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La Formule 1 retrouve dans l'Hexagone un niveau de popularité comparable au début des années 2010, quand elle était diffusée sur TF1, grâce notamment à la série qui lui est consacrée sur Netflix

Par Raphaëlle PELTIER 

La Formule 1, qui fait étape en France jusqu'à dimanche, retrouve dans l'Hexagone un niveau de popularité comparable au début des années 2010, quand elle était diffusée sur TF1, grâce à la série qui lui est consacrée sur Netflix et aux réussites de Pierre Gasly.

Depuis le début de la saison 2021, la catégorie reine du sport automobile, propriété de Canal+, enregistre sa meilleure audience moyenne par Grand Prix depuis 2012 (la dernière des années TF1) avec 1,2 million de téléspectateurs pour les qualifications et la course, selon les chiffres du cabinet d'études spécialisé dans l'industrie du sport Nielsen Sports.

"En 2018 et 2019, le GP de France a enregistré la plus forte audience de la saison", ajoute Pierre-Emmanuel Davin, directeur général France Benelux chez Nielsen Sports. "Avec l'arrivée de la F1 au circuit Paul Ricard ce week-end - l'une des quatre courses diffusée sur C8, la chaîne gratuite de Canal+, nous prévoyons que les chiffres continueront à augmenter." Quoi qu'il en soit, la F1 sur Canal+ a d'ores et déjà battu plusieurs records cette année, avec 1,89 million de téléspectateurs en moyenne et un pic à 2,34 millions au cours du GP de Bahreïn, diffusé en clair fin mars. En crypté, le GP de Monaco en mai a réuni 1,35 million de téléspectateurs en moyenne, avec un pic à 1,74 million au départ.

Par ailleurs, la part de la population française se disant intéressée par ce sport est passée de 23% en janvier 2020 à 27% en avril 2021, selon Nielsen Sports.

La popularité des pilotes français, Esteban Ocon (Alpine) mais surtout Pierre Gasly (AlphaTauri), est aussi en forte hausse sur les réseaux sociaux depuis mars 2020. L'audience de Gasly, devenu l'an dernier le premier Tricolore vainqueur de GP depuis 1996, s'est accrue de 205% sur Facebook (399.000 abonnés), Twitter (630.300) et Instagram (1,9 million, hausse de 179%). Ocon, qui vient de prolonger son contrat avec l'écurie française Alpine jusqu'en 2024, a pour sa part 925.000 abonnés sur Instagram et 384.600 sur Twitter.

"Avoir deux pilotes français prometteurs contribue certainement à cette hausse", analyse Tom McCormack, chargé des détenteurs de droits chez Nielsen Sports. "Le pouvoir de la série documentaire Netflix +Drive to Survive+ (trois saisons consacrées aux championnats 2018, 2019 et 2020, ndlr) entre probablement en jeu", complète-t-il. "Ce format est idéal pour faire connaître l'histoire personnelle et les réussites professionnelles de Gasly à un nouveau public." L'intéressé abonde. "Mon podium au Brésil en 2019 a déjà été un message assez fort et ça a commencé là", estime le pilote de 25 ans. Puis, "la victoire, forcément, a changé beaucoup de choses sur mon statut alors que ça faisait 24 ans qu'on n'avait pas eu de vainqueur de GP en France.

Clairement, j'ai vu le changement." Ocon, monté sur son premier podium en 2020, va plus loin: "Déjà, la France re-brille un peu en F1 mais aussi dans d'autres sports mécaniques comme le MotoGP. Et il y a Netflix qui a aidé à avoir de la visibilité auprès du grand public. La F1 s'est ouverte à pas mal de médias un peu plus globaux et ça a vraiment aidé à la popularité. Ca fait plaisir." Avec une jauge réduite à 15.000 spectateurs par jour, Covid-19 oblige (contre 60.000 en temps normal), ça ne se verra pas en tribunes ce week-end mais l'engouement existe. Là-dessus, un bon résultat des tricolores ne serait pas de trop: en 2018, Ocon et Gasly se sont accrochés, en 2019, le second n'a pu faire mieux que 10e.

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Vos réactions

Portrait de air libre
20/juin/2021 - 09h55

Populaire jusqu'en 2008  car il se déroulait à Magny Cours dans la Nièvre a 230 kms de Paris par l'autoroute....... puis arrêté pendant 9 ans pour reprendre au Castelet sur le circuit Paul Ricard.