19/06 19:30

Ille-et-Vilaine - L'évacuation du site de la rave-party illégale est terminée, ce soir, après l'intervention des forces de l'ordre - Plusieurs gendarmes ont une nouvelle fois été blessés ce soir lors de cette action

19h28: Les forces de l'ordre, qui avaient lancé  peu après 17 heures une opération d'évacuation du site de la rave-party illégale qui continuait de se tenir à Redon (en utilisant des gaz lacrymogènes, ont terminé leur intervention. "La rave-party à Redon est terminée", a déclaré en fin de journée le préfet d'Ille-et-Vilaine Emmanuel Berthier lors d'un point presse. 

Un épais nuage de gaz lacrymogène avait recouvert le site où des affrontements avaient eu lieu dans la nuit entre gendarmes et teufeurs. Au moins 25 cars de gendarmes mobiles et de CRS étaient positionnés aux abords du principal accès au site lors de l'opération.

Sept personnes ont été blessées cet après-midi, dont six parmi les forces de l'ordre.

18h20: Les forces de l'ordre ont lancé peu après 17h30 une opération d'évacuation du site de la rave-party illégale qui continuait de se tenir à Redon (Ille-et-Vilaine) en utilisant des gaz lacrymogènes. "Une opération d'évacuation est en cours sur le site de la rave-party pour y mettre fin", a tweeté la préfecture. Un épais nuage de gaz lacrymogène a recouvert le site où des affrontements avaient eu lieu dans la nuit entre gendarmes et teufeurs. Au moins 25 cars de gendarmes mobiles et de CRS étaient positionnés aux abords du principal accès au site.

#Redon | Une opération d'évacuation est en cours sur le site de la #raveparty pour y mettre fin.
Évitez le secteur.
Vous pouvez quitter les lieux en toute sécurité. pic.twitter.com/lODM0DbYZb

— Préfet de Bretagne et d'Ille-et-Vilaine (@bretagnegouv) June 19, 2021>

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17h15: Que sait-on vraiment ce samedi des violents affrontements qui se sont déroulés à Redon faisant 5 blessés parmi les gendarmes et un parmi les fêtards qui a eu la main arrachée ? Deux ans après la disparition du jeune Steve lors de la Fête de la musique à Nantes, la tentative de dispersion d'une rave party illégale a tourné à l'affrontement violent entre fêtards et gendarmes dans la nuit de vendredi à samedi à Redon (Ille-et-Vilaine). Cinq gendarmes ont été blessés, dont deux ont été évacués à l'hôpital de Redon, et au moins deux participants ont également été touchés. Un jeune de 22 ans a "perdu une main", a précisé le préfet d'Ille-et-Vilaine Emmanuel Berthier

. Une enquête a été "immédiatement diligentée par le parquet de Rennes" sur les circonstances de "ce dramatique accident", a-t-il dit.

Le procureur de la République de Rennes Philippe Astruc a indiqué que le jeune homme demeurait à Rennes et était "inconnu de la justice". Après le retour au calme, le préfet a demandé aux participants de quitter les lieux mais à la mi-journée, un millier de personnes environ étaient toujours présentes et on pouvait toujours entendre de la musique, selon un photographe de l'AFP. A la suite des affrontements de la nuit, cinq hommes se trouvaient samedi en garde à vue dans le cadre d'une enquête relative "aux violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique (gendarmes).

Ces cinq homme nés en 2001, 2002, 1998, 1999 et 1984, sont "sans antécédents judiciaires à l'exception du dernier", a précisé M. Astruc dans un communiqué.

Des participants à une rave party illégale face à des gendarmes, le 19 juin 2021 à Redon, en Ille-et-Vilaine

Malgré un arrêté du préfet interdisant tout rassemblement festif à caractère musical, "1.500 personnes" avaient convergé vers Redon vendredi soir, a expliqué le préfet et la gendarmerie est intervenue pour empêcher le rassemblement. Les heurts ont commencé vers 22H30.

Selon lui, "des affrontements d'une extrême violence ont duré une très grande partie de la nuit, plus de sept heures". Il a évoqué "des jets de cocktail Molotov, boules de pétanque, morceaux de parpaings". Selon Emmanuel Berthier, la gendarmerie avait face à elle "des gens qui avaient un objectif: en découdre avec la force publique". "On ne vient pas à un teknival avec une boule de pétanque", a relevé un gendarme.

"Encore une fois, les autorités ont choisi la violence en lieu et place du dialogue. Des pluies de lacrymos et de grenades se sont abattues sur une foule qui ne désirait que faire la fête...", a réagi de son côté le collectif Teknival des musiques interdites.

Des appels à rendre hommage à Steve Maia Caniço, jeune Nantais tombé dans la Loire lors d'une intervention controversée des forces de police il y a deux ans, avaient été lancés ces jours derniers.

"A la mémoire de Steve Maia Caniço, en soutien aux inculpés de la Maskarade de Lieuron (une rave party avait rassemblé au Nouvel an 2.400 personnes dans cette commune d'Ille-et-Vilaine, NDLR) et pour toutes les victimes de la répression, notre seule volonté était de brandir haut et fort la musique comme étendard et comme élément indissociable de nos vies", a ajouté le collectif. Benoît (prénom modifié), engagé dans le mouvement Teknival, a confirmé que ce rendez-vous "illégal" était "revendiqué pour Steve". Il a évoqué auprès de l'AFP "un acharnement" des gendarmes et "une guerre de terrain" et assuré à la mi-journée que de nouveaux participants devaient arriver.

Quatre cents gendarmes étaient toujours mobilisés samedi, a indiqué la préfecture. Ils empêchaient samedi tout accès à la zone située près de l'hippodrome de Redon qui se trouve dans une zone péri-urbaine et proche d'un cours d'eau.

Des gendarmes postés sur une route à Redon, en Ille-et-Vilaine, le 19 juin 2021, pendant une intervention pour disperser une rave party illégale

Soixante pompiers étaient également sur place. A proximité de la vaste prairie de l'hippodrome, des dizaines de jeunes étaient rassemblés après avoir été délogés du site, a constaté un journaliste de l'AFP.

"A 6H00, on a lâché l'affaire, il y a eu deux à trois heures de son", ont témoigné "Z", 28 ans et Anaïs, 27 ans, venus de Loire-Atlantique. Les deux jeunes gens, qui avaient participé à la rave party du Nouvel an à Lieuron ont expliqué "vouloir juste décompresser".

Des participants à une rave party illégale, dans un champ à Redon, en Ille-et-Vilaine, le 19 juin 2021

"C'était la guerre", a commenté pour sa part Flo, jeune homme de 22 ans venu de Cholet. Selon lui, "six murs de son" avaient été installés. Le ministre de l'Intérieur "Gérald Darmanin suit de très près la situation à Redon. Il a annulé les événements prévus dans sa journée et fait des points réguliers avec les autorités", a-t-on indiqué dans son entourage. Le ministre a demandé de donner la priorité aux interpellations, selon la même source.

Ce rassemblement intervient aussi après de nouveaux éléments concernant l'enquête sur la disparition de Steve.

11h51: Le point complet sur la situation à la mi-journée- Cinq gendarmes ont été blessés lors de l'intervention pour disperser une rave party illégale à Redon et un jeune participant "de 22 ans a perdu une main", a annoncé samedi matin le préfet d'Ille-et-Vilaine Emmanuel Berthier. Deux gendarmes ont été évacués à l'hôpital de Redon, a-t-il précisé, en dénonçant "des heurts d'une grande violence". "1.500 personnes", selon le préfet, s'étaient donné rendez-vous pour une rave party en hommage à Steve Maia Caniço, décédé à Nantes il y a deux ans lors de la Fête de la musique, en tombant dans la Loire au moment de l'intervention de la police.

La gendarmerie nationale avait plus tôt indiqué dans un tweet qu'une opération était "en cours" suite à la tentative d'installation d’un Teknival, précisant que "plus de 400 gendarmes" étaient engagés "pour faire cesser les troubles".

Selon la préfecture, les fêtards ont tenté d'installer la rave party sur l'hippodrome de Redon. Selon les autorités, interrogées par l'AFP, "les forces de l’ordre" ont fait "face à des individus très violents et essuient des jets de cocktail molotov, boules de pétanque, morceaux de parpaings".

11h03 : Sur place, les fêtards expliquent que leur rassemblement est un hommage à Steve Maia Caniço, ce jeune homme de 24 ans mort noyé il y a un an à Nantes, le soir de la Fête de la Musique. Interrogé sur ce lien, le préfet du département, Emmanuel Berthier, explique que "rien n'est constaté sur la scène de ce rassemblement interdit" à ce sujet.

09h43: Cinq gendarmes et deux manifestants ont été blessés dans la nuit de vendredi à samedi lors d'affrontements à Redon (Ille-et-Vilaine) où s'étaient réunis 1.500 personnes pour une rave-party tenue en hommage à Steve Maia Caniço. En outre, un jeune homme de 22 ans a perdu l'usage d'une main au cours de l'opération des forces de l'ordre.

"Dans ce contexte d'extrême violence, un jeune de 22 ans a perdu une main, une enquête a été immédiatement diligentée pour faire toute la lumière sur les circonstances de ce dramatique accident", a déclaré le préfet d'Ille-et-Vilaine Emmanuel Berthier ce samedi matin lors d'une conférence de presse.

"Des heurts d'une extrême violence ont duré une grande partie de la nuit, les affrontements ont duré sept heures", a détaillé le préfet, "les gendarmes ont reçu des cocktails Molotov, des boules de pétanque, des morceaux de parpaings, des pétards. Cinq d'entre eux ont été blessés et deux ont été évacués à l'hôpital." "Ce matin le calme est revenu", a ajouté Emmanuel Berthier, appelant les participants à quitter les lieux.

07h15: Une rave party a été  empêchée à Redon, au sud de l'Ille-et-Vilaine, dans la nuit de vendredi à samedi 19 juin 2021. Ils étaient entre 1.000 et 1.500 fêtards à tenter de s'installer pour une free party dès 19h vendredi soir dans le secteur de l'hippodrome. Des affrontements ont éclaté dans la nuit, avec notamment des jets de boules de pétanques et de cocktail molotov sur les forces de l'ordre. Un homme a eu la main arrachée dans les affrontements avec les forces de l'ordre, indiquent les pompiers. L'homme blessé s'est rendu par ses propres moyens à l'hôpital de Redon.

La gendarmerie indique de son côté avoir au moins cinq blessés.

Les pompiers ont transféré deux gendarmes vers l'hôpital de Redon légèrement blessés. Environ 250 gendarmes sont toujours mobilisés, ainsi qu'une quarantaine de pompiers et 18 secouristes.

La préfecture a mis en place un centre opérationnel départemental pour gérer cette crise. Bretagne (région)

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Vos réactions

Portrait de MS54840
19/juin/2021 - 09h10

Voilà ce qu'est devenue la France, des jeunes qui ne pensent qu'à faire la fête au lieu de travailler ! Le pire c'est qu'il agresses des flics ! plus aucun respects !les parents ne savent pas éduquer !

Portrait de lysniais
19/juin/2021 - 09h09

Saloperie de petits fachos d'extrême gauche qui vont faire la fête avec des cocktails molotov? On va y croire que ce n'était pas de la provoc!