Baroin, a affirmé lundi que la France considérait comme "une menace" la publication par le site de 250.000 documents diplomatiques confidentiels et que Paris était est "très solidaire de l'administration américaine".  

Jean-François Copé, patron de l'UMP, a estimé que la publication de ces documents posait "un vrai problème".   Pour le leader écologiste Daniel Cohn-Bendit, il n'y a "aucun secret", "aucune révélation" dans les documents et "il ne faut pas en faire un cinéma".

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Portrait de jojo38
29/novembre/2010 - 12h57

Une étude de l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale (Onpes) révèle que 53 000 ménages parmi les 10% des foyers les plus riches de France bénéficiaient d'un logement social fin 2007. Selon La Tribune, "il est à craindre que la situation n'ait pas évolué". 37 000 ménages seraient concernés en Ile-de-France. A Paris, 31,4% des locataires du parc social compteraient parmi les 30% des ménages les plus riches. Ces foyers disposeraient d'au moins 11 200 euros par mois avec un seul enfant et 13 500 avec deux enfants.

Situation ancienne

Interrogé par La Tribune, le président de l'Union sociale pour l'habitat, Thierry Repentin, explique ce phénomène par "une situation ancienne" : ces ménages ont pu intégrer les HLM à un moment où leurs revenus étaient moins élevés, et la loi prévoit de maintenir les bénéficiaires dans le logement social. Les pouvoirs publics encouragent le maintien de foyers qui dépassent les plafonds de ressources pour créer une mixité sociale. Quand leurs revenus dépassent de 20% les plafonds de revenus, ils sont tenus de payer un sur-loyer mais quittent rarement le parc social pour autant. 1,2 million de ménages pauvres ou modestes sont toujours sur liste d'attente pour l'obtention d'un logement social.